×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Régions

Souss/Fruits et légumes
Année blanche pour les exportateurs?

Par L'Economiste | Edition N°:3960 Le 04/02/2013 | Partager
La multiplicité des mouvements sociaux les pousse à prendre des mesures drastiques
Arrêts de travail en perspective, le chef du gouvernement interpellé
Des décisions prises lors du rassemblement national le 3I janvier dernier

Source: Fifel
Le Souss représente à lui seul 86% des exportations nationales des fruits et légumes qui génèrent plus de 6 milliards de DH. Si les exportateurs de la région décidaient de suspendre leur activité, ne serait-ce que pour 3 jours, le Maroc pourrait connaître de gros problèmes d’approvisionnement. Les exportateurs réunis la semaine dernière à Agadir ont, en effet, menacé de prendre une telle décision, et même plus, si le chef du gouvernement ne trouvait pas d’alternative à leurs problèmes

Grèves sauvage, casse, entrave à la liberté du travail, pression… un «terrorisme» d’un nouveau genre est né dans le Souss. Les producteurs de fruits et légumes en font les frais tous les jours et ne savent plus comment agir pour faire revenir le calme dans leurs exploitations. “C’est comme si les employés cherchaient la petite bête’’, déplore un exportateur. Il suffit en effet de peu de choses pour qu’éclatent des mouvements au sein des unités de production comme dans les stations de conditionnement.
Le dernier en date a éclaté la semaine dernière dans une entreprise du secteur parce que les dirigeants ont mis une porte à la mosquée installée dans l’unité pour ne l’ouvrir qu’aux heures de prière. “Les employés veulent faire la loi et s’immiscer dans toute la gestion des entreprises jusqu’à réclamer même dans certaines unités que les femmes soient moins rémunérées que les hommes’’, avance un exploitant.
Face à ce remue-ménage, les opérateurs montrent du doigt l’inadéquation du code du travail face au secteur agricole et regrettent “l’inertie du département de l’Emploi et des autorités locales’’ devant ces phénomènes. “Il faut que chacun assume ses responsabilités et le département de l’Emploi a manqué aux siennes’’, martèlent les professionnels lors du rassemblement national à Ait Melloul dans le Souss, le 31 janvier dernier. Une rencontre qui a réuni plus de 600 producteurs. A leur côtés les représentants des transporteurs et des commerçants de fruits et légumes. La situation est selon eux intenable. A ce sujet, ils interpellent le chef de gouvernement mais ne comptent pas rester les bras croisés si le phénomène perdure. ‘’Nous n’avons plus le choix. Nous prévoyons des arrêts de travail de trois jours et par la suite de sept jours durant les prochains mois. Et si après juin la situation est inchangée nous décréterons une année blanche’’, souligne les représentants de la Fédération interprofessionnelle de fruits et légumes (Fifel). Les mouvements sociaux que vit aujourd’hui le secteur a fini par faire perdre patience aux professionnels qui ne savent plus où donner de la tête face aux nouveaux délais de paiement, l’annonce d’une éventuelle fiscalisation de l’activité à partir de 2014 sans oublier l’endettement des entreprises. Selon un opérateur, une dizaine d’entre elles sont en cessation de paiement face aux arrièrés non réglés réclamés par la CNSS. Pour les professionnels la situation aurait été différente si la saisonnalité du secteur était reconnue au niveau du code de travail. 


Malika ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc