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    Europe

    Zone euro: Encore un sommet à suspense

    Par L'Economiste | Edition N°:3596 Le 16/08/2011 | Partager
    Les investisseurs appellent à la création d’euro-obligations

    LES capitales européennes et les investisseurs auront les yeux rivés aujourd’hui sur la rencontre à l’Elysée entre le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel. Les marchés attendent beaucoup des dirigeants européens. Certains analystes soulignent l’insuffisance des moyens mis en oeuvre pour protéger la zone euro à l’heure où les premiers signes d’une contagion de la crise sont observés en Espagne et en Italie. Le Fonds européen de stabilité, chargé de prêter aux pays en difficulté, n’aurait ainsi pas les ressources financières suffisantes pour sauver l’Italie si cette dernière tombait comme c’est le cas en Grèce, en Irlande ou au Portugal.
    Ceci dit, les investisseurs appellent à la création «d’euro-obligations», qui signeraient la mise en commun des dettes publiques de la zone euro. Si cette solution avait été mise en place, cela aurait permis d’éviter la crise actuelle. Il s’agirait d’emprunts communs de la zone euro pour mutualiser les risques des différents pays, les plus fragiles étant ainsi protégés par les plus forts. Le taux d’intérêt de telles émissions serait une moyenne des différents Etats du pot commun. Ce que refuse l’Allemagne car elle jouit grâce à ses performances des taux les plus alléchants, et risquerait d’être perdante. Le sommet franco-allemand ne risque pas d’apporter de réponses définitives sur ces deux sujets.
    Sur un autre volet, un certain nombre de pays européens, dont la France, voudraient accorder au président de l’UE, Herman Van Rompuy, de nouveaux pouvoirs au sein de l’Eurozone. L’ancien Premier ministre belge pourrait notamment s’occuper de coordonner les politiques monétaires de l’Union directement avec les chefs d’Etat et de gouvernement pour devenir de facto le porte-parole de la zone euro. Le Conseil de la zone euro serait complémentaire aux actuelles réunions de l’eurogroupe présidé par le ministre des Finances du Luxembourg, Jean-Claude Juncker. Il s’agirait de renforcer la cohésion au sein de la zone euro et diminuer le risque de crise, selon les analystes.

    F. Z. T.

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