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Comment les Archives se préparent à la Régionalisation

Par L'Economiste | Edition N°:3977 Le 27/02/2013 | Partager
Les établissements publics appelés à organiser leurs propres archives
Les Archives du Maroc, hub de ce patrimoine hissé à un stade stratégique
Une journée nationale le 30 novembre de chaque année

Jamaâ Baida, directeur des Archives du Maroc : «Il faut prendre en considération la dimension archives dans les lois qui, régiront la régionalisation avancée»

- L’Economiste: Quel est l’apport de l’Institut dans la quête incessante du Maroc de liberté et de modernité?
- Jamaâ Baida, directeur des Archives du Maroc: La naissance des Archives du Maroc est la conséquence directe de la marge de liberté dont jouit notre pays.
Elle s’inscrit aussi dans le cadre des recommandations de l’IER (Instance équité et réconciliation) qui avait pour objectif de réconcilier les Marocains avec leur passé. Une lourde tâche qui a nécessité une importante somme de travail en termes de recherches et d’accès à l’information requise. C’est dans ce contexte que l’institut Archives du Maroc a vu le jour et c’est dans cette optique qu’il opère.
- En somme, c’est interpeller l’Histoire pour asseoir une culture basée sur l’élément documentaire au lieu de se limiter à une culture orale?
- C’est notre objectif, mais c’est une responsabilité de taille car nous avons commencé à partir de rien. Le Maroc indépendant avait négligé, depuis 1956, d’organiser et de communiquer ses archives. Ce n’est plus le cas actuellement du moment qu’une volonté politique pour aller de l’avant est exprimée à haut niveau. Reste à mettre en place les moyens humains, logistiques pour réussir cette expérience inédite. Certes, le plus dur reste à faire mais je reste optimiste car les «Archives du Maroc» est une institution qui a été hissée au stade d’établissement public stratégique de l’Etat. 

- Accéder aux archives reste difficile. Que faites-vous pour les mettre à la disposition des chercheurs et étudiants?
- Nous avons un passif à assainir vu les décennies d’absence d’organisation des archives au niveau des établissements publics. Ceci dit, nous avons pour ambition, dans un premier temps, d’organiser les archives dans les établissements qui les détiennent. De même, nous incitons toutes les administrations publiques à organiser leurs archives selon des normes internationales tout en désignant des interlocuteurs compétents pour qu’ils connectent leurs efforts avec la vision que nous prônons. Dans le sillage, le chef du gouvernement vient de donner son accord pour instituer la journée nationale des archives qui aura lieu le 30 novembre de chaque année. Une journée qui célèbre la première loi promulguée relative aux archives du Maroc indépendant.
Propos recueillis par
Ali KHARROUBI

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