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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3844 Le 09/08/2012 | Partager

    L’insécurité gagne du terrain

    Film d’horreur
    En présentant un bilan positif en matière de lutte contre l’insécurité, je pense que  Mohand Laenser, ministre de l’Intérieur, parlait non pas du Maroc mais d’Alice  au pays des merveilles. Il devrait faire un petit tour dans les villes et il verrait ces marchés informels qui poussent comme de la mauvaise herbe, à la barbe des autorités, dans les quartiers. Il verrait aussi ces marchands ambulants qui ont squatté l’espace urbain, ces gardiens de voitures qui rackettent littéralement les automobilistes et ces hordes de mendiants qui ternissent l’image du pays. 
    Sans compter les nombreux vols à l’arraché et les agressions à l’arme blanche auxquels assistent les citoyens impuissants. Ces derniers temps, nous remarquons en effet une vraie dérive dans notre société. Notre pays a besoin d’une bonne thérapie pour comprendre les raisons de cette dérive.
    Les ministères de l’Intérieur et de la Justice doivent agir. Et vite. Je propose que les peines d’emprisonnements soient effectuées dans des pénitenciers loin des villes d’origine, les Casablancais par exemple à Errachidia, de Nador à Safi, c’est-à-dire éloigner ces personnes de leurs centres d’activité et leur milieu. Je sens une telle insécurité que bientôt nos villes deviendront des villes de films d’horreur.
    B. M. A.
    Ce n’est pas Bogota!
    Je ne nie pas qu’il y a de l’insécurité dans nos villes. C’est vrai qu’il y a des vols à l’arraché et des agressions à l’arme blanche. Mais quand on entend les gens parler de Casablanca, on a l’impression que c’est la jungle. On n’est tout de même pas à Bogota. Il faudrait surtout se demander pourquoi les agressions sont en hausse. A mon avis, les disparités sociales sont de plus en plus frappantes. Quand on voit le nombre de grosses voitures circuler, il est vrai que cela peut susciter des frustrations et de la haine chez des personnes qui n’ont pas les moyens de se payer une mobylette. Je pense qu’il faudrait un peu plus de décence dans notre comportement. Les Marocains aiment afficher leurs biens, leur richesse… c’est signe de puissance. Mais c’est synonyme d’arrogance et les populations les plus démunies ne comprennent pas. Il n’est pas honteux d’avoir de l’argent, mais l’afficher de manière aussi peu scrupuleuse n’est pas correct. Vous me direz que la pauvreté n’excuse pas les agressions, mais je suis convaincu que c’est le comportement de certaines personnes qui provoque cette rage et qui les poussent à prendre de façon frauduleuse des téléphones portables, à arracher les sacs des femmes et à attendre les citoyens devant les guichets bancaires.
    K. L.
    Contrôle et sanction
    Le Maroc possède une très bonne sécurité. A plusieurs reprises, d’autres pays ont fait appel à son expertise. Seulement, il y a, comme partout, des éléments qui pourrissent le milieu. Ces flics ripoux qui ne pensent qu’à profiter de la situation pour quelques malheureux dirhams. A mon avis, il faut que la police des polices soit très sévère et donne l’exemple. Il faut aussi instaurer des contrôles permanents pour prévenir les dérives. Les citoyens doivent aussi s’impliquer et faire en sorte que la corruption cesse. 
    S. K.

    Enseignement: Vous avez dit gratuité?

    Depuis que le ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé la fin de la gratuité de l’enseignement, nous assistons à une levée de boucliers générale. Tout le monde s’en prend à ce ministre qui a osé jeter le pavé dans la mare, l’obligeant à venir sur nos écrans pour exempter la classe moyenne après avoir exempté les démunis. 
    Pourtant, une analyse de la situation permettait de voir que la gratuité de l’enseignement au Maroc est un leurre. A commencer par les garderies et les écoles maternelles. Pour avoir droit à leurs services, les parents doivent payer, l’Etat ayant déserté ces domaines.
    Qu’en est-il du droit à un enseignement obligatoire et gratuit de l’âge de 6 ans jusqu’à 15 ans? Fatigués de voir leurs enfants jouer le rôle de cobayes lors des différentes réformes plus démagogiques que pédagogiques, les parents, toutes classes confondues, optent pour un enseignement privé  qui n’est pas forcément meilleur, faute de contrôle sérieux.  
    Il faudra interroger le Haut commissariat au plan sur les statistiques des familles qui envoient leurs enfants dans les écoles et les collèges privés. Elles seraient certainement édifiantes. Peut-on parler de gratuité à ce niveau?
    Seuls les lycées voient leur gratuité appréciée par les parents  qui n’ont pas les moyens de payer la scolarité du secteur privé qui, comme chacun le sait, va crescendo, ou ceux qui n’ont pas pu franchir la forteresse des missions étrangères au pied desquelles ils étaient prêts à laisser piétiner leur dignité. Les parents se trouvent, alors, confrontés aux différentes grèves des enseignants, à leur absentéisme et à la dictature des cours particuliers.
    Nous voilà arrivés à la gratuité de l’enseignement supérieur qui, elle, est une réalité mais j’allais dire à quel prix? Un enseignement devenu quasiment indigent suite à l’hémorragie causée par un départ volontaire favorisé par une décision gouvernementale irresponsable. Les meilleurs professeurs partis, sont  restés des enseignants à de rares exceptions sans grande envergure  et complaisants envers le «copier-coller» des étudiants qui fait des ravages dans nos universités. Ces dernières connaissent une autre tare: l’absentéisme des enseignants qui préfèrent consacrer leur temps aux expertises «sonnantes et trébuchantes» qu’aux cours pour lesquels ils sont rémunérés, quelques-uns poussant l’outrecuidance jusqu’à s’absenter le jour des examens.
    Donc gratuité ou pas, l’enseignement supérieur au Maroc est en état de grande décomposition, finissant de déformer  les bacheliers  qui y arrivent ne possédant ni l’arabe ni le français. Il  en fait des personnes inaptes à s’adapter à la vie active moderne.
    Imposer des frais d’inscription pourrait peut-être  aider à construire de nouveaux locaux universitaires ou à entretenir les anciens, mais pourrait-il améliorer la qualité de l’enseignement ? Clairement non. Ne peuvent l’améliorer qu’une sérieuse évaluation des enseignants, l’encouragement, la valorisation et la promotion des meilleurs ainsi que la pénalisation de ceux qui ne respectent pas leur contrat, avec la publication de l’ensemble des résultats.
    Imposer uniquement des frais de scolarité dans l’enseignement supérieur n’améliorera en aucune manière cet enseignement ni d’ailleurs l’enseignement en général.  On ne saurait assez dire que les frais de scolarité existent déjà, qu’ils sont imposés aux parents depuis les garderies, mais ne sont pas garants de qualité.
    F. D

    Médicaments moins chers!
    Des produits pharmaceutiques moins chers, c’est très bien. Mais dans quel intérêt?  A part les médicaments pour les maladies de longue durée qui sont remboursés, les mutuelles écornent de plus en plus les marges de remboursement. Plus de nouveaux médicaments sont remboursés pour les maladies chroniques, plus la liste des médicaments non remboursables s’allonge sur le dos des adhérents non atteints de ces maladies. La majorité écrasante des adhérents aux mutuelles ne reçoivent que 5 à 10% des prélèvements versés à ces organismes. La Cnops a communiqué dernièrement des comptes et des chiffres, mais elle a évité de préciser quels adhérents perçoivent ses prestations et n’a rien dit sur  les deniers gaspillés par certains dirigeants de ses administrations centrales et locales.
    A. D.
    Dilapidation des biens publics: Protéger les dénonciateurs 
    Parmi les moyens permettant de diminuer la dilapidation des biens publics, il faudrait garantir la protection du personnel des entreprises publiques et semi-publiques contre des sanctions par la hiérarchie (DG ou PDG).
    Il faudrait une  loi obligeant le 1er responsable de l’entreprise à payer de sa poche dans le cas de procès gagné par un subordonné. Jusqu’à présent, le DG ou le PDG n’a aucun souci à mettre à la porte toute personne critiquant ses débordements. Je parle en connaissance de cause. 
    E. S.

    Que dire des agressions pécuniaires
    Notre soutien sans conditions à sanctionner les dilapidations des biens publics et à récupérer ces biens. Mais que dire des agressions commises par certains fonctionnaires sur le citoyen l’obligeant à payer pour ses droits? A titre d’exemple, au niveau de l’Agence de la Conservation foncière de Sidi Kacem, pour une simple affaire de quelques heures, si le citoyen fait la sourde oreille, il doit faire des va-et-vient sur des mois.
    E. S.

    A-t-on tous nos droits?
    Je suis heureux! Tous les problèmes de notre pays sont réglés: il ne reste que celui de la liberté sexuelle. Franchement, l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) passe à côté des vraies priorités et s’attaque à des sujets anodins.
    De plus, cette association se dit le porte-parole du peuple marocain. Le peuple ne leur a rien demandé, que les membres de cette association commencent à instaurer cette liberté au sein de leur propre famille.o
    M. M.

    Casablanca: Drôles de taxis
    Depuis quelques jours, je me suis abstenu d’écrire pour réserver ce mois aux prières et au recueillement, mais aujourd’hui j’ai vu un nouveau type de taxis à Casablanca. Ce qui ne peut pas me laisser indifférent. En effet, j’ai vu un tricycle sans plaque minéralogique, sans permis et sûrement sans agrément, qui transportait 8 personnes sur le bd Bir Anzarane. Je ne comprends pas comment il a pu faire pour arriver jusque-là; ça veut dire qu’il est passé par plusieurs carrefours et, comme par hasard, il n’a rencontré aucun policier. On parle d’un côté d’assainir la circulation à Casablanca avec la mise en service du tramway et, par ailleurs, on laisse s’instaurer l’anarchie. 
    M. C.

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