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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3848 Le 16/08/2012 | Partager

    Accès aux grandes écoles: Les bacheliers ralent

    C’est normal!
    Personnellement, je trouve cela tout à fait normal que les seuils d’accès aient été relevés. Car, ces dernières années, on a de plus en plus de très bonnes notes au baccalauréat. L’on est passé d’une période où l’on  priait pour un petit 10 et  décrocher le fameux sésame pour l’université. C’était aussi l’occasion de faire la fête avec la famille et les amis. Le bachelier était fêté comme un héros et les résultats publiés dans le journal.
    Sérieusement, on devrait revoir les moyennes du baccalauréat avant de critiquer les seuils des écoles! Et puis, je pense que cela donnera une nouvelle valeur à la faculté  qui accueillera cette fois des étudiants plus bosseurs et plus ambitieux. Peut-être que cette catégorie d’étudiants qui n’ont pas pu intégrer les grandes écoles donnera à la faculté le même niveau que ces grandes écoles et, donc, on n’aura plus besoin de mettre la pression à ce pauvre bachelier pour avoir 17 ou plus.
    I. C.

    Pas d’accord !
    Si j’approuve l’idée qu’il faut relever le niveau de nos universités, je n’approuve pas du tout la méthode employée par le ministère de l’Enseignement supérieur. Les règles ont été changées en cours de jeu et les étudiants ne s’attendaient pas à cela. Le problème, c’est qu’on a tout fait pour augmenter le nombre de bacheliers, histoire de dire que les réformes ont porté leurs fruits, mais on n’a pas pensé développer l’offre dans le supérieur. Résultat, c’est un goulot d’étranglement et pour résoudre la situation on a décidé de relever la barre. A mon avis, c’est la seule raison et ce n’est pas parce qu’il y a plus de très bonnes notes. A quelques exceptions, ces notes sont enregistrées dans le privé et les enfants du privé ou des missions étrangères vont soit dans les écoles privées, soit en France, en Espagne… Je comprends donc la colère de ces étudiants qui se sentent floués par cette décision.
    W. M.

    Système malade 
    C’est confirmé. Rien ne va plus dans l’éducation nationale. Les ministres se suivent et chacun espère apporter le remède miracle qui sauvera le système éducatif marocain. Un système malade de réformes successives et infructueuses. On déplore la triche et la corruption …mais, à mon avis, ces fléaux sont le résultat de politiques désastreuses. Les étudiants et les professeurs n’ont plus de morale, plus de principes. Aujourd’hui, les bacheliers, via l’Union des étudiants pour le changement du système éducatif, veulent lancer «un débat national sur l’éducation nationale». La solution que préconisent ces jeunes est de faire table rase du système actuel et de reconstruire sur des bases nouvelles.
    Tant le système leur semble gangrené par de multiples problèmes. J’espère que les responsables de ce gouvernement entendront leurs doléances. Car ils ne demandent pas grand-chose, juste le droit à une éducation de qualité.
    A. G.

     Détresse
    Il faut comprendre le désarroi de ces jeunes bacheliers qui ont passé des années à trimer pour se retrouver finalement bloqués dans leurs ambitions. En effet, les conditions d’accès sont désormais quasi-impossibles. Les moyennes minimales requises sont de 18,03 pour la médecine militaire, 17,27 pour l’ENA (Ecole nationale d’architecture), 17,25 pour l’Ensam (Ecole nationale des arts et métiers)… Jusqu’à cette année, ces notes ouvraient une belle voie aux plus méritants.
    Si les étudiants, en se mobilisant, arrivent à faire bouger les choses, je les soutiens entièrement. D’autant plus que l’on n’a donné aucune explication plausible au changement des règles.
    A mon avis, le  relèvement des seuils d’accès s’explique par les faibles capacités d’accueil  après le baccalauréat. Toutes les écoles et universités (Agadir, Oujda, Fès, Casablanca) sont saturées.  Je pense aussi que le ministère a
    voulu sanctionner  la course au meilleur taux de réussite que se livrent beaucoup de lycées. Pour atteindre leur objectif, certains se livrent à des pratiques
    peu recommandables, et surnotent les élèves. Les notes obtenues en cours comptent pour 40% dans la note finale du bac.
    Il n’y a pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour comprendre les magouilles que cela peut engendrer.
    F. R.
     Pour une école de qualité
    En fait, on n’a pas besoin de nouvelles écoles mais plutôt de bonnes écoles. Et pour cela, il faut former des enseignants de qualité qui transmettront un enseignement de qualité. Rien ne sert de relever les seuils d’accès.  Avec les départs volontaires, les meilleurs éléments sont partis, il faut donc recruter de nouvelles ressources humaines, quitte, dans un premier temps, à recruter à l’étranger comme cela se faisait jusqu’à la fin des années 1970.
    S. M.
    Notes trop élevées!
    Il faut dire que les moyennes obtenues par nos bacheliers ces dernières années sont anormalement élevées. Tout le monde sait un peu la valeur des notes octroyées dans les contrôles continus (en moyenne supérieures à 17/20!). D’ailleurs, les notes obtenues dans les premiers contrôles continus de la première année de la fac donnent une idée sur le niveau réel de nos bacheliers. Je pense que si les grandes écoles ont augmenté les seuils d’admission, c’est d’abord à cause de la valeur réelle des notes qui ne reflètent pas toujours le vrai niveau du bachelier, mais aussi à la capacité d’accueil limitée des ces écoles.
    M. D.

    Plus de gratuité  dans nos facs?

    Payer, pourquoi?
    Les études vont devenir payantes, d’accord, mais pour quels résultats? Le niveau est si bas. Si vous passez un entretien à un étudiant qui vient d’avoir sa licence (d’ailleurs dans leur CV, ils écrivent «l’icence»), vous vous arrachez les cheveux, ils sont incapables d’écrire une phrase correcte.
    Certaines facultés n’ont pas donné les résultats à ce jour pour les examens de juin, est-ce normal? Il y a une insécurité totale dans les universités, des clans, des groupuscules, des salafistes, des djihadistes, des barbus, des non-barbus et des gens qui veulent simplement étudier, qui peut garantir à ces derniers de pouvoir étudier et passer leurs examens en toute quiétude? Garantissez-nous une paix sociale dans les universités, un bon niveau d’études, un transport régulier, de bonnes conditions de travail et de recherche, des études en adéquation avec le marché du travail, je suis sûr que les parents seraient disposés à payer selon leurs moyens. Je demande aux parents d’entamer des poursuites judiciaires à l’encontre des éléments de ces groupuscules, de ces marionnettes, de ces fauteurs de troubles qui empêchent nos enfants de faire leurs études dans les meilleures conditions.
    B. M. A.

    Vous avez dit réforme?
    Monsieur le ministre, on attendait beaucoup plus qu’une réforme pour les étudiants marocains, mais, malheureusement, c’est la pire. En finir avec la gratuité dans les grandes écoles publiques, on ne l’a jamais imaginé! Pourquoi ne pas penser par exemple à instaurer une loi pour les professionnels pour qu’ils puissent continuer leurs études sans être forcés d’être présents toute l’année universitaire et vous savez bien quelles en sont les conséquences : un bon salaire, des professionnels plus qualifiés… Et la possibilité de continuer leurs études tout en occupant un emploi dans une entreprise. 
    F. F.

    La criminalité gagne du terrain

    Prendre le taureau par les cornes 
    Les actes de vandalisme contre les biens privés et publics, les agressions contre les personnes, les cambriolages, etc., sont monnaie courante désormais.  Ces actes, certains les justifient par le niveau du chômage et de la pauvreté voire le fait de mafias très organisées. La preuve, les vols de câbles électriques et téléphoniques pour le cuivre, les bouches d’égouts et les panneaux de signalisation pour leur valeur marchande auprès des ferrailleurs.  Les forces de l’ordre sont confrontées à cette montée vertigineuse, sans avoir des statistiques fiables sur les points noirs à travers le territoire, tout simplement parce que le citoyen ne trouve pas toujours l’oreille attentive du commissariat du coin, qui vous renvoie vers le commissariat de votre domicile et vice versa. Ce jeu de ping-pong masque la réalité des statistiques  particulièrement dans les zones très populaires où les forces de l’ordre ne sont pas toujours les bienvenues. A côté de cette criminalité causée  par des jeunes déjà passés par la «case prison», il y a aussi les dealers et autres receleurs qui contribuent à développer cette criminalité. Il faut prendre le taureau par les cornes et attaquer de front le phénomène. Créer de l’emploi, redonner de la considération aux jeunes, réduire les disparités sociales… Je n’invente rien, mais il faut se mettre à la tâche pour que le Maroc reste un pays où il fait bon vivre.
    B. J.

    C’est grave
    Depuis mon arrivée à Tanger, je n’ai vu aucun policier dans les quartiers. Tanger est une ville où l’anarchie est partout, les gens conduisent comme des fous, des mendiants partout, des voleurs, des voyous... Je me demande ce que fait la police. Avec cette situation, le but de 20 millions de touristes ne sera jamais réalisé, et même les huit millions actuels, on va les perdre. 
    M. M.

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