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    Politique Internationale

    Grande-Bretagne, les émeutes se répandent

    Par L'Economiste | Edition N°:3593 Le 11/08/2011 | Partager
    Dépassé, le gouvernement pourrait faire appel à l’armée
    Les pires casses depuis 20 ans

    Mais si les rues de Londres ont connu un calme tout relatif, d’autres grandes villes britanniques ont eu une nuit plus troublée. Comme la veille, des émeutes ont éclaté à Liverpool mais également à West Bromwich et à Wolverhampton, au nord de Birmingham

    LE Premier ministre David Cameron doit s’en mordre les lèvres. Son lapsus: «culture de la peur » qui qualifie les événements de tragiques, crée un buzz de panique sur les villes. Des milliers de policiers étaient appelés en renfort hier. 16.000 policiers ont été déployés dans les travées londoniennes, contre 6.000 lundi. Plusieurs autres grandes villes, dont Manchester, Liverpool, West Bromwich ou Birmingham ont été le théâtre d’actes de vandalisme, d’incendies criminels et de scènes de pillage. Les émeutes se répandent comme une trainée de poudre.
    A côté des forces de sécurité, des groupes de défense ont été créés par les citoyens afin d’organiser la patrouille dans les quartiers chauds. La plupart évoluent via Facebook ou Twitter, les mêmes réseaux sociaux fustigés depuis le début des émeutes car susceptibles d’aider les émeutiers.
    Le Premier ministre n’a pas non plus fait dans la dentelle, lançant un message de fermeté depuis le perron de Downing Street. Aux citoyens, David Cameron a promis la sécurité –qui fait défaut : « La population ne doit avoir aucun doute sur le fait que nous ferons tout ce qui est nécessaire pour rétablir l’ordre dans les rues et les rendre sûres pour ceux qui respectent la loi ». Envers les casseurs, dont certains sont âgés d’à peine onze ans, il a eu la phrase de trop : « Si vous êtes assez vieux pour commettre de tels crimes, vous êtes également assez vieux pour être punis », a-t-il menacé les jeunes émeutiers. Les mineurs ne le sont plus, la vendetta donne bien des soucis au jeune premier ministre. Les images d’immeubles calcinés et de magasins pillés tournaient à nouveau en boucle sur les chaînes de télévisions britanniques, une publicité dont se serait bien passée la capitale à un an des jeux Olympiques. Signe que tout le monde est aux aguets, le match amical de football Angleterre - Pays-Bas prévu hier à Londres a été annulé. Berlin, Rome, Paris, La Haye, Lisbonne et Madrid ont donné des consignes de prudence à leurs ressortissants. Un recours à l’armée est pour l’instant exclu, même si les émeutes s’étendent de manière alarmante dans le pays face à des policiers visiblement débordés. Pour décourager les émeutiers, la police a publié les photos de fauteurs de troubles prises par les caméras de surveillance et suit les réseaux sociaux qui servent de relais aux émeutiers. Elle a également demandé aux parents de surveiller leurs enfants le soir. Après le printemps arabe, c’est l’été anglais.

    Karim SERRAJ

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