×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique

    Elections
    Comment les listes seront révisées

    Par L'Economiste | Edition N°:3601 Le 23/08/2011 | Partager
    La date de l’opération fixée par décret
    Des commissions présidées par des magistrats

    La date de l’opération de renouvellement des listes électorales sera fixée par décret

    L’adoption en Conseil de gouvernement, le 18 août, du projet de loi relatif à la révision des listes électorales constitue une autre étape dans la finalisation des textes juridiques relatifs aux prochaines échéances électorales. Après le projet de loi sur l’organisation de l’opération d’observation des élections, celui réglementant le renouvellement des listes électorales, dont la date sera fixée par décret, vise à remédier aux lacunes des actuelles listes. La grande nouveauté concerne l’adoption de la carte d’identité nationale comme preuve unique de l’identité des électeurs inscrits sur les listes définitives, comme le stipule l’article 1 de ce texte. Ce dernier prévoit que le renouvellement des listes électorales sera réalisé par des commissions administratives créées au niveau des communes et des arrondissements. Figurent parmi leurs membres, un juge nommé par le premier président de la Cour d’appel relevant de la commune ou de la circonscription (président), un représentant du conseil communal ou d’arrondissement, le pacha, le caïd ou leur représentant. Cette commission pourrait faire appel à toute autre personne pour consultation (art 3). La présence de magistrats au sein de ces commissions constitue une garantie pour la transparence de l’opération. Celle-ci portera d’abord sur l’examen des inscriptions mentionnées sur les listes électorales du 6 juin 2011. A cela s’ajoute l’inscription de nouvelles personnes ne figurant pas sur les précédentes listes. Au terme de cette étape, la liste provisoire, celle des radiations et le tableau des demandes rejetées seront déposés aux services des autorités administratives locales, de la commune ou de la circonscription pour une période de 5 jours, en vue de leur consultation et la formulation de plaintes de la part des concernés. Ces données seront transférées à une commission nationale qui sera chargée de superviser leur traitement informatique au niveau de l’ordinateur central du ministère de l’Intérieur. Celle-ci se compose du président de chambre à la Cour suprême, nommé par le premier président, un représentant de chaque parti politique, un représentant du ministre de l’Intérieur. Les données traitées seront transférées aux commissions administratives locales pour corriger les erreurs matérielles détectées. Ces éléments seront par la suite déposés aux services des autorités administratives locales, de la commune ou de la circonscription, en vue de leur consultation et la formulation de plaintes, avant la délimitation définitive des listes électorales.

     

    Relents de Campagne

     Les 7 djellabas du candidat
    Un futur candidat aux élections législatives anticipées dans la région de Settat a commandé 7 djellabas (de couleurs différentes) à un couturier d’habits traditionnels. Intrigué, ce dernier demanda au candidat (actuellement député) pourquoi 7 djellabas en même temps d’autant plus que l’artisan en question est débordé. Réponse de l’élu-candidat: «Il y a 7 souks dans ma circonscription et c’est une djellaba pour chaque souk».

     Flambée des prix du mouton?
    C’est ce à quoi il faut s’attendre cette année. Beaucoup de citoyens ne parlent d’ailleurs que de cela. Avec la campagne électorale qui démarre dès le lendemain de Aïd Al Adha, l’on dit que certains candidats potentiels ont commencé à promettre un mouton par ménage de 5 électeurs. Avis aux autorités qui doivent rester vigilantes, car il s’agit tout simplement d’un achat de voix.

    Les fantômes, enfin visibles
    Depuis quelques jours, pratiquement depuis l’annonce officielle de la date des élections législatives anticipées, de nombreux parlementaires ont subitement refait surface. Après le ftour, ils s’installent ostentatoirement sur les terrasses de cafés de leur circonscription. Manière de dire aux gens, «voilà, ne vous inquiétez pas, je suis encore là», oubliant de leur dire qu’il était aux abonnés absents depuis 2007.

     Une race… préservée
    Ils sont revenus. On croyait pourtant cette race en voie de disparition. En effet, les «smasria» des élections (intermédiaires) sont de retour. Ils jouent sur tous les tableaux. Au niveau des partis politiques en leur «rabattant» les candidats potentiels qui ont des chances de gagner dans leur circonscription et aussi beaucoup … d’argent. Du candidat, ils reçoivent du «bakchich» car ils lui ont trouvé une accréditation.


     Les imprimeurs se préparent
    Un jeune imprimeur de Chaouia a trouvé le bon filon pour faire marcher sa très petite entreprise. Il a déjà préparé des maquettes de flyers et autres tracts électoraux à l’intention des candidats aux législatives anticipées. Dans une démarche marketing courageuse, il contacte les candidats potentiels et leur propose ses produits, notamment des CD. Les prix sont discutés, mais fixés selon le candidat. Plutôt selon ses disponibilités financières. Un bon filon, non?

     

    Mohamed Ali MRABI

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc