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Politique

Sahara: Rien ne se fera sans accord politique

Par L'Economiste | Edition N°:1813 Le 16/07/2004 | Partager

. Appel à des consultations directes. Le plan Baker est-il tombé à l’eau?Les déclarations franco-espagnoles en faveur d’un traitement direct de la question du Sahara entre les parties concernées signifient-elles un rejet du plan Baker? Depuis quelques semaines, le dossier connaît une agitation diplomatique. La partie algérienne, y décelant un ralliement manifeste au Maroc, est hors d’elle. Plusieurs journaux ont férocement dénoncé “les pressions franco-espagnoles” qui obligent Alger “à faire fi de ses principes”.  “Nous voulons que ce processus soit maintenu dans le cadre des Nations unies et qu’il ne soit déplacé nulle part ailleurs, ni dans le cadre méditerranéen, ni dans le cadre du Maghreb, ni dans le cadre arabe”, a déclaré le chef de la diplomatie algérienne suite à ses entretiens avec le chef du gouvernement espagnol Luis Zapatero.Alger tente de résister autant qu’elle peut devant ce retournement qui, il faut le dire, est en faveur du Maroc. Car il y a bien eu retournement même si Paris et Madrid soutiennent avoir toujours privilégié le dialogue. “Rien ne se fera si chacun reste à part. Après 30 ans d’incompréhension et autant d’argent gaspillé, il est inadmissible de laisser la situation s’envenimer. Les principaux chantiers maghrébins sont arrêtés à cause de ce problème”, s’indigne une source diplomatique espagnole. Maintenant, il est nécessaire, comme le dit la source espagnole, de faire preuve de flexibilité, d’imagination et de créativité. La mission risque d’être difficile vu la divergence radicale entre Rabat et Alger. Pour le Maroc, la souveraineté est un principe inamovible. Alors qu’Alger refuse de dialoguer si les intervenants ne conviennent pas qu’il s’agit “d’un problème de décolonisation et du droit à l’autodétermination”. Le processus diplomatique étant fin et compliqué, on ne peut prédire s’il y aura entente ou pas. Toute la difficulté pour le Maroc est d’encadrer le dialogue de manière à respecter la souveraineté. Une fois autour de la même table, les diplomates auraient peut-être des solutions à faire valoir pour arriver à un rapprochement. Maintenant, le plan Baker est-il tombé à l’eau? La réponse est floue. Ni la partie espagnole, ni la partie française, encore moins les USA ne se sont clairement prononcés sur l’issue de ce projet de règlement en souffrance. L’Espagne demande un nouveau dialogue sous l’égide de l’ONU, mais ne dit pas quoi faire de la proposition de l’ex-émissaire Baker. De l’avis de la presse espagnole (El Pais), Zapatero a pris ses distances avec ce texte où il a quand même relevé quelques points positifs sans, toutefois, exiger de référendum.Les Etats-Unis versent aussi dans la thèse du dialogue, mais ne disent pas ce qu’ils comptent faire du fameux plan. “A ma connaissance, le document n’a pas été retiré de l’ONU”, répond habilement une source diplomatique américaine à Rabat. “Promouvoir un dialogue direct ne veut pas dire exclure l’Organisation”, ajoute la même source. Il en ressort que le plan Baker restera une carte parmi d’autres dans les mains des intervenants. Pour l’Espagne, si référendum il y aura, il faut qu’il soit le résultat d’un accord. Sinon, toute la région risque d’exploser. A rappeler que c’est justement cette échéance consultative que le Royaume a refusé dans la deuxième mouture Baker. Car prévoir un référendum après des années d’autonomie signifie que tout le processus de règlement reviendrait à la case zéro.Pire, prévoir un référendum dans des zones où la mésentente est viscérale mènerait à une défaite. A Chypre, le plan Annan pour la réconciliation des parties grecque et turque a essuyé un échec cuisant. En Irak, la transition politique se passe dans l’insécurité et les massacres.“Les grandes puissances considèrent que le dossier du Sahara doit être réglé entre Etats au lieu de le penser sous l’angle de l’autodétermination”, schématise El Hassan Bouqentar, professeur des relations internationales à l’Université Rabat-Agdal. Et elles le disent avec beaucoup de prudence. Car, “ni la France, ni l’Espagne ne vont sacrifier leurs intérêts au Maroc et en Algérie. Ils cherchent donc un compromis”, estime l’universitaire.


Ce qui intéresse les Espagnols en Algérie

L'Espagne et l’Algérie ont réaffirmé leur volonté d’amplifier leur “partenariat économique et politique”. Madrid souhaite avoir “une relation fluide” avec Alger. Les deux pays partagent la volonté de lutter contre le terrorisme et contre l’immigration illégale et d’accroître leurs échanges culturels. Outre l’énergie, les secteurs intéressant plus particulièrement les entreprises espagnoles en Algérie sont ceux des travaux publics, de la pêche et du tourisme.


Jettou à Tunis

LE Maghreb économique semble prendre du terrain sur le Maghreb politique. Driss Jettou est actuellement à Tunis pour parler de l’évolution de la coopération et de l’avancement de la mise en œuvre des différents accords communs, en particulier l’accord sur la zone de libre-échange. Les engagements internationaux des deux pays insufflent une nouvelle dynamique au processus régional. C’est devenu une obligation et non un choix. Les perspectives de mise en œuvre de l’accord d’Agadir, engageant des pays du Maghreb et du Moyen-Orient et l’accord d’association avec l’UE, sont des enjeux colossaux qui dépassent les blocages politiques. Des observateurs estiment que c’est l’intensification du commerce qui sauvera l’UMA. Nadia LAMLILI

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