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Santé scolaire
5 ministères pour un programme

Par L'Economiste | Edition N°:3965 Le 11/02/2013 | Partager
Ils ont signé un plan d’action intersectoriel
Au menu, création de centres médico-universitaires et organisation de visites médicales

Le plan d’action vise à réduire d’au moins 50% la prévalence des principaux comportements à risque particulièrement le tabagisme en milieu scolaire et universitaire 

AVEC 50% de jeunes souffrant d’affections bucco-dentaires, 39% de maladies infectieuses, 7% de déficience de l’acuité visuelle et 3% atteints d’autres types de maladies, l’école et l’université marocaines n’affichent pas une bonne santé. Face à ce constat, Houssaine Louardi, Lahcen Daoudi, Mohamed Louafa, Mohamed Ouzzine et Charki Draiss ont signé, jeudi dernier à Rabat, un plan d’action intersectoriel en la matière. Le nouveau plan vise à «renforcer la couverture médicale en milieu scolaire et universitaire pour un meilleur développement physique et mental». L’objectif est également d’«améliorer l’accès des jeunes aux différentes prestations d’information telles que le conseil psychosocial», a souligné le ministre de la Santé. Le programme d’action retenu, d’une durée de 5 ans, porte sur différents volets. Il s’agit de la mise à niveau des centres médico-universitaires, de l’organisation de visites médicales dans les différents établissements ainsi que dans les colonies de vacances. Outre ces actions visant le dépistage des différentes maladies, le plan d’action s’oriente également vers la prévention des risques liés à la consommation d’alcool, de la drogue et du tabac. «Cette prévention s’impose lorsque l’on sait que 15,5% des jeunes de 13 à 15 ans s’adonnent au tabac sous toutes ses formes», a rappelé Khalid Lahlou, directeur de la population au ministère de la Santé. Un tel constat a contraint les cinq départements ministériels à instaurer des mécanismes de contrôle des conditions d’hygiène mais aussi de sécurité. L’objectif est de réduire d’au moins 50% la prévalence des principaux comportements à risque, notamment le tabagisme. Au programme également la mise à niveau d’infrastructures de sport et de loisirs de proximité.
Cependant, ce ne sera pas une tâche facile. Khalid Lahlou a énuméré quelques obstacles dont «la faiblesse des ressources financières et humaines».
De plus, il était on ne peut plus pragmatique: «Les élèves et étudiants souffrants que nous avons dépistés lors des précédentes opérations n’ont pas bénéficié du suivi médical», a-t-il martelé. Il conclut que le ministère de la Santé «est tenu de renforcer son dispositif d’encadrement médical».
Outre l’intervention de Khalid Lahlou, celle du ministre de l’Education nationale a été encore plus fracassante. Il a rappelé à l’ordre les médecins, critiquant certaines pratiques qui entachent leur métier. «Je vous prie de ne plus remettre de faux certificats aux enseignants. Car cela nuit au système et à l’administration publique», a conclu Mohamed Louafa.


Hajar BENEZHA

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