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Tortures en Irak: Où s’arrêtera la tempête ?

Par L'Economiste | Edition N°:1764 Le 10/05/2004 | Partager

Le scandale d’Abou Ghraïb continue de secouer l’Amérique et alimenter la polémique au niveau international depuis la diffusion des premières images d’Irakiens humiliés sur la chaîne CBS le 28 avril. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld s’est expliqué et excusé vendredi devant le Congrès mais a refusé de démissionner.De son côté, le président américain, soucieux de minimiser l’ampleur des dégâts provoqués par l’affaire de la prison d’Abou Ghraïb, a déclaré samedi que les images de sévices et d’humiliations infligés à des détenus irakiens ne représentaient que “les méfaits d’une poignée de militaires”. Le président a, par ailleurs, répété sa conviction selon laquelle les Etats-Unis étaient les libérateurs de l’Irak et exprimé son soutien entier aux troupes américaines. Il a promis d’ouvrir une enquête en profondeur sur les prisons en Irak pour établir les faits et sanctionner les éventuels coupables. Tous les établissements pénitentiaires en Irak seront passés en revue pour “s’assurer que ces faits dégradants ne se répètent pas, promet-il. Rappelons que le président américain avait, jeudi dernier, pour la première fois, présenté publiquement des excuses dans cette affaire, suivi le lendemain par son secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, qui a exclu une éventuelle démission. Les six heures d’audition de Donald Rumsfeld au Congrès ont soulevé encore plus de questions sur les circonstances du scandale des détenus irakiens, laissant planer l’incertitude sur son maintien au Pentagone. Des sénateurs et des éditorialistes ont déploré que Rumsfeld n’ait pas répondu à la question centrale de savoir qui avait la responsabilité des militaires américains ayant infligé des sévices aux détenus irakiens à la prison d’Abou Ghraïb. Le secrétaire à la Défense s’est borné à dire que le Pentagone enquêtait. Mais “qui donnait les instructions aux gardes? Avaient-ils leurs propres officiers? Le renseignement militaire avait-il autorité sur eux?”…, autant de questions laissées aussi en suspens. La sénatrice démocrate Hillary Clinton a estimé que l’insuffisance des “réponses apportées à ces questions soulève beaucoup plus d’interrogations sur le fait de savoir si le secrétaire à la Défense peut continuer à exercer ses responsabilités efficacement”. Selon un proche de Condoleezza Rice, la conseillère pour la sécurité nationale de George W. Bush, cité par le New York Times samedi, “Donald Rumsfeld devient un problème pour le président et a compliqué la mission en Irak” en portant un coup terrible à l’image des Etats-Unis dans le monde, laissant ainsi ouverte l’option d’une démission.K.E.H (avec MAP & AFP)

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