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Economie

Union pour la Méditerranée
Le Maroc veut du concret

Par L'Economiste | Edition N°:3965 Le 11/02/2013 | Partager
Youssef Amrani a appelé à mettre en place des projets novateurs
L’idée est de prendre en compte les transformations de la région
Le lancement de certains chantiers prévu cette année

Youssef Amrani, ministre délégué aux Affaires étrangères, a rappelé «la disposition du Maroc à tout mettre en œuvre pour favoriser l’émergence d'un nouvel ordre maghrébin, fort économiquement, solidaire politiquement et capable de faire face aux défis sécuritaires qui l’interpellent à ses frontières» 

La Méditerranée est la région la plus faiblement intégrée au monde. C’est ce qu’a affirmé Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, lors du Forum de Paris - Casablanca Round organisé mercredi dernier dans la capitale économique. En effet, cette organisation a été perçue ces dernières années comme une coquille vide. Aujourd’hui, Sijilmassi redouble d’efforts pour la faire renaître de ses cendres en misant sur le lancement de projets concrets, à même de mobiliser les différentes parties prenantes. Il vient d’effectuer une visite de travail au Maroc durant laquelle il a été reçu par Youssef Amrani, ministre délégué aux Affaires étrangères, qui «s’est félicité de l’action déployée par Fathallah Sijilmassi pour renforcer la visibilité et l’efficience opérationnelle de ce cadre régional prometteur». Il a également appelé le secrétaire général de l’UPM à «poursuivre son action en vue de mettre en œuvre les initiatives favorables à une intégration régionale qui serait bénéfique pour tous les pays de la Méditerranée». Pour Amrani, «il est nécessaire d’inclure de nouvelles priorités et des projets novateurs dans le cadre de cette initiative régionale pour tenir compte des réalités actuelles et des interactions opérantes dans le sud de la Méditerranée». Il s’agit notamment de la consolidation du processus démocratique des pays du Sud, l’éclosion d’une croissance inclusive, participative et durable, mais aussi l’émergence de menaces sécuritaires et séparatistes qui planent sur la paix et la sécurité en Méditerranée. En effet, la situation chaotique que traverse la région du Sahel et la floraison des activités terroristes et du trafic des armes et des stupéfiants constituent une véritable menace pour la stabilité dans la Méditerranée.
Un constat partagé par Sijilmassi qui avait annoncé lors du Forum de Paris que la stratégie de cette organisation entend «se focaliser sur cette coopération à travers des projets concrets, avec une géométrie variable pour les différents Etats membres». L’idée est de prendre en considération que ces Etats progressent à des rythmes différents. Sijilmassi a également souligné que cette stratégie privilégie une approche de co-appropriation de certains projets comme l’Université Euro-Med à Fès ou encore le Plan solaire méditerranéen. De son côté, l’ancien secrétaire général de l’UPM et actuel ministre délégué a insisté sur l’importance de l’année en cours qui a été «annoncée comme celle du lancement de la mise en œuvre des projets arrêtés, notamment l’initiative Med for jobs, en faveur de la croissance et l’emploi dans les pays de la rive sud». Sijilmassi a aussi annoncé le lancement d’autres programmes en faveur de la mobilité de la jeunesse et du renforcement du rôle de la femme. Interpellé par les participants au Forum de Paris sur l’état d’avancement de ces chantiers, il s’est contenté d’affirmer qu’il «reviendra l’année prochaine pour exposer les réalisations et non pas se limiter à présenter la progression de la mise en œuvre». Côté marocain, le ministre délégué aux Affaires étrangères a appelé à «mettre en place des plans d’action ambitieux, guidés par des objectifs clairs et précis qui donneront une ambition renouvelée aux activités euro-méditerranéennes de l’UPM et conforteront son rôle dans la mise en œuvre de ces projets». 

Maghreb

 

La réussite du projet méditerranéen est largement déterminée par le développement du Grand Maghreb, comme l’a souligné Youssef Amrani. Pour lui, il s’agit de «source d’une nouvelle dynamique entre les rives de la Méditerranée avec un impact majeur sur la prospérité et la sécurité de la région». C’est pour cela qu’il a appelé à ce que cette organisation soit «un véritable levier pour permettre la mise en place de mesures contenues dans la récente communication de l’UE sur le Maghreb, notamment en matière de transport, d’énergie, de commerce, de promotion sociale, d’environnement et de développement humain».

 

Mohamed Ali MRABI

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