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Enquête

Le business de l’anti-âge

Par L'Economiste | Edition N°:3801 Le 08/06/2012 | Partager
Un secteur qui vaut son pesant d’or
Mais omerta sur les tarifs

Le vieillissement de la population, l’émergence de cadres seniors dotés d’un pouvoir d’achat plus élevé, la durée de vie dans le travail plus longue et l’image de jeunesse comme critère d’employabilité se combinent pour doper le marché de l’anti-âge

«SOURIEZ, jeunes filles, pour que vos rides soient bien placées», disait-on à nos grands-mères pour les aider à accepter les marques du temps. Ces rides, qui étaient synonymes de sagesse,  personne n’en veut aujourd’hui. On le sait, dans la société actuelle, tout ce qui est «gros ou vieux» n’est pas beau. La mode du parfaitement lisse, éternellement jeune est tendance. Une vague sur laquelle surfent avec succès les entreprises de cosmétiques et la chirurgie esthétique. Celles-ci d’ailleurs «chassent» désormais aussi la gent masculine. Et oui, ces messieurs se soucient de plus en plus de leur apparence, de leur bien-être. Ce qui place «l’anti-âge» comme un segment majeur dans le secteur de la cosmétique. Dans le monde, en 2010, il a représenté un chiffre d’affaires de 11 milliards  d’euros, dont 40% de soins de visage. Le vieillissement de la population, l’émergence de cadres seniors dotés d’un pouvoir d’achat plus élevé, la durée de vie dans le travail plus longue et l’image de jeunesse comme critère d’employabilité se combinent pour doper ce marché.
Au Maroc, difficile d’avoir des chiffres officiels, le «black» étant très courant. Les grands groupes comme les petites entreprises spécialisées dans la cosmétique misent des sommes colossales dans la recherche. Celle-ci a fait d’énormes progrès, proposant aux femmes comme aux hommes des techniques de plus en plus élaborées. «Mais les tendances du marché confirment la demande pour diminuer le plus tôt possible, avec douceur et sans douleur, les signes du vieillissement en faisant appel à des procédés non invasifs, moins agressifs que la chirurgie», explique Anne Lestel, consultante médicale esthétique chez Concept Bien-Etre Botuha. Il existe, selon elle, au Maroc plusieurs «soins complets et personnalisés anti-âge», adaptés à tous les types de peau, aux femmes comme aux hommes, à partir de 30 ans. Peeling de reprogrammation cellulaire, Led, électroporation, comblement des rides par injection d’acide hyaluronique et botox… une large panoplie pour répondre à la volonté de gommer ou de ralentir les effets du temps. Cet engouement a contribué à «démocratiser les prix», au point que ces prestations ne sont plus seulement réservées aux patients aux revenus supérieurs. Selon un praticien, ce sont les injections de toxine botulique qui ont plus de succès, suivies par les infiltrations de produits de comblement des rides. Ces traitements, non pris en charge par les mutuelles, doivent être refaits une, voire deux fois par an. Le coût des séances commence à 2.500 DH pour l’acide hyaluronique et 4.000 DH pour le botox.

 

F. E. O.

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