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Affaires

Slimani et Laâfoura: Dernière phase de l’instruction

Par L'Economiste | Edition N°:1794 Le 21/06/2004 | Partager

. L’affaire sera jugée par la Cour d’appel de Casablanca «L’affaire Slimani-Laâfoura» est entrée dans la dernière phase d’instruction. Le juge Serhane, en charge du dossier, se donne jusqu’à la fin du mois de juin pour clore l’instruction. Dans la perspective de dissolution de la Cour spéciale de justice (CSJ), l’affaire sera renvoyée devant la Cour d’appel de Casablanca. Cette dernière dispose de la compétence territoriale requise. Le renvoi devant cette cour doit intervenir vers le 28 juin.En attendant, le juge d’instruction poursuit l’audition des accusés. Selon des sources proches de l’instruction, Abdelmoughit Slimani, ex-président de la communauté urbaine de Casablanca et ex-président de la commune des Roches Noires, un des principaux accusés dans cette affaire, aurait été pris d’étourdissements à plusieurs reprises. Son interrogatoire n’a commencé pratiquement que depuis une vingtaine de jours. Le juge d’instruction le faisait venir de la prison de Salé et se contentait de lui demander son identité avant de lui signifier la prolongation de sa détention préventive. Pas plus. Une “mise en scène” légalement et savamment orchestrée par le magistrat. Histoire de laisser “mariner” Slimani qui a craqué dès le premier interrogatoire. Ce dernier ne cesse de réclamer la présence de Jean-Victor Lovat, l’homme d’affaires suisse qui avait déposé, par avocat interposé, la plainte contre Slimani et Laâfoura. Espérant, peut-être, échapper à ses juges par cette manœuvre. Seulement, Lovat avait déjà pris la tangente avant même que la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) n’entame son enquête en septembre 2003. A ce propos, un magistrat d’Agadir a été entendu il y a deux semaines par le juge d’instruction. Il lui est reproché d’avoir laissé Lovat quitter le Maroc alors qu’il avait sur son bureau une plainte contre lui pour émission de chèques sans provision. Lovat aurait trouvé refuge en Argentine. Son extradition s’avère donc difficile. A part Slimani, les autres accusés étaient régulièrement entendus depuis le début de l’instruction en février. L’ex-gouverneur, Abdelaziz Laâfoura, en premier. Il a été “très coopératif” et a “révélé au juge d’importantes informations” qui l’ont aidé à remettre les pièces du puzzle en place. Mais cela n’a pas empêché le juge de refuser sa libération sous caution.


Confrontation

LE juge a aussi procédé à une confrontation entre Slimani et Laâfoura. Les deux “complices et amis d’hier” se sont tirés dessus à boulets rouges et se sont renvoyé les accusations. Tous les deux ont essayé de tout mettre sur le dos de l’ex-ministre de l’Intérieur, Driss Basri, prétendant qu’ils ne faisaient qu’ “obéir à ses ordres”. Le juge Jamal Serhane a également entendu l’entrepreneur irakien, Mohamed Wahib. Il avait lui aussi porté plainte contre “Slimani et associés”. En l’absence de Lovat, il sera le principal témoin à charge. Son témoignage a, paraît-il, permis au juge d’instruction, de démêler cette affaire.Jamal Eddine HERRADI

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