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    Enquête

    Le flop des plans de retour volontaire

    Par L'Economiste | Edition N°:3811 Le 22/06/2012 | Partager
    Percevoir les allocations chômage d’avance
    Mais s’engager à ne pas rentrer avant trois ans
    Une perspective qui n’a pas séduit les MRE

    Appuyer les retours volontaires des émigrés, tel est l’objectif des plans de retour volontaire que l’Espagne avait lancés depuis 2003. Le dernier en date, avait été approuvé par le législatif espagnol en 2008. Le gouvernement socialiste espagnol de l’époque s’était montré très optimiste. L’exécutif de Zapatero s’attendait à ce que plus de 100.000 émigrés en situation régulière avec droit à des prestations sociales ou allocations chômage puissent profiter de ce plan. Mais même après trois années, on reste très loin de ces objectifs. Selon des chiffres de 2011, moins de 30.000 émigrés ont profité de ce plan, ce qui reste loin de la ruée que l’on attendait. Pourtant l’un de ses points forts est la possibilité de percevoir l’intégralité des allocations chômage en deux tranches. La première de 40% est payée avant le départ. Le reste après le retour, au consulat duquel dépend le lieu de résidence de l’intéressé. Mais le plan prévoit des conditions restrictives, la plus critique est le retrait de la carte de résidence et l’engagement à ne pas rentrer en Espagne avant trois ans. Cette dernière condition a échaudé pas mal d’émigrés. Bon nombre d’entre eux ne se sont pas résignés à risquer la perte de leurs documents, si chèrement gagnés, malgré les garanties espagnoles de retour et de priorité en cas de demande de retour. Ces conditions n’ont que très peu séduit les émigrés issus du Maroc, le contingent le plus important parmi les émigrés non communautaires. Ces derniers peuvent rentrer au Maroc sans trop de peine en cas de besoin, sans devoir s’engager à être bannis durant trois ans. Ce n’est pas le cas de ceux issus d’Amérique latine, le billet d’avion pour une seule personne peut atteindre les 1.000 euros. D’autre part, le plan ne prend pas en considération le cas de mariages mixtes ni celui des familles marocaines dont l’un des conjoints a eu la nationalité, très fréquents parmi les Marocains.

    Les Roumains et les Marocains en tête

    L’Espagne accueille 5,2 millions de résidents étrangers dont la moitié sont issus de pays non communautaires. Les Marocains avec une carte de résidence constituent la première nationalité avec 801.700, selon des chiffres officiels espagnols, soit un peu moins du tiers du total des résidents étrangers non communautaires. Leur taux a connu une variation notable de 5,7% par rapport à 2010. Ils sont suivis de loin par les Equatoriens avec un peu plus de 300.000 personnes et les Boliviens avec 224.000.La seule nationalité à dépasser la marocaine en termes de nombre est celle roumaine avec 912.000 citoyens issus de ce pays, installés en Espagne mais ils sont soumis à un régime différent car considérés des résidents issus de pays de l’Union Européenne.

    A. A.

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