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Politique Internationale

Tunisie: Reprise du procès contre le clan Ben Ali

Par L'Economiste | Edition N°:3593 Le 11/08/2011 | Partager
Une justice pour apaiser la fronde populaire
Crise de confiance, de mal en pis

Les procès en cascade des proches de Ben Ali et de Leila Trabelsi ont repris hier dans un climat tendu. La salle d’audience du palais de justice de Tunis était en état de sécurité maximale. La rue n’est pas contente, la crise de confiance s’installe entre la société tunisienne et le pouvoir après la libération d’anciens ministres et des ex-dignitaires du régime déchu. Le 4 août, Abdelrahim Zouari, ancien ministre arrêté le 13 avril a été blanchi dans une affaire de financement illicite du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) qu’il a dirigé entre 1988 et 2000. Il reste toutefois en détention pour des affaires de corruption.


Voitures de luxe

La veille Béchir Tekkari, ancien ministre de la Justice placé en garde à vue depuis le 11 juillet pour corruption présumée, a été remis en liberté. Enfin la police des frontières a laissé filer il y a quelques jours vers la France Saida Agrebi, figure emblématique du régime Ben Ali et bras droit de son épouse Leïla Trabelsi, alors qu’elle était sous le coup d’une plainte en justice.
Le peuple tunisien y a vu un message d’impunité envoyé aux anciens du pouvoir. L’Association des magistrats Tunisiens (AMT) a annoncé un dépôt de plainte auprès du tribunal administratif contre ces décisions.
La rue s’interroge également : ceux qui sont arrêtés sont plus des parents ou des hommes de main de Leila Trabelsi que des responsables de l’ancien pouvoir en place. Les manifestations qui continuent aujourd’hui à Tunis dénoncent notamment le retour sur scène de membres du Rassemblement constitutionnel démocratique (RDC), le parti dissous du président déchu.
La veille du procès, 234 voitures de luxe appartenant au clan de Ben Ali et de Trabelsi ont été exhibées par le ministère des finances tunisien. Les télévisions ont rendu publics certains détails croustillants.
L’une de ces voitures, spécialement conçue en Allemagne pour Leïla Trabelsi, avait été offerte comme cadeau d’anniversaire par son époux, pour un coût estimé à 700.000 euros. Selon le décompte des voitures saisies, la cadette du couple, une étudiante, possédait à elle seule dix autos de luxe. Certains jeunes de la famille faisaient inscrire leurs prénoms sur les plaques minéralogiques en lieu et place des numéros d’immatriculation obligatoires et nul autre qu’eux n’avaient droit aux vitres teintées, objet de pénalité pour les Tunisiens ordinaires. Quant à Ben Ali, terré en Arabie Saoudite, il a été condamné à ce jour à plus de 66 ans de prison dans trois procès par contumace. Et ce n’est pas fini.

Karim SERRAJ

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