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Economie

Energie solaire
Les chantiers de Ouarzazate s’accélèrent

Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
Pré-qualification dès le 25 mars pour la 2e tranche de la centrale
Gros intérêt pour cette dernière qui porte sur une capacité de 300 MW
Pour l’heure, Acwa Power le moins disant, avec un tarif de 1,62 DH/kWh

A l’horizon 2020, la puissance énergétique installée de l’hydraulique, le solaire et l’éolien doit atteindre 42%, à parts égales entre les trois filières

Les chantiers s’accélèrent à Ouarzazate. Dès le 25 mars prochain, démarreront les pré-qualifications pour la deuxième tranche de la centrale solaire de Ouarzazate. Une période durant laquelle Mazen va s’assurer de la capacité financière des différents prétendants à réaliser un projet d’aussi grande taille. En effet, la deuxième tranche de la centrale de Ouarzazate porte sur une capacité 300 MW et va adopter une autre technologie, celle dite à deux tours solaires. C’est le double de la capacité de la première tranche remportée fin septembre 2012 par le consortium mené par Acwa Power qui va investir près de 1 milliard de dollars tout en produisant de l’électricité solaire à un tarif de 1,62 DH/k Wh. Le groupe saoudien qui a été le moins disant au niveau des tarifs, compte soumissionner aussi pour cette 2e tranche. «Il y a beaucoup d’intérêt pour cette deuxième phase», confirme Mustapha Bakkoury, président du directoire de Moroccan Agency for Solar Energy (Masen), chargé de la mise en œuvre du plan solaire marocain. La centrale de Ouarzazate n’est que la première d’une série de quatre autres sites (Aïn Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah), qui vont voir le jour sur le sol marocain et porter les capacités du pays en matière solaire à 2.000 mégawatts d’ici 2020 soit 38% de la puissance installée à fin 2008, et 14% de la puissance électrique d’ici 2020. Dans sa quête d’autonomie énergétique, le Maroc s’est en effet fixé comme objectif de diversifier son bouquet énergétique et de porter la part de ces énergies renouvelables à 42% de la puissance globale installée. L’éolien, l’hydraulique et le solaire y contribueront chacun à hauteur de 14%. Pour le solaire, le Maroc peut même envisager l’export une fois les objectifs et les besoins locaux satisfaits. Mustapha Bakkoury y croit fermement et n’a pas manqué de le souligner lors d’un débat international en marge du Solaire-expo organisé par l’Institut Méditerranéen des Energies Renouvelables, l’Université Privée de Marrakech et l’AMISOLE. Rencontre qui a réuni universitaires, scientifiques, associations, la CGEM, syndicats professionnels, entreprises et pouvoirs publics des deux rives de la Méditerranée. Pour Bakkoury, le plan solaire ne saura réussir sans le développement d’une filière industrielle solaire. «Car, il ne s’agit pas de sortir d’une dépendance énergétique pour tomber dans une autre de l’ordre technologique», insiste Bakkoury. D’où d’ailleurs l’enjeu du taux d’intégration, fixé à 30%, imposé aux adjudicataires au profit des industriels marocains. L’autre clef de succès est la R&D, estime le président du directoire de Mazen ou les Universités devront jouer un grand rôle. 


Badra BERRISSOULE

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