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Analyse

Les secteurs seront décortiqués

Par L'Economiste | Edition N°:3960 Le 04/02/2013 | Partager
Une commission pour veiller sur la compétitivité
La part des admissions temporaires dans les exportations reste importante

Que ce soit au ministère des Finances ou encore au niveau de celui du Commerce extérieur, l’analyse est la même. Un effort peut être fourni concernant la partie compressible de nos importations.  La Commission compétitivité présidée par le ministre des Finances tente depuis quelques mois d’analyser les différents secteurs d’activités. «Nous travaillons sur des mesures qui portent sur l’ensemble de la chaine de valeur. Il est question de s’attaquer à tous les secteurs en fonction des priorités», souligne Mohamed Chafiqui, directeur des Etudes et des prévisions économiques au ministère des Finances.   Toute la problématique est d’améliorer le contenu technologique des exportations. «Nous avons une offre qui n’est pas suffisamment diversifiée et riche en valeur ajoutée. Nous ne sommes pas arrivés à développer une offre compétitive», soutient Younes Zrikem, président de la Commission commerce extérieur de la CGEM. Zrikem soulève aussi le volet logistique sur lequel le Maroc devrait être plus attentif. Il cite l’exemple de l’accord de libre échange avec les Etats-Unis qui n’a pas été suivi dans l’immédiat par «la mise en place d’une ligne maritime directe». Sans les stratégies sectorielles «le déficit commercial se serait creusé de 90 milliards de dirhams en 2011», indique Chafiqui. Le Maroc a des fragilités mais aussi des réussites comme l’aéronautique, l’automobile ou encore dans l’offshoring. Sur les dix dernières années, l’on assiste à l’émergence de secteurs comme la mécanique, la métallurgie, l’électrique et l’électronique. Des activités dont les exportations sont passées de 13% des ventes globales en 2000 à 25% en 2011. Des niveaux qui ne permettent pas pour l’instant d’équilibrer la balance commerciale marquée par des importations importantes. Des rubriques comme l’énergie pèsent en raison du renchérissement du cours à l’international. Sur les cinq dernières années plus de 90% de la demande d’importation de biens ont concerné l’énergie (22%), les biens d’équipement (22%), les demi-produits (21%), les biens de consommation (18%) et les produits alimentaires (10%).  C’est le modèle même de croissance tiré par la demande intérieure qui pose problème.  Selon les chiffres du ministère du Commerce et de l’Industrie, les exportations contiennent en moyenne 71% des réexportations suite à l’admission temporaire pour perfectionnement actif (ATPA). Au cours de la période 2000-2011, la part moyenne des ATPA dans le textile est de 98%. Idem pour l’électrique et l’électronique et un peu moins pour les produits chimiques (92%). Certains responsables vont jusqu’à remettre en cause le système des admissions temporaires qui a certes permis d’améliorer les exportations mais qui en même temps a «découragé» la création d’entreprise.


K. M.

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