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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3820 Le 05/07/2012 | Partager

    Liberté sexuelle: La révolution?

    Liberté sexuelle
    Je m’adresse à ceux qui défendent l’abstinence sexuelle jusqu’au mariage et je voudrais qu’ils soient francs par rapport à cette question. En effet, est-ce que quelqu’un peut aujourd’hui jurer n’avoir jamais eu  de relations sexuelles avant le mariage ?  Peut-on condamner une personne qui enfreint cette loi, surtout si elle n’a jamais eu l’occasion de se marier ?  
    Je me limite à ces petites questions et je défie quiconque de me donner des réponses qui tiennent la route. Pour ma part, tant que l’individu marocain n’a pas la liberté de choisir sur des choses aussi basiques que la liberté sexuelle, le Maroc ne peut pas se réclamer appartenir au club des nations qui respectent les droits de l’Homme.
    M. E.

    Schizophrénie 
    Balivernes, hypocrisie sociale et schizophrénie. Sortez la tête du sable et regardez autour de vous. La société change, évolue. Et même là, où l’on pense que les «bonnes mœurs» sont préservées, il y a de «vilaines choses» qui se passent à l’abri des chaumières.  Il y a une réalité voire des réalités au Maroc, auxquelles nous ne pouvons pas échapper. Je salue le courage de l’AMDH, de ceux qui se battent avec courage, dignité et franchise pour les droits fondamentaux de tous. Arrêtez de nous casser la tête avec des convictions car ce sont les vôtres. Pourquoi l’Islam est-il aussi intolérant? Pourquoi n’accepte-t-il pas la différence?
    B. C.

    Contre l’union libre
    Toutes les religions monothéistes s’opposent aux relations sexuelles hors mariage. L’Islam n’est pas intolérant, c’est la société qui est devenue décadente et qui se trouve en déphasage avec les enseignements de la religion.
    La libération sexuelle n’apporte aucun bénéfice à l’humanité, au contraire, elle détruit le tissu social : en Occident, le mariage devient rare et le divorce fréquent (1 couple sur deux divorce sur Paris). Pourquoi s’embêter à épouser une femme et lui garantir des droits alors qu’il existe la très belle «union libre», pratiquée par le président de la République, François Hollande.  
    Le mariage protège la femme, il est dans son intérêt ! L’amour n’est pas du tout une garantie, le coeur de l’homme change, l’institution du mariage protège les droits de la femme qui s’est dévouée pendant des années à son mari. Dans une union libre, l’homme peut du jour au lendemain la quitter pour une raison ou une autre. On me dira que la femme travaille, est indépendante, qu’elle peut s’assumer financièrement. C’est possible, mais l’investissement émotionnel, l’investissement en amour, c’est quelque chose qui ne se remplace pas.
    La liberté sexuelle engendre des milliers d’enfants qui ne connaissent pas leurs pères et jette la suspicion sur les filiations. On me dira qu’à notre époque il y a des tests ADN. La réalité est pourtant là : il existe en Occident beaucoup de mères célibataires qui ne connaissent pas l’identité du père de leurs gosses.
    Il n’est pas hypocrite de s’opposer à une réalité décadente. Le courage n’est pas d’aller dans le sens de nos instincts (comme le préconise l’AMDH) mais au contraire les maîtriser pour atteindre ce qui est bien pour la société. A notre époque, le mot «liberté» est galvaudé, mal utilisé ! Dès qu’il s’agit d’une restriction religieuse (ramadan, sexualité..), on réclame notre soi-disant liberté. Alors qu’il ne viendrait même pas à l’esprit de ces joyeux libertaires d’ouvrir leurs bouches pour défendre le droit des travailleurs, par exemple. Et réclamer, 4 heures de travail par jour au lieu de 8 ou de venir à 11h au lieu de 8H du matin! Pourquoi un patron a t-il le droit de vous faire bosser autant ? Après tout, il vous prive de votre liberté de jouir de votre temps ! Mais là personne ne parle, car devant l’argent tout le monde se couche.
    Liberté ne veut pas dire «je fais ce que je veux». Un être qui fait ce qu’il veut s’appelle un animal. Ce n’est pas parce qu’on se trouve dans une société à tendance décadente qu’il faut changer nos lois. Pas plus qu’il ne faut vivre comme un animal si un jour on se retrouve dans une jungle. Un pianiste qui «fait ce qu’il veut» est impossible à entendre, pour atteindre la maîtrise de son art, il doit s’astreindre à une vrai discipline (jouer les gammes, respecter un tempo..).
    O. H.

    On mélange tout !
    Là, je ne comprends plus rien. On parle de liberté sexuelle et on revendique de travailler moins. Cela commence à aller dans tous les sens. D’abord, je ne pense pas que l’AMDH ait voulu encourager la débauche et aller à l’encontre des lois religieuses. Sa volonté est de dépénaliser les relations en dehors du mariage. Quand vous dites que l’association ferait mieux de militer pour réduire le temps de travail de moitié, je trouve que vous cherchez à noyer le débat. Comment voulez-vous qu’un pays progresse si les gens ne travaillent pas, qu’ils commencent à 11 h  au lieu de 8 h? Ne dit-on pas que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt.
    F. R.

    Mariage, pas une garantie !
    Détrompez-vous, le mariage n’assure aucune garantie pour la femme ! En effet, vous devriez aller dans les tribunaux de famille pour constater le nombre de divorce et les détresses de femmes et de mères de familles qui sont jetées à la rue, sans droits. Aujourd’hui, ce qui peut préserver une femme, ce sont l’éducation et le travail. En étant indépendante et autonome, elle ne sera plus sous la coupe d’un mari. 
    F. G.

     

    Maroc-Algérie: Plus de frontière!
    Il n’y a rien de plus triste que de voir pleurer un artiste sensé faire rire le public.
    Le grand comique algérien Abdelkader Secteur ne cache pas sa tristesse devant le drame de la fermeture des frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc. Une vidéo circule actuellement sur le net. 
    Evidemment, il n’est pas le seul artiste maghrébin à dire sa désapprobation devant  cet état de fait mais les larmes d’Abdelkader Secteur sont symboliques à plus d’un titre. Celles-ci interpellent les décideurs des deux pays sur la gravité du drame humain engendré par la fermeture des frontières. Et il en sait quelque chose:  Abdelkader Secteur habite la ville de Ghazaouet qui se trouve à 30 km d’Oujda. Souvent en visite au Maroc, il est obligé pour s’y rendre de  de parcourir des milliers de km par voie aérienne.
    Ainsi, ce comique frontalier partage intimement le drame que vivent des milliers de familles de part et d’autre des frontières fermées.  Les liens familiaux y sont très forts. Il arrive de voir le père et la mère d’un côté et les enfants de l’autre.  Il est même possible de dire que ces deux régions ont plus de ressemblances entre elles qu’avec le reste des régions de leurs pays respectifs.
    D’ailleurs, souvent, Abdelkader Secteur est pris pour un oujdi tant l’accent, les expressions et l’humour sont les mêmes. Cela explique certainement le grand succès de ce comique de ce côté de la frontière.
    Est-il possible que les larmes de cet artiste comique puissent toucher les décideurs politiques des deux pays? Seraient-elles plus efficaces que les différents plaidoyers de notre association ryage.com pour le développement humain et culturel de la région de l’Oriental, qui œuvre, depuis 2007, pour que des solutions humanitaires soient trouvées aux familles séparées par la fermeture des frontières?
    F. D.

    Comment détester le train 
    Voyager en train est un vrai calvaire. Le 25 juin, j’ai pris le train Casablanca-Fès, en première classe. Je l’ai vivement regretté. La climatisation était hors service alors que la température externe avoisinait  ce jour là les  44°. En plus de la chaleur, il y avait des odeurs nauséabondes qui se dégageaient de partout, surtout des toilettes.
    J’ai l’impression que le nettoyage des rames n’a pas été fait depuis des années. Vous allez me dire que les voyageurs aussi ne respectent rien, mais si vous leur proposez un endroit propre ils en tiendront compte. Et le nettoyage des wagons doit se faire tous les jours. 
    En plus, les hauts parleurs ne fonctionnent pas. On ne sait jamais où le train arrive. 
    Il faut prendre des mesures d’urgence pour sauver les trains du Maroc. Sinon «l’avenir ne se lira pas sur les lignes ONCF». 
    L. R.

    Aéroport: Racket des porteurs
    C’est un vrai fléau auquel il faut mettre fin ! A l’aéroport Mohammed V de Casablanca, les porteurs des bagages font leur loi. Ma fille en a fait les frais récemment. Chargée, elle a demandé les services d’un porteur officiel. Après l’avoir aidée à acheminer ses bagages vers le parking, il lui a réclamé 100 dirhams, pour un service qui lui a pris à peine 10 mn. S’étant plainte à un policier, ce dernier lui a répondu que ce n’était pas de son ressort. En clair, c’est la loi de la jungle qui prévaut. Les porteurs font ce qu’ils veulent. Sans compter tous ces jeunes qui s’imposent pour vous aider malgré vous. C’est une mauvaise image qu’on donne du Maroc. 
    M. N

     

     

     

     

    Bacheliers: quel destin ?

    Seule une minorité d’élèves inscrits aux CP de l’Ecole  publique  marocaine accèdent aux Terminales.   Le taux global de réussite au bac marocain est souvent moyen. Une très faible frange d’élèves obtient de bons scores.  Les officines régionales des examens affichent en trophée leurs statistiques et encensent leurs rares  hautes performances. Quant aux lycéens, ils  sont conscients que c’est là une étape cruciale de leur existence et ils sont inquiets pour leur l’avenir.  Ils se voient incapables de réussir à l’Université ou suivre une formation professionnelle crédible.  Pourtant ces jeunes ont sacrifié 12 à 15 ans de leur existence sur les bancs délabrés de l’école publique.  Et ils en sortent avec un niveau souvent désastreux. Et dans le supérieur, ils peinent encore plus car l’enseignement y est dispensé en français.  Et beaucoup abandonnent.
       Les candidats aux baccalauréats scientifiques marocains ont fait pendant au moins trois années de la physique, de la chimie, de la biologie, de la géologie et l’écologie au tableau noir avec de la craie.  Ils étudient  l’électricité sans voir l’ampèrimètre ou un voltmètre, l’électronique sans l’oscilloscope, de l’énergie sans le calorimètre,  le magnétisme sans voir au moins une simple boussole fonctionner. Ils ont étudié en chimie, des acides, des bases, des matières organiques, l’oxydoréduction sans toucher ni eux ni leur professeur un tube à essai ni pu voir ces substances.   Au Nord du Maroc ils étudient l’arganier, au Sud le cèdre, ils les imaginent des arbustes. Ils étudient le littoral, les fleuves, les vallées les plaines et les montagnes sans jamais sortir de leurs bidonvilles. Dans d’autres pays l’enseignement scientifique se fait bien autrement. Les travaux pratiques (TP) avec matériels et les travaux dirigés(TD) avec documents, sont obligatoires et ils se font en petits groupes. Les enseignants sont tenus d’illustrer leurs cours magistraux par le réel et des expériences. Il en fut bien ainsi dans les lycées du Maroc autrefois.  Par ailleurs les enseignants se trouvent au lycée devant des classes monstre dépassant souvent 50 élèves alors que la norme pédagogique est de 25. Dans ce contexte de classes surchargées une bonne partie du temps imparti à l’enseignement est consacré à la gestion du grand groupe classe.   Dans ces grands groupes classe les enseignants ne sont pas disponibles pour déceler les difficultés de chacun de leurs élèves et les aider à les dépasser.  Ils ne peuvent pas développer les compétences de leurs élèves ou les aider à en construire de nouvelles.  Les élèves dits sérieux quant à eux ont pour mission majeure la transcription servile sur leurs calepins des informatisons pour les restituer au mieux intégralement lors des contrôles ou le jour de l’examen fatidique, le baccalauréat.  Il y a là un contrat tacite qui n’a rien de pédagogique Les bons élèves font ainsi du bachotage non de l’apprentissage vrai. Les autres se spécialisent dans la triche et la fraude  devenues  un droit au vu et au su de tous.  
    Il faut considérer les études avant tout comme un moyen pour affronter la vie avec clairvoyance et espoir.
    M. A.

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