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    Politique

    Les femmes entre quota et parité

    Par L'Economiste | Edition N°:3601 Le 23/08/2011 | Partager
    La liste nationale réduite de 90 à 74 sièges
    Des partis ne veulent pas des femmes

    La liste nationale aux élections législatives réservée aux femmes pour leur permettre une certaine représentativité au sein de la Chambre des représentants continue d’animer les débats. Milieux politiques, société civile et opinion publique alimentent à satiété ces débats. C’est que la question de la représentativité des femmes intrigue tout autant qu’elle intéresse et suscite l’intérêt. Elle intrigue parce que d’aucuns s’interrogent sur la dimension démesurée qui a été donnée à cette question qui, en principe, ne devrait pas en être une. Elle intéresse dans la mesure où d’autres se demandent ce que veulent vraiment nos femmes. Enfin, elle suscite l’intérêt parce que son sujet principal met tout le monde en flagrant délit de non respect de la Constitution. Et c’est certainement ce dernier aspect qui mérite que l’on s’y arrête et que l’on prenne le temps d’y réfléchir un peu.
    En effet, les associations de femmes courent aujourd’hui derrière un quota de représentativité au sein de la première chambre du Parlement. Elles semblent, d’ailleurs, assez satisfaites du quota de 30% à la Chambre des représentants. Un quota pour lequel elles ont bataillé dur. Pourtant, l’article 19 de la nouvelle Constitution leur épargne tous ces efforts à courir derrière un quota alors que la loi suprême du pays leur accorde la parité. En effet, il est stipulé dans cet article que «l’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractères civil, politique, économique, social, culturel et environnemental…». Mieux encore, cet article dispose que «l’Etat œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes» et même qu’«il est créé, à cet effet, une autorité pour la parité et la lutte contre toute forme de discrimination». On ne peut plus clair.
    Un autre article de la nouvelle Constitution confirme et appuie les dispositions de l’article 19. L’article 30 stipule clairement que «sont électeurs et éligibles, tous les citoyennes et citoyens majeurs jouissant de leurs droits civils et politiques. La loi prévoit des dispositions de nature à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux fonctions électives».
    Mais il est certain que la parité n’est pas pour demain. En tout cas, pour y arriver, il faut absolument se battre et investir le champ politique en adhérant aux partis. Et aussi en participant en nombre aux élections de leurs instances. Une bataille qui ne sera certainement pas de tout repos, nos partis gardant encore des directions où siègent de larges franges de caciques conservateurs à outrance. C’est que la mauvaise graine ne meurt jamais, comme on dit. Alors les mauvaises herbes continuent de proliférer dans les jardins de nos formations politiques. Même chez celles qui se plaisent à se prévaloir du progressisme et de la gauche. En attendant, l’on a appris que le ministère de l’Intérieur a réduit le nombre de sièges proposés dans le projet pour la liste nationale, entièrement féminine, de 90 à 74. Un amendement qui aurait été apporté par le département de l’Intérieur sans consultation des partis politiques.

    Jamal Eddine HERRADI

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