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Politique

Déclaration de Rabat: Renforcer la lutte contre le terrorisme

Par L'Economiste | Edition N°:3955 Le 28/01/2013 | Partager
La crise du Mali au cœur des débats
Les ministres de l’Intérieur de la Méditerranée occidentale pour l’intervention française

Les ministres de l’Intérieur des quatre pays ont souligné qu’ils «partagent la même position concernant la gravité de la menace terroriste provenant du Sahel» 

Au moment où la France poursuit ses opérations sur le territoire malien, les quatre pays de la Méditerranée occidentale ont tenu une réunion sécuritaire à l’initiative du Maroc. En effet, les ministres de l’Intérieur du Maroc, de la France, de l’Espagne et du Portugal se sont réunis vendredi dernier à Rabat, afin «d’étendre à un cadre plus élargi la coopération existante au niveau bilatéral entre ces pays», comme l’a souligné Mohand Laensar. Néanmoins, si les quatre ministres ont discuté les principaux dossiers d’intérêt commun, comme l’immigration clandestine et le trafic de drogues, les événements du Mali ont clairement influencé les débats lors de cette rencontre.
Sur ce point, Laensar a été on ne peut plus clair: «Le Maroc s’est mis depuis le début de la crise malienne dans la position de tout faire pour rétablir l’intégrité territoriale du Mali et de ses autorités légitimes. Et c’est dans cet esprit que nous approuvons l’intervention française». De son côté, Manuel Valls, ministre français de l’Intérieur, a réaffirmé la détermination de son pays de mener à bout ces opérations. Pour lui, «si la France n’avait pas répondu à l’appel, le Mali serait aujourd’hui entre les mains des terroristes». Même analyse chez le ministre espagnol de l’Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, qui  note que l’intervention française est de nature à éviter la création d’un «nouvel Afghanistan». Ainsi, les ministres des quatre pays ont convenu de rehausser leur coopération en matière de lutte contre le terrorisme. D’ailleurs, il s’agit de l’un des principaux points de la Déclaration de Rabat, signée vendredi dernier.
Les différentes parties prenantes ont décidé que les services nationaux chargés de lutte contre le terrorisme se réunissent une fois par an. Outre la menace terroriste, d’autres points figurent également dans la Déclaration de Rabat. Ainsi, en matière d’immigration clandestine, les quatre pays ont convenu de créer un bureau de lutte contre la fraude documentaire au Maroc. Parallèlement, une réunion annuelle sera tenue entre les services des pays de la Méditerranée occidentale.
Même intérêt pour la lutte contre le trafic de stupéfiants. Manuel Valls a été  clair: «S’il y a une culture de cannabis de ce côté de la Méditerranée, c’est qu’il y a un marché de consommation de l’autre». C’est pour cela qu’il a appelé à mettre fin à «l’autoroute de la drogue en Europe». Différentes mesures seront mises en œuvre afin de couper la route au trafic de cannabis, mais aussi de cocaïne, provenant notamment de Dakar ou d’Accra.

 

 

M. A. M.

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