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Entreprise Internationale

Loi prêt-emprunt de titres
Première vraie mesure pour relancer le marché

Par L'Economiste | Edition N°:3968 Le 14/02/2013 | Partager
Des milliards de DH d’actifs dormants pourront faire l’objet de transactions
Les placements des assureurs et des Caisses de retraites sont principalement concernés
Seuls les institutionnels seront pour l’instant autorisés à effectuer ces opérations

Les montants moyens quotidiens échangés sur le marché central ces deux dernières années sont ressortis nettement en dessous de la moyenne depuis 2008. L’instauration du prêt-emprunt de titres sur le marché va donner plus de possibilités d’intervention aux investisseurs et donc favoriser une amélioration de la liquidité. Ils pourront notamment parier sur la baisse des cours

APRÈS les «mesurettes» pour relancer les transactions à la Bourse, la promulgation de la loi sur le prêt-emprunt de titres va ramener davantage d’espoir sur le marché actions. Encore faut-il que les décrets d’application sortent rapidement. Mais c’est déjà une première victoire pour les acteurs du marché qui attendaient la mise en place de ce texte depuis quelques années. Il reste les autres lois (marché à terme, appel public à l’épargne…) pour sortir notamment la Bourse de sa morosité. En attendant, le texte sur le prêt-emprunt de titres va donner plus de possibilités d’intervention sur le marché et donc favoriser une amélioration de la liquidité. Les investisseurs seront moins impuissants face à la baisse du marché et pourront parier sur la chute des cours.
Techniquement, le prêt-emprunt de titres permet à un investisseur (prêteur) de transmettre la pleine propriété de ses titres à un autre (emprunteur). Celui-ci s’engage à restituer les titres en plus d’une rémunération fixée à l’avance par les deux parties. Selon la réglementation, l’emprunteur ne peut pas prêter les titres acquis. De plus, la durée du contrat d’une opération de prêt-emprunt de titres est plafonnée à une année. Les actions cotées, les titres de créances négociables, les bons du Trésor sont pour l’instant les seuls actifs éligibles à ce type d’opération. Seuls les investisseurs institutionnels seront pour l’instant autorisés à réaliser les opérations de prêt-emprunt de titres.
L’usage de ce mécanisme va permettre de rendre plus liquides les titres des investisseurs de long terme, notamment les compagnies d’assurances ou encore les Caisses de retraites. Ce sont des milliards de DH d’actifs dormants qui pourront donc faire l’objet de transactions. Les compagnies d’assurances disposaient à fin 2011 d’un portefeuille de placement de 106 milliards de DH dont 90% sont investis dans des actifs éligibles aux opérations de prêt-emprunt de titres exceptées les actions non cotées. Ces opérations permettront aux assureurs de mieux rentabiliser leur placement. Cela pourrait également profiter aux clients puisque les rendements des contrats d’assurance vie dépendent des performances des placements des compagnies.

 

 

F. Fa.

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