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Rapport d’Amnesty, remaniement… El Yazghi s’explique

Par L'Economiste | Edition N°:1813 Le 16/07/2004 | Partager

. “Je n’assume aucune responsabilité dans le débarquement d’Alioua”. “Sahara: je suis pour une solution politique négociée”Mohamed El Yazghi veut clarifier plusieurs points au sujet des derniers évènements qui ont jalonné la vie de son parti: comité central, commission administrative et 7e congrès programmé pour le printemps prochain. Cependant, c’est l’actualité qui a pris le dessus. Sur le rapport d’Amnesty International, le premier secrétaire de l’Usfp a rappelé qu’il avait lui-même soulevé le sujet lors d’un conseil de gouvernement. On a alors décidé d’étudier le rapport et de mener une enquête pour voir si des dérapages ont eu lieu. En tout cas, le ministre de la Justice a sommé le procureur du Roi d’aller sur place pour inspecter l’endroit. Selon le ministre de l’Aménagement du territoire, “ce lieu n’est pas secret. Il appartient à la DST qui l’a mis à la disposition de la police pour l’utiliser durant cette période de lutte contre le terrorisme”. El Yazghi est revenu également sur le remaniement pour dire que son parti s’y était opposé en raison du calendrier. Le mois de mars n’était pas propice à ce genre d’initiative. Le gouvernement et le Premier ministre faisaient l’objet d’une campagne de dénigrement. “Le timing n’était pas bon. Il fallait donc le reporter”, a-t-il affirmé. Ce dernier avait exigé de conserver les portefeuilles réservés à son parti même s’il devait se séparer d’un de ses camarades ministres. C’est chose faite. Le patron du parti est revenu sur le cas de Khalid Alioua. Il a assuré n’assumer aucune responsabilité dans son débarquement du gouvernement. “Si le Premier ministre m’avait consulté, j’aurais soumis le dossier au bureau politique du parti. J’aurais posé la question de savoir qui doit rester au gouvernement au lieu de qui doit le quitter”, a-t-il rappelé à ceux qui l’accusent d’avoir sacrifié Alioua. Pour lui, c’est le Souverain qui nomme et démet les ministres. La conclusion est claire sur ce sujet.El Yazghi a commenté également les derniers développements de l’affaire du Sahara marocain. Pour lui, la position espagnole est très positive. La déclaration de Miguel Moratinos, ministre espagnol des Affaires étrangères, recadre le dossier. Selon lui, son pays avait opté pour une “neutralité hypocrite”. Il faut en finir avec ces pratiques. D’ailleurs, l’organisation d’un référendum risque de plonger l’Afrique du Nord dans une crise sans précédent, a jouté le diplomate avant de se prononcer en faveur d’une solution politique négociée. La France et l’Espagne bougent en faveur d’un dialogue direct entre Rabat et Alger pour résoudre cette question qui empêche l’intégration maghrébine. Le plan Baker reste comme une solution optimale, dira El Yazghi, qui a rappelé que l’Algérie a voté dernièrement en faveur du rapport à l’ONU. “Même si ce rapport se réfère au plan Baker, des paragraphes plus loin parlent de solution négociée politiquement”.Les Sahraouis étaient également interpellés pour participer à la construction de la démocratie régionale. L’expérience espagnole dans ce sens est édifiante. Le Maroc peut aisément s’en inspirer.L’Usfp participe au gouvernement tout en continuant à poser le problème de la méthodologie démocratique qui vise à choisir le Premier ministre des rangs de la majorité politique. “C’est notre revendication et le pays doit aller dans ce sens”, a indiqué El Yazghi en réponse à ses détracteurs qui le poussent à quitter le gouvernement. A peine deux personnes sur 250 qui sont en faveur du retrait du parti de la majorité. Le même scénario s’était produit au début du gouvernement d’alternance. Certains prédisaient l’affaiblissement du parti au contact de la gestion des affaires publiques. C’est le contraire qui s’est produit, a expliqué El Yazghi. La réforme de la presse du parti est également dans le pipe. L’Usfp a réalisé une étude pour la réformer. Il s’agit de revoir la gestion et la version des journaux du parti. La vente du journal Al Ittihad Al Ichtiraki enregistre une baisse régulière. Pour El Yazghi, c’est un signal des lecteurs pour améliorer le produit. Il compte lancer une revue culturelle prochainement.


Quand El Yazghi juge Jettou

Pour le patron de l’Usfp, Driss Jettou joue parfaitement son rôle de Premier ministre. Il arbitre sur les malentendus qui surgissent entre ses ministres. Le témoignage d’El Yazghi est percutant lorsqu’il lui reconnaît la qualité de prendre le taureau par les cornes pour résoudre les problèmes difficiles comme c’était le cas pour la Sodea-Sogeta ou encore la BNDE. Mention très bien également pour les négociations avec les syndicats dans le cadre du dialogue social. Cependant, la communication lui manque un peu. S’il faisait un peu plus, il mettrait davantage en valeur les réalisations de son gouvernement, a rappelé El Yazghi.M. C.

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