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    Culture

    Gad Elmaleh à Casablanca
    Promesses tenues pour le Bidaoui

    Par L'Economiste | Edition N°:3617 Le 16/09/2011 | Partager
    Retour «triomphal» de l’enfant terrible du rire
    Dernière représentation ce vendredi

    «Le moment que je préfère sur scène est quand je suis moi-même et où je me dévoile. C’est plus difficile que d’inventer des personnages où il suffit de mettre un masque et une perruque», souligne Gad

    C’EST dans un complexe Al Amal en ébullition que l’enfant chéri de Casablanca a démarré en trombe ses représentations. Deux soirées ont été déjà organisées (mercredi 14 et jeudi 15 septembre) et la dernière a lieu ce vendredi soir. C’est sans aucun doute l’événement artistique le plus attendu de la rentrée.
    C’est un Gad Elmaleh au «top» de sa forme que le public casablancais a retrouvé. Durant deux heures, il joue un remix de son dernier show «Papa est en haut», revisité à la sauce casablancaise. Pour l’occasion, Gad Elmaleh revêt son costume de «Bidaoui» pour poser un regard critique mais plein de tendresse sur sa ville natale, ses complexités et tout ce qui fait d’elle une ville unique et même «surréaliste».
    Comme à son habitude, il scrute les vibrations de tout ce qui bouge autour de lui. Le tramway, les boules de la Corniche, l’autoroute Casa-Rabat, les panneaux publicitaires, Derb Ghallef,.....passent au crible de la moulinette du comique. Sans oublier sa célèbre Madame Tazi, bourgeoise fassie haute en couleur, qui est devenue une véritable égérie.
    Il offre à un public totalement conquis deux heures de pur bonheur. Parce que Gad, en artiste complet, épingle délicieusement les préjugés et aiguille le sens des spectateurs avec une énergie et une liberté impressionnantes. Sur scène, il déboule comme une tornade et arrive en quelques secondes à se glisser dans la peau de ses personnages avec rapidité et souplesse, à passer d’une anecdote à l’autre et à créer une totale complicité avec un public qui réagit à ses moindres mouvements.
    Avec les années, on retrouve un artiste qui évolue et avance vers plus de finesse et de subtilité dans ses compositions. Le Maroc, dit-il, reste pour lui le pays de l’inspiration. C’est le pays des paradoxes, des contraires et des extrêmes. Et c’est toujours avec affection que Gad Elmaleh pose son regard bleu sur la ville qui l’a vu naître et grandir. Epoustouflant, drôle, il donne le meilleur de lui-même. «Au Maroc, ce n’est jamais le même spectacle, l’improvisation prend très vite le dessus, surtout que les gens l’ont déjà vu en DVD», a déclaré Gad lors d’une conférence de presse mardi 13 septembre. Grâce à Derb Ghallef , «le DVD a circulé! Ce que je ne conteste pas, mais je vais essayer de feinter les spectateurs, comme je fais toujours», poursuit-t-il avec humour. Le ton est donné. D’autant plus qu’il estime qu’à Casablanca, ça «vibre» plus.
    «Surtout que je n’ai pas de nostalgie par rapport au Maroc, car à aucun moment il n’y a eu de rupture avec mon pays». Il a certes évolué sur les scènes internationales depuis ces 15 dernières années sans pour autant oublier d’où il venait. D’ailleurs, souhaitant aider les jeunes artistes marocains en devenir, Gad leur tend la main lors de ces 3 jours de spectacles où ils assurent ses premières parties.
    En parallèle à sa carrière d’acteur du grand écran dirigé par Spielberg et tournant avec les deux monstres du cinéma que sont Al Pacino et Adam Sandler, Gad prépare son prochain spectacle où de nouveaux personnages verront le jour. Il sera consacré aux relations amoureuses, le couple et la complexité de la femme. «Une logique qui semble inversée, car j’ai parlé d’abord de paternité avant de parler du couple, comme j’ai mené ma vie», souligne-t-il. Arrivé au Maroc pour ses représentations, il a profité de l’occasion pour soutenir une cause qui lui tient à cœur. Il est ainsi devenu le parrain de SOS Villages d’enfants. Des formulaires sont distribués chaque soir, à la sortie des spectacles, pour sensibiliser ceux qui souhaiteraient aider ces enfants. Par ailleurs, dans un contexte politique quelque peu mouvementé au Maroc , on aurait pu penser que Gad Elmaleh y ferait quelques allusions. Il n’abordera pas ce sujet, même si cela «me concerne, m’énerve et m’angoisse», assure-t-il. «Cela ne m’intéresse pas de plaisanter sur la taille de Sarkozy, même si les hommes politiques qu’ils soient français ou marocains sont infiniment critiquables», déclare-t-il. Loin de plaisanter à travers des blagues aussi directes, il préfère à sa manière faire des réflexions sur l’humain. «D’autant plus qu’une blague sur la politique a une date d’expiration», estime-t-il.

    Zineb SATORI

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