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    Finances-Banques

    La Bourse au plus bas niveau depuis 2009

    Par L'Economiste | Edition N°:3593 Le 11/08/2011 | Partager
    Le Masi se dirige vers un seuil de 10.500 points
    100 milliards de DH de capitalisation perdus depuis janvier

    (Source: Finaccess-Six Telekurs Mena)
    Contrairement à toute attente, le Masi se reprend lors de la séance d’hier et gagne 2,12% à 11.012,95 points. Néanmoins, il reste dans son canal baissier entamé depuis le début de l’année

    Après six séances de baisses consécutives, le Masi oscille entre rebond technique et fort repli. Au-delà du manque de visibilité qui règne sur la place depuis plusieurs mois, l’indice se voit fébrile devant les fluctuations des Bourses internationales. Un effet relativement psychologique est venu compléter ce climat d’attentisme. Une situation qui n’est pas sans conséquences. Le Masi a touché lors de la séance du mardi 9 août les -2,08%, cassant ainsi la barre des 11.000 points, un seuil qu’il n’avait pas franchi depuis fin 2009. En conséquence, sa variation depuis le début de l’année dépasse les -13%. Dans l’état actuel des choses, difficile de prédire un seuil de rebond technique. «Dans le canal baissier actuel du Masi, le support des 10.500 points reste le plus fort. Autrement le marché peut revenir vers des seuils de 9.800, voire même 9.000 points», estime un analyste. Dans ce sillage, notons que depuis le début de l’année, la place casablancaise a perdu plus de 100 milliards de DH de sa capitalisation.
    Le comportement des indices reste fortement corrélé à celui des grosses capitalisations. Les variations des secteurs (hors IAM) tels que bancaire ou encore l’immobilier font la pluie et le beau temps à la Bourse de Casablanca. A titre d’illustration, le comportement du titre Addoha ces dernières séances ne laisse pas indifférentes les fluctuations du marché (lire également page 10). En réalité c’est une partie intégrante de l’équation qui définit la place de Casablanca. Lorsqu’une poignée d’investisseurs paniquent (en émettant des titres à la vente), forcément il n’y a pas de contrepartie. Résultat: les indices plongent. La situation risque d’être encore plus grave. «Dans le cas où les volumes sont relativement élevés face à une correction régulière des indices, les épargnants sont envahis par un sentiment de crainte qui conduit, in fine, à la baisse du marché».
    En attendant, il sera difficile de prédire une date de sortie du cycle baissier. En tout cas, pas tant que la psychologie des investisseurs semble pencher vers un comportement de veille et d’attentisme. Cependant, ils pourront se consoler avec les publications semestriels qui tombent goutte à goutte pour procéder à leurs anticipations. Mais encore, ils semblent ne plus avoir d’effet poignant, en témoigne la réaction du marché face aux réalisations de mars. Le dénouement de la crise à l’international ou encore la visibilité sur la scène politique nationale peuvent être les éléments clés d’une éventuelle reprise.

    R. B.

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