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Régions

Fès/Logement social
Plus de 50.000 unités à construire

Par L'Economiste | Edition N°:3973 Le 21/02/2013 | Partager
Commercialisation, banques, autorisation… les difficultés
La wilaya se mobilise pour l’éradication des bidonvilles

MOBILISATION extrême pour l’habitat social à Fès. Le 3e anniversaire du lancement du programme régional pour ce type de logement a réuni tous les acteurs du secteur (autorités, chefs de services extérieurs, élus, banques, promoteurs, architectes…). Le mot d’ordre est d’accélérer les chantiers.
Présidée par Mohamed Dardouri, wali de la région, la rencontre a mis en lumière l’état d’avancement des projets, les contraintes et les propositions pour hisser la production du logement à faible coût. Ainsi, le bilan dressé par Abdelkader Benbassou, inspecteur régional de l’habitat et de l’urbanisme, fixe le besoin en logement social, à fin 2012, à 53.545 unités. Ce chiffre concerne 12.456 unités en termes de déficit relatif à la cohabitation, 7.089 unités de bidonvilles et 34.000 logements menaçant ruine à remplacer. Dans l’ordre, les besoins relatifs à l’accroissement démographique de la région atteignent 7.896 logements par an dont 70% sont des logements sociaux, soit 5.530 logements/an. Avec un taux d’urbanisation de 72%, Fès-Boulemane devrait bâtir en moyenne 10.000 logements/an, dont 80% au niveau de l’agglomération de Fès, soit 8.000 logements. Signalons qu’en termes de population, sur les 1.604.173 habitants estimés dans la région à fin 2012 (1.573.055 habitants en 2004), 84,2% de la population urbaine est concentrée à Fès, le reste à Sefrou, Moulay Yacoub et Boulemane.
Par ailleurs, l’hypothèse de calcul pour la résorption du déficit estime l’éradication des bidonvilles à fin 2014. Nécessitant un travail de longue haleine, le relogement du tiers des habitants des maisons menaçant ruine se fera sur 10 ans en résorbant le reste autrement. Les estimations de l’inspection de l’habitat imaginent la réduction de moitié de la cohabitation sur 10 ans, soit grosso modo un besoin annuel correspondant au déficit de 4.300 logements.
Ceci étant, des terrains de 1.000 ha ont été identifiés à Fès et 39ha à Sefrou comme zones susceptibles de recevoir l’habitat social. L’urbanisation de ces zones permettra à terme de loger près de 1,2 million de personnes. En attendant, des 63 projets conventionnés pour la réalisation de 60.548 unités, seuls 36 sont autorisés. 33 d’entre eux sont maintenus et en cours de réalisation. Ces projets devront générer la construction de 18.136 logements sociaux dont 14.639 situés à Fès.
A noter que le taux des unités mises en chantier et le taux de réalisation varient. Pour Benbassou, «trois projets sont réalisés à 100%. Pour le reste (30), l’état d’avancement varie de 3% à 85%, avec 12 projets réalisés à plus de 50%». «Nous avons recensé 2.176 logements achevés qui représentent 11% des logements prévisionnels de la région et 13% des logements prévisionnels à Fès», souligne-t-il. Et de poursuivre: «9 projets sont en cours d’autorisation pour la construction de 5.872 unités de plus».
Cependant, la commercialisation des projets finalisés ou en cours de finalisation constitue un véritable frein pour les promoteurs. Selon l’inspecteur de l’habitat, «la difficulté de la commercialisation est liée à la faible capacité de financement des ménages désireux d’acquérir un logement social». En effet, l’accès des  ménages au financement bancaire du logement auprès des banques dans le cadre du Fogarim pose problème notamment à cause de l’apport initial exigé par les banques (30%). Ce qui est en contradiction avec la convention signée par les banques. En outre, le taux d’intérêt moyen pratiqué par les banques en 2012 a été de 6,1% et la durée de prêt moyenne en 2012 est de 15 ans. L’autre contrainte concerne la réalisation des équipements socio-collectifs et l’accompagnement au niveau des projets en cours de réalisation qui se font toujours attendre. Enfin, face à la complexité  dans les procédures et les circuits d’autorisation des projets, certains promoteurs s’orientent vers l’annulation du projet ou la réduction du nombre de logements à construire et la transformation d’une partie de leurs programmes en lotissement. Face à cette situation, un comité de suivi vient d’être instauré sous la tutelle du wali. Ce comité appelle les promoteurs à réaliser les équipements contenus dans leurs projets. Il devrait entre autres simplifier les circuits et les procédures d’instruction des projets en instituant de véritables guichets uniques.


De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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