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Focus

Industrie automobile
Somaca prépare son offensive à l’export
Entretien avec Fabrice Delecroix, DG de Somaca

Par L'Economiste | Edition N°:3624 Le 27/09/2011 | Partager
50% de la production ira vers la France, Espagne, Hollande, Italie, Portugal, Turquie…
132 millions de DH investis

«Cette année, sauf incident sur le dernier trimestre, l’on table sur une production autour de 60.000 véhicules. 2011 sera donc une année record à la fois en termes de chiffre d’affaires et en termes de production», annonce Fabrice Delecroix, DG de Somaca

Saut qualitatif chez la Société marocaine de construction automobile (Somaca). Le site modernise l’outil de production et passe au mode 3x8. En plus du volume de production et du chiffre d’affaires record, l’usine devra booster ses exportations… Au Maroc, sur les quatre voitures les plus vendues, trois sont produites à Somaca.

- L’Economiste: Quelles synergies possibles entre Somaca et le site de Tanger?

- Fabrice Delecroix: Les synergies sont importantes entre les deux sites. Pour l’instant, c’est plus Tanger qui bénéficie de l’expérience de Somaca. Nous sommes amenés à former régulièrement soit des opérateurs, soit des agents de maîtrise. C’est également le cas sur le périmètre ingénierie. Nous avons en ce moment un certain nombre d’ingénieurs en formation à Somaca. Finalement, les synergies reposent sur Somaca comme outil industriel expérimenté qui met ses compétences et son process à la disposition de Tanger pour réussir le démarrage. Après, il y aura plusieurs synergies sur un autre registre. Car, avec les deux sites de production, nous aurons des véhicules avec des plateformes communes. Donc, nous aurons des problématiques communes à traiter en plus de ressources pour s’entraider sur différents aspects. Par ailleurs, dans le court terme, Somaca devra recevoir une partie des pièces qui arrivent en CKD de Roumanie à partir de Tanger. L’objectif de ces synergies est de contribuer à améliorer la performance économique des véhicules produits et des sites, mais aussi améliorer la qualité en permanence.

- Quels investissements comptez-vous mettre en place à Somaca?
- Pour vous donner un ordre de grandeur, nous avons investi en 2011 l’équivalent de 132 millions de DH. Il faut savoir que depuis que Somaca a démarré les produits de la famille Logan, Sandero et Stepway, le site de production a régulièrement investi dans son outil industriel, soit pour moderniser le site, soit pour optimiser les process. Tous les ans, nous procédons à la maintenance de nos installations pendant une période de 3 à 4 semaines (ndllr: durant le mois d’août). Il y a aussi le volet modernisation du processus, soit pour améliorer la qualité de nos véhicules, soit pour renouveler les installations devenues obsolètes. L’élément le plus important cette année a porté sur des travaux pour dimensionner la tôlerie de la Logan, de façon à passer de 10 à 15 véhicules par heure. Pareil pour le flux montage, l’on a dimensionné le process pour arriver à 15 véhicules/heure.

- Pour 2012, les investissements devraient être plus conséquents puisqu’un renouvellement de la Logan est prévu en 2013?

- C’est vrai que l’on travaille sur un projet de renouvellement de véhicules à Somaca. Mais aujourd’hui, c’est un peu prématuré de vous en dire plus en termes de type de produit ou de date de démarrage. C’est clair que le fait d’avoir un renouvellement à moyen terme va aussi nous amener à monter le niveau de production ou du moins le maintenir dans des proportions similaires à 2011. Une chose est sûre, le niveau d’investissements n’est pas amené à baisser dans les prochaines années.

- Quelle sera la capacité de production cette année?

- Finalement 2011 se présente comme une année record! Sur le chiffre d’affaires, nous comptons dépasser les 5 millions de DH cette année contre 3,6 millions en 2010. Sur le volet production, Somaca a réalisé 42.000 véhicules l’an dernier. Cette année, sauf incident sur le dernier trimestre, l’on table sur une production autour de 60.000 véhicules. Donc 2011 sera une année record à la fois en termes de chiffre d’affaires et de production. Pour 2012, c’est un peu prématuré d’en parler. Autre nouveauté, depuis le 1er avril, Somaca est passée au mode 3x8. Ce qui est une première dans l’histoire de l’entreprise.

- Comment se répartit la production entre l’export et le marché local?

- Pour la première fois en 2011, Somaca vient en support du site de Pitesti (Roumanie), puisqu’on a démarré beaucoup de versions dont une bonne partie est destinée à l’export. Globalement, l’ordre de grandeur fait que 50% de la production est destinée au marché marocain et 50% à l’export. Les volumes export, compte tenu du délestage de Pitesti, vont essentiellement vers la France, l’Espagne, la Hollande, l’Italie, le Portugal, la Turquie. Des volumes qu’on ne faisait pas jusque-là. La forte demande sur Duster (ndlr: produite à Pitesti) fait que ce site n’était pas en mesure de répondre à la demande commerciale de ces pays. Ce qui a permis à Somaca de produire en complément de Pitesti ces véhicules (Logan, Sandero et Sandero Stepway) avec un volume d’activité conséquent en 2011. Il y a aussi les exportations vers l’Egypte, la Tunisie…

Politique RH

Valeur aujourd’hui, et à la veille du lancement de l’usine de Tanger, la seule unité industrielle opérationnelle dans l’automobile reste Somaca. C’est dire que l’entreprise trouve des difficultés à recruter des profils pointus ou du moins adaptés à l’activité de l’assemblage. Les besoins sont considérables dans les métiers de l’automobile. L’entreprise fait appel à une multitude de métiers: achats, logistique, fabrication, ingénierie, fonctions support… «Nous avons besoin en permanence de profils pointus. Plus encore, l’arrivée de Renault Tanger nécessite une montée en compétences avec des plans de recrutements. Sur Somaca, une stratégie a été déployée qui tient en compte la rareté de la ressource et qui jongle entre deux schémas», souligne Fabrice Delecroix, DG.

Propos recueillis par Amin RBOUB & Ilham BOUMNADE

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