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Europe

Dette grecque
Semaine cruciale pour l’avenir du pays

Par L'Economiste | Edition N°:3624 Le 27/09/2011 | Partager
Le gouvernement devrait annoncer de nouvelles mesures de privatisation
Un «défaut ordonné», le scénario le plus probable

Les dirigeants grecs sont confrontés à deux problèmes majeurs: la pression des créanciers internationaux et la colère d’une population très touchée par le chômage et le déclin économique

Cette semaine devrait être décisive pour la Grèce, qui voit s’aggraver de plus en plus sa situation d’endettement. Après la suspension de leur visite officielle dans le pays, les représentants de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI), chargés de surveiller les finances publiques grecques depuis l’accord de refinancement négocié en mai 2010, pourraient bientôt revenir dans la péninsule hellénique si un nouveau plan est adopté par le gouvernement Papandréou. L’objectif pour les dirigeants grecs étant d’obtenir l’accord des membres de l’Eurozone sur le déblocage d’une sixième tranche de prêt, d’une valeur de 8 milliards d’euros, par les bailleurs de fonds. Athènes se voit donc dans l’obligation de faire bouger les choses en interne, en appliquant de nouvelles mesures d’austérité visant à réduire sa dette faramineuse de 350 milliards d’euros. Les scénarios évoqués par les différents analystes ne sont toutefois pas très optimistes. En Grèce, on dit que le «défaut ordonné» est la solution la plus efficace pour résoudre les problèmes budgétaires du pays. Cette méthode consiste à donner aux investisseurs des obligations zéro-coupon à la place du paiement des coupons et du remboursement initial. Un autre scénario évoqué est une décote de 50% pour les détenteurs d’obligations, c’est-à-dire l’abaissement de moitié de la valeur des obligations sur le marché. La Grèce devrait donc annoncer un plan de privatisation, qui concerne notamment l’extension de la licence d’exploitation de l’aéroport d’Athènes à un organisme privé. La société de jeux Opap, appartenant à l’Etat, est également sur les tablettes de la privatisation. Le gouvernement avait en effet promis de procéder à ces mesures dans le but d’économiser quelque 5 milliards d’euros d’ici la fin de l’année et jusqu’à 50 milliards d’euros d’ici 2015. Les dirigeants grecs sont ainsi confrontés à deux problèmes majeurs: la pression des créanciers internationaux et la colère d’une population très touchée par le chômage et le déclin économique. Ainsi, des campagnes contre le paiement d’une nouvelle taxe exceptionnelle sur l’immobilier, adoptée par le gouvernement ce mois-ci, sont menées un peu partout, dans un pays où 70% de la population sont propriétaires de leur bien immobilier.

Amine EL HASSOUNI

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