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Tourisme: Les promesses du Comité stratégique

Par L'Economiste | Edition N°:1926 Le 28/12/2004 | Partager

. Un crédit Azur à l’étude et une tarification industrielle de l’eau dans l’hôtellerie. L’agenda 2005 validé par le Premier ministreAgenda chargé pour le ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale, Adil Douiri, et les professionnels du secteur. A quelques jours des assises internationales du tourisme, prévues les 14 et 15 janvier 2005 à Ouarzazate, les rencontres se succèdent.La réunion du Comité stratégique du tourisme présidée par le Premier ministre Driss Jettou, jeudi dernier, est assurément une des plus importantes. Et des plus attendues aussi. En décembre 2003, peu de temps après la prise de fonction de l’actuel gouvernement, une première réunion du Comité stratégique s’était tenu en présence de Driss Jettou. Depuis, aucune autre rencontre d’aussi haut niveau n’avait réuni l’ensemble des intervenants. Au point de susciter les réactions de certains professionnels qui estimaient que le mode de fonctionnement de cet «instrument de pilotage» devait être revu. «Le principal ordre du jour de la réunion du comité qui a eu lieu jeudi 23 décembre consistait à présenter au Premier ministre l’agenda 2005 et lui exposer les différents verrous qui continuent d’entraver le développement du secteur afin de trouver, au plus vite, les solutions adéquates», déclare Jalil Belabbès Taarji, président de la Fédération nationale du tourisme (FNT): financement de l’investissement hôtelier, ressources financières de l’ONMT, copilotage institutionnel public-privé de la vision 2010, réforme de la fiscalité locale, et tarification de l’eau dans l’hôtellerie. «La réussite du plan Azur n’est plus un sujet d’actualité, explique un opérateur, puisque la majorité des stations a été concédée». Il s’agit aujourd’hui d’améliorer l’environnement dans lequel évolue l’entreprise touristique et le cadre réglementaire d’exercice de la profession pour permettre aux aménageurs développeurs d’attirer les investisseurs potentiels. Et la question du financement notamment des fonds propres reste entière.C’est une des raisons pour lesquelles la partie consacrée au financement lors de la réunion du comité a particulièrement retenu l’attention des parties prenantes. Un «crédit Azur» devrait incessamment être lancé. Ce crédit serait contracté sur une période de quinze ans à taux fixe avec un taux d’intérêt n’excédant pas 9%. «Cette formule correspond mieux à la durée de vie des établissements touristiques», explique le président de la Fédération du tourisme. Trois ou quatre banques de la place devraient proposer ce type de produit de «manière contractuelle et non réglementaire». . Rendez-vous dans six moisLe principe de la mise en place du crédit Azur aurait été acquis lors du Comité. C’est le financement en fonds propres qui semble plus complexe et nécessitera encore plus de temps pour être résolu. «Le caractère réglementaire du financement en fonds propres destiné à faciliter la création des fonds d’investissement est un obstacle que nous devons lever», estiment les professionnels. Le financement englobe également les ressources consacrées à la promotion institutionnelle. A l’ordre du jour depuis plusieurs années déjà, la réforme de la taxe sur la promotion touristique (TPT) devrait permettre une amélioration des recettes de l’ONMT. La polémique autour de cette taxe persiste. Les professionnels souhaitent que les transporteurs, aériens et maritimes, soient également assujettis. Une réunion devrait se tenir, dans les jours qui suivent les assises internationales, entre les représentants du ministère des Transports, ceux du Tourisme, les professionnels et le secrétariat général du gouvernement pour débattre des formules qui seraient applicables. «Si la réforme est adoptée, les recettes de l’ONMT qui incluent les recettes de la TPT et le budget de l’Etat devraient générer un milliard de dirhams à l’horizon 2010», estime Taarji. C’est sans compter les impayés actuellement dus par les opérateurs. Les créances en souffrance dans ce secteur atteignent en effet des dizaines de millions de dirhams. Autre réforme réclamée, celle de la tarification de l’eau. Les hôteliers se voient en effet appliquer une tarification domestique alors que les autres catégories d’industries bénéficient de la grille industrielle. L’application de la nouvelle tarification devrait se faire «au terme du premier trimestre». Les Conseils régionaux du tourisme devraient également voir leur rôle se transformer. Leur fonctionnement depuis leur création ne semble pas avoir abouti aux résultats escomptés. Une réunion est également prévu au lendemain des assises pour définir le nouveau rôle de ces instruments, indispensables au développement du tourisme. Mais c’est surtout l’esprit de dialogue et l’intérêt porté au secteur dont se félicitent à la fois les institutionnels et les privés. Rendez-vous est donné dans six mois pour une nouvelle réunion du Comité stratégique du tourisme. Amale DAOUD

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