×
  • L'Editorial
  • Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2020 Prix de L'Economiste 2019 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    De Beaux-livres pour célébrer le patrimoine marocain

    Par L'Economiste | Edition N°:3618 Le 19/09/2011 | Partager
    De la culture amazighe à la biodiversité dans l’Oriental
    Une idée sur la diversifica- tion de nos régions et leur richesse

    «Notre but est de prospecter l’Oriental, du sud au nord, en commençant par les régions situées autour de Bouanane et Figuig», indique l’auteur du livre Michel Eymerich, naturaliste et photographe. «La biodiversité au Maroc oriental (itinéraire d’un naturaliste)», 280 pages, prix de vente public: 550 DH

    LA série des Beaux-livres sur les villes et régions marocaines va s’enrichir bientôt de nouvelles parutions. En effet, pas moins de quatre Beaux-livres, en gestation, seront lancés dans les semaines à venir par les éditions la croisée des Chemins.
    Le premier ouvrage met en avant une culture millénaire avec de nombreuses photos et représentations de bijoux, objets en bois, poterie, décoration… Commandité par l’Ircam (Institut royal de la culture amazighe) et réalisé par un collectif d’auteurs, «Art et architecture amazighs» s’est donné pour mission de sensibiliser le lecteur à la richesse et à l’originalité de l’esthétique rurale.
    «Une pléiade de spécialistes s’est prêtée, avec science et bonheur, à un exercice de présentation des différents domaines dans lesquels s’est illustrée la créativité des artistes-artisans ruraux, notamment dans l’architecture, le travail du bois, les bijoux, le tapis et la poterie», affirme Ahmed Boukous, recteur de l’Ircam dans la préface du livre. L’ouvrage a aussi pour vocation d’alerter l’opinion publique et les responsables sur la situation fragile de l’art rural, menacé par «la production marchande et les produits d’économie monétaire», selon les termes de Boukous.
    Même constat formulé par Abdelkader Retnani, éditeur du livre. D’ailleurs, comme il le souligne dans son introduction, si le patrimoine artistique et culturel amazigh est coté sur le marché de l’art et source d’inspiration pour les artistes et designers, il ne profite pas aux populations qui en sont productrices ou détentrices. «L’intérêt affiché trouve son explication dans sa valeur marchande plus que dans la volonté d’étude scientifique ou iconographique et de préservation du patrimoine», affirme-t-il.
    Enfin, le livre se veut également un moyen pour immortaliser la créativité ancienne amazighe dans le domaine du patrimoine mobilier.
    Le texte est de ce fait une source pour la compréhension, l’information réfléchie, mais demeurera incomplet et inintelligible sans l’apport de la photographie, souligne-t-il.
    «Laâyoune, une épopée urbaine au cœur du Maroc saharien», c’est le deuxième ouvrage qui verra le jour pour la rentrée. Après Fès, Oujda, Rabat, Essaouira, Tanger, Marrakech, Meknès… c’est au tour de Laâyoune de faire l’objet d’un Beau-livre qui met en avant ses richesses et ses atouts. «Mon coup de coeur pour Laâyoune, que j’ai visitée la première fois en 1981, m’a permis, lors de plusieurs autres séjours, de constater que cette ville, surgie du sable, montre la volonté de toute une région d’aller de l’avant», témoigne Retnani, dans sa préface.
    Et toujours dans la série des Beaux-livres consacrés aux régions marocaines, les éditions «La Croisée des chemins» comptent lancer deux ouvrages consacrés cette fois-ci à l’Oriental: «La biodiversité au Maroc oriental (itinéraire d’un naturaliste)» et «Les grands espaces du Maroc oriental». «Il existe malheureusement très peu de livres sur l’Oriental, dont la biodiversité est tellement riche. Ces livres permettront aux lecteurs de mieux connaître la richesse de la biodiversité de toute cette région qui englobe plusieurs villes: Oujda, Figuig, Berkane, Bouarfa…», souligne Retnani.
    Commençant par les régions situées autour de Bouanane, Bouarfa et Figuig, Michel Eymerich, auteur du livre «La biodiversité au Maroc oriental (itinéraire d’un naturaliste)», est allé à la découverte de la faune locale tout au long de son périple dans le sud saharien de l’Oriental, observant notamment les singes magots (aux alentours d’El-Hajeb et Azrou,) les traquets du désert (beau oiseau de la famille des Muscicapidés), les hérissons, les grenouilles, les couleuvres, les caméléons...

    Aziza EL AFFAS

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc