×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Focus

    Titrisation: ça ne prend pas encore

    Par L'Economiste | Edition N°:3589 Le 05/08/2011 | Partager
    Même si la loi est déjà entrée en vigueur
    Les deux opérations annoncées toujours pas concrétisées
    3,5 milliards de DH à lever d’ici fin 2011

    En dépit du nouveau cadre juridique, la titrisation n’a pas encore connu le déclic. Sur le papier, plusieurs opérations ont été annoncées depuis plusieurs mois. Il y a le cas de l’ONE qui attend le visa du CDVM pour émettre un fonds en titrisation. L’Office envisage la création d’un «master fonds de placement commun en titrisation (FPCT) qui lui permettra de réaliser un programme de financement en plusieurs tranches. Dénommé Titrit, le fonds lancera une première émission de titres pour un montant de 1,5 milliard de DH pouvant aller jusqu’à 2 milliards de DH. Il s’agira pour lui d’acquérir des créances commerciales et/ou futures dont le risque moyen pondéré est meilleur que celui de l’ONE. Il y a également la Banque Centrale Populaire, qui, comme nous l’annoncions dans nos colonnes précédemment, envisagerait de créer un fonds doté d’un montant de 1,5 milliard de DH. Cependant, ces deux chantiers n’ont pas abouti pour l’heure. En effet, le marché est toujours hésitant pour le moment. Les opérateurs ne désespèrent pas pour autant. «Beaucoup d’entreprises s’informent de manière très sérieuse, procèdent à des études de faisabilité. Il y en a même qui ont entrepris des actions concrètes à fin d’entamer des projets de titrisation», souligne Hicham Karzazi, DG de Maghreb Titrisation.
    Après quelques années difficiles, marquées par un déficit juridique, de nouvelles prespectives pourraient se présenter.
    Les nouvelles normes prudentielles de Bâle III, notamment le durcissement des règles de solvabilité et le chantier sur la maîtrise des risques, mais aussi le creusement du déficit budgétaire, laissent entrevoir un recours de plus en plus important à cette technique. «Elle reste une alternative de financement importante pour les institutions financières et les entreprises», souligne un banquier. Ces exigences en termes de respect des ratios ou encore le facteur risque vont certainement accélérer le recours des banques à la titrisation. L’appétit des investisseurs pour des produits à rendements élevés devrait également dynamiser l’activité.

    Historique

    L’introduction de la titrisation au Maroc est relativement récente. Elle date de 1999 avec la promulgation d’une loi relative à cette activité. Il faut tout de même attendre 2002 pour la mise en application de ce texte, avec un champ d’application limité aux créances hypothécaires. Jusque-là, trois opérations ont été effectuées en dix ans pour un montant global de 3 milliards de DH. Mais avec l’entrée en vigueur du nouveau cadre juridique, plusieurs aspects ont évolué. Le panel des utilisateurs de cette technique a été élargi aux grandes entreprises privées. Elles pourront titriser certains actifs (souvent des actifs illiquides) et surtout reporter les risques y afférents à d’autres investisseurs. Au-delà, ce type de financement est obtenu à de meilleures conditions que celles offertes pour un emprunt bancaire. L’autre nouveauté est l’élargissement des actifs titrisables aux créances des établissements de crédit et organismes assimilés, des entreprises publiques ou encore des personnes morales délégataires ou titulaires de licence d’exploitation de service public.

     

    M.A.B.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc