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Entreprises

Entrepreneuriat social
Un nouveau gisement de croissance

Par L'Economiste | Edition N°:3959 Le 01/02/2013 | Partager
Objectif: répondre à l’essoufflement du modèle actuel de croissance
Le concept lancé par des philanthropes occidentaux guidés par un souci de résultat
Il permet d’allier création des richesses et justice sociale

Plusieurs spécialistes l’ont souligné. Le Maroc doit faire face à l’essoufflement du modèle actuel du développement. Cette perte de vitesse «se traduit par une série de dysfonctionnements aux niveaux économique, social et culturel», comme l’a noté Driss Guerraoui, secrétaire général du Conseil économique, social et environnemental (CESE), lors d’une conférence organisée autour du thème de «l’entrepreneuriat social». Ce concept «offre des solutions pour aboutir à un nouveau type de croissance», a ajouté Guerraoui. Car, «les réalités actuelles imposent aux décideurs de changer de modèle de développement», a-t-il indiqué. Surtout que ni l’Etat ni le marché ne peuvent plus répondre aux attentes des citoyens. D’autant plus que nous sommes confrontés à une nouvelle ère de rareté où «seul le recours à l’innovation est à même d’apporter des solutions alternatives originales», a affirmé le secrétaire général du CESE. Ainsi, l’entrepreneuriat social offre des gisements de croissance, capable de répondre à la nécessité d’allier création des richesses et justice sociale.
Néanmoins, le décollage de cette nouvelle forme de développement nécessite de relever certains défis. Il s’agit notamment de la connaissance du rôle de l’entrepreneuriat social en tant que levier de croissance.
A cela s’ajoute le défi de changer de modèle de gouvernance. L’idée est de «gouverner autrement, notamment à travers le recours à certaines approches comme la démocratie participative», ainsi que l’a précisé Guerraoui. Aujourd’hui, l’entrepreneuriat social est un modèle en vogue au niveau international.
Il a été développé par «des philanthropes occidentaux, constitués d’une nouvelle génération de chefs d’entreprises riches, qui veulent voir rapidement les résultats de leurs dons», a souligné Virginie Seghers, spécialiste du domaine et fondatrice de Almaviva Conseil en France.
Par la suite, certaines universités comme Harvard ont pris conscience de l’importance de ce domaine et ont ouvert des chaires d’entrepreneuriat social à partir de 1993. Mais ce n’est qu’au début des années 2000 que certains gouvernements, notamment en Grande Bretagne et aux Etats-Unis se sont intéressés à ce sujet, en créant des départements dédiés. Ce concept vise à rapprocher deux sphères qui semblent éloignées. Il s’agit de la logique de l’entreprise, toujours à la recherche de gains, et le monde social basé sur la solidarité.
Aujourd’hui, «les entrepreneurs sociaux gèrent leurs structures avec le même souci d’efficacité et de résultat qui guide la gestion des grandes firmes», a noté Seghers.
En effet, «la solidarité qui constitue un volet important de ce concept signifie favoriser l’accès d’un grand nombre de citoyens à certains services. Mais pas dans n’importe quelles conditions», a tenu à préciser Jean Marc Borello, directeur du groupe SOS. En effet, les entrepreneurs sociaux insistent sur la qualité des prestations.
«La bonne qualité des prestations permet à ces entités d’accueillir différents clients», a-t-il ajouté. L’idée est que les recettes dégagées des clients riches servent à couvrir les frais des prestations offertes aux pauvres.

Modèles marocains

Le modèle de gestion des entreprises sociales est déjà appliqué au Maroc par certaines associations. Il s’agit notamment de l’Amicale marocaine des handicapés, dans la gestion du Centre Noor de rééducation. Sa vice-présidente Amina Slaoui Laraki a souligné que «ce Centre est géré pratiquement comme une entreprise». Idem pour l’Association marocaine de lutte contre le Sida, dont la présidente Hakima Himmich a indiqué que sa structure a opté pour une gestion moderne, «basée sur un plan comptable, avec des missions d’audit régulières, des salariés et des objectifs à atteindre».


M.A.M

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