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Politique

Un congrès pour se mettre en conformité avec la loi

Par L'Economiste | Edition N°:2325 Le 24/07/2006 | Partager

Fin de semaine studieuse pour les militants du PJD. La formation menée par Saâdeddine El Otmani réunissait le 22 juillet, son conseil national et convoquait le lendemain, 23 juillet, un congrès extraordinaire. Le but, officiel de ces rencontres, est de se mettre en conformité avec les dispositions de la loi sur les partis. «Une formalité» pour le PJD, si l’on croit Abdelilah Benkirane. Mais, est-il vrai, comme l’affirme le membre du bureau politique, que ces assises restent «sans enjeux»? Il est clair que la conjoncture n’est pas pour conforter le sentiment de satisfaction affiché, tout au long des derniers mois, par les responsables du parti islamiste. Ces derniers avaient, d’ailleurs, commencé l’année 2006 dans le même esprit d’optimisme. Premier acte révélateur: le 31 décembre 2005, la réunion du conseil national avait entériné la volonté des militants de présenter des candidats du PJD dans la quasi-totalité des circonscriptions lors des élections législatives de 2007. Un sondage de l’IRI (Institut républicain international proche du parti américain au pouvoir) aurait fini par donner des ailes à quelques militants pjdistes qui se voyaient déjà aux commandes du futur gouvernement. Ses résultats créditaient le parti de 47% d’intentions de vote chez les interviewés. Les tournées de Saâdeddine El Othmani, que le parti prenait par ailleurs soin de médiatiser, ont donné lieu à des interprétations multiples. Retour sur terre lors de l’adoption par le gouvernement du projet de la révision du code électoral présenté par la majorité. Les pjdistes y voient un mauvais signal. Le secrétaire général du parti, qui organise tout de suite sa riposte, l’interprète comme une volonté délibérée de «neutraliser» le PJD. La déclaration est faite lors d’une conférence de presse donnée, au début de ce mois à Casablanca, par les représentants d’une douzaine de petites formations politiques pour signifier leur rejet du code. Le SG a troqué son langage conciliant contre une offensive verbale toute nouvelle. «Ils verront de quel bois on se chauffe». Le PJD s’est trouvé plutôt piégé et devait donner des comptes à des militants pas du tout convaincus de la justesse de cette démarche. La barre des 7 % n’est pas véritablement un frein contre un parti qui en réclamait 10 lors du débat au sujet de la loi sur les partis. Mais, les islamistes ont compris qu’avec le maintien du découpage électoral de 2002 leurs chances allaient être réduites. Leur tactique a été de vouloir faire pression en s’alliant à tous les mécontents, jouant sur la dualité des positions. Un coup, ils jouent dans la cour des grands, en plaidant pour des lois strictes coupant la route aux militants d’un jour et ceux de la dernière heure. Un autre, ils se rangent du côté de ces mêmes formations sans réel ancrage régional au nom de la démocratie. Le Conseil des ministres a pourtant reporté l’examen dans le projet de code électoral des questions relatives au mode de scrutin et des mesures donnant accès à l’accréditation des candidats au scrutin. Quelle interprétation en fait le parti? Benkirane laissait entendre que les réunions du week-end n’inscrivaient pas le débat sur ces questions à l’ordre du jour.K. R.

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