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Europe

Zone euro
La conjoncture reste morose

Par L'Economiste | Edition N°:3588 Le 04/08/2011 | Partager
La stagnation industrielle s’affirme peu à peu
Le marché du travail demeure sinistré

Le taux de chômage dans la zone euro est resté stable en juin, à 9,9% de la population active, selon Eurostat. Près de 15,64 millions de citoyens de la zone euro étaient au chômage en juin, soit 18.000 de plus que le mois précédent

L’éventualité d’un plongeon de l’économie européenne dans une nouvelle crise est envisagée. Les trois premiers indicateurs conjoncturels de ce mois d’août dessinent déjà un environnement économique stagnant, selon les analystes.
L’indice PMI des directeurs des achats de l’industrie manufacturière de la zone euro en témoigne. «La croissance de la production ralentit, le volume des nouvelles commandes se replie dans l’ensemble de la zone euro», résume l’institut Markit. Il faut dire que les entreprises restent très prudentes en matière d’utilisation de capacités de production et d’investissements. «La succession des crises (subprimes, dettes publiques de la Zone Euro, dette publique des Etats-Unis…) conduit au maintien d’une aversion forte pour le risque, qui décourage l’investissement des entreprises déjà affaibli par le niveau bas de l’utilisation des capacités», indique Patrick Artus, le chef économiste chez Natixis.
Aux Etats-Unis, en Europe, au Japon, le secteur privé continue à se désendetter, la solvabilité des ménages étant encore faible surtout aux Etats-Unis avec la poursuite de la baisse des prix de l’immobilier. Ceci affaiblit bien sûr l’immobilier résidentiel.
La politique budgétaire est déjà restrictive en Europe. Elle va le devenir aux Etats-Unis probablement dès 2012, précise l’analyste.
Deuxième indicateur révélateur, le taux de chômage européen en juin dévoilé par Eurostat. Sur un an, il n’a que légèrement baissé dans la zone euro, passant de 10,2 % en juin 2010 à 9,9 % un an plus tard. L’Espagne est le pays le plus touché avec 21% de la population active déclarée sans emploi.
S’ajoute à la liste des indicateurs : l’inflation. Au premier semestre, la crainte qui a prévalu était celle d’un emballement des prix dû au renchérissement des cours des matières premières, pétrole en tête. Cette crainte est en train de disparaître.
Eurostat a fait part d’une stagnation en juin des prix à la production industrielle. La hausse de ces prix en 2011 a ainsi reculé de 6,2 % à 5,9 % en données annualisées, son taux le plus bas depuis six mois. Principale explication : la spéculation à la hausse sur les produits énergétiques s’estompe. Dans l’ensemble des pays émergents, la politique monétaire devient plus restrictive pour lutter contre l’inflation, selon une note de Natixis. Il y a cependant une forte hétérogénéité : la hausse des taux de réserves obligatoires freine fortement le crédit en Chine, tandis que la hausse des taux d’intérêt et l’appréciation du change ralentissent la croissance au Brésil. La politique monétaire reste expansionniste en Inde (malgré la hausse des taux directeurs) et en Turquie…

F. Z. T.

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