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    Europe

    Plan d’austérité: Ça chauffe en Italie

    Par L'Economiste | Edition N°:3596 Le 16/08/2011 | Partager
    L’impôt de solidarité jugé injuste
    La notation souveraine mise sous perspective négative

    La CGIL, principal syndicat italien, décidera lors d’une réunion le 23 août la date d’une grève générale contre le nouveau plan de rigueur adopté vendredi dernier par le gouvernement de Silvio Berlusconi

    SILVIO Berlusconi continue de crouler sous les critiques. Son nouveau plan d’austérité est décrié par les italiens. La principale organisation syndicale brandit d’ailleurs la menace d’une grève générale pour dénoncer une «injustice». Samedi dernier, le président Giorgio Napolitano a signé le décret officialisant les mesures qui doivent permettre de réduire de 45,5 milliards d’euros le déficit budgétaire et de parvenir à l’équilibre d’ici 2013, un an avant ce qui avait été décidé le mois dernier. Ce décret qui doit être approuvé par le Parlement dans les soixante jours sera probablement amendé au cours du débat, qui commencera au Sénat le 22 août.
    Pourquoi une telle aversion? Le nouveau plan impose un impôt de solidarité de 5% sur les revenus annuels supérieurs à 90.000 euros et de 10% pour ceux qui excèdent 150.000 euros. Economistes, syndicalistes et chefs d’entreprises jugent toutefois qu’une nouvelle taxe sur le patrimoine, plutôt que sur les revenus du travail, aurait été préférable. Car elle aurait permis de faire contribuer les fraudeurs qui ne déclarent pas tous leurs revenus et possèdent souvent de grandes richesses. Pour eux, la nouvelle taxe de solidarité est un scandale. Le plan pèse beaucoup trop sur les classes moyennes et ne prévoit rien en faveur de la croissance. D’autres dirigeants craignent que les nouvelles mesures fiscales ne poussent les cadres supérieurs à partir à l’étranger. La taxe baptisée «Robin des Bois», qui concerne les sociétés du secteur énergétique avec plus de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et un million de revenus imposables est aussi qualifiée d’une «folie».
    L’Italie, qui avait été épargnée jusqu’à présent, a vu sa notation souveraine mise sous perspective négative par S&P le 20 mai et Moody’s le 17 juin dernier, avec une menace de dégradation d’ici 2 ans. Les agences
    s’inquiètent de la capacité du gouvernement Berlusconi, en difficulté au sein même de sa coalition et qui vient d’essuyer de cuisants revers politiques (élections municipales partielles et référendum), à tenir les engagements budgétaires dans un contexte de croissance atone, selon une note de Natixis. Le ministre des Finances Giulio Tremonti a dit que le déficit budgétaire tomberait à 1,4% du produit intérieur brut (PIB) en 2012, contre 3,8% cette année et serait effacé en 2013. Il a ajouté qu’il s’agissait là d’objectifs prudents.

    Fatim-Zahra TOHRY

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