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    Economie

    Pèlerinage: Moins de places que l’année dernière

    Par L'Economiste | Edition N°:2325 Le 24/07/2006 | Partager

    . La sélection des agences de voyages a commencé. Libéralisation à la jordanienne. Les agences aussi pourront vendre des voyages à bon marchéL’organisation de la prochaine saison du pèlerinage a commencé, avec toujours le même casse-tête. 279 agences de voyages ont postulé pour avoir une part des quotas du Haj destinés aux particuliers.Vendredi 21 juillet, la Commission (composée du ministère de l’Intérieur, de l’Office des changes, de la Fédération des agences de voyages, du ministère du Tourisme, des Finances) chargée de cette mission s’est réunie au ministère du Tourisme. Le département de Douiri veut sécuriser le processus de sélection et y mettre un maximum de lumière, car dans un contexte de pénurie, les accusations volent de toutes parts. En ouvrant la commission, le ministère joue la transparence. D’autant que cette année, il y a plus de joueurs et moins de gâteau que l’année dernière: 9.500 places, environ mille places en moins que l’année dernière.L’objet de cette réunion est l’ouverture des dossiers de candidatures des agences de voyages.Pour la première fois, les présidents régionaux des associations de voyages sont de la partie. La date de dépôt des candidatures était le 30 juin dernier. Les candidatures arrivent sous scellés et sont contrôlées et par le ministère et par la Fédération. Le cabinet d’audit Valyans accompagne le processus de sélection. Anticiper les surchauffes des espritsC’est la première étape avant la notation de chaque agence en fonction de ses performances. La Commission a enregistré 279 postulants. La plus grosse demande vient de Casablanca (108 agences) représentée par le président de l’association des voyagistes Othman Chérif Alami. Au préalable de l’ouverture des plis, 47 agences ont été d’emblée éliminées parce que leurs profils contrevenaient au cahier des charges: pas de directeur technique agréé, endettée, âgée de moins de deux ans ou incompétence de personnel. Chaque année, les agences de voyages soumissionnent à l’appel d’offres de la Commission, auprès du ministère du Tourisme, qui n’est en réalité que dépositaire du marché accordé aux voyagistes. Et depuis quelques années, les agences, qui n’ont pas la part qu’elle exigent, protestent. L’année dernière les protestations et les accusations étaient particulièrement vives (cf. L’Economiste des 10 et 17 août 2005, www.leconomiste.com). Cela, même si de l’avis du président de la Fédération des agences de voyages, Faouzi Zamrani, «la presse est en grande partie responsable de rumeurs et de polémiques qui n’étaient gratifiantes ni pour le ministère du Tourisme ni pour les agences de voyages» (sic!). En fait, les accusations antérieurement portées par certaines agences de voyages ont parfois été virulentes. Et ce pour un marché trop juteux: la marge nette sur un voyage peut varier de 5.000 à 15.000 DH, selon les estimations des professionnels. La marge est en moyenne de 2.000 DH sur le pèlerinage quand il est vendu par le ministère des Habous.Les 30.000 places (soit 1 voyage pour 1.000 habitants) accordées par l’Arabie saoudite sont réparties entre ministère des Habous et ministère du Tourisme (qui, lui, les cède aux agences) par une commission royale, indique le ministère. Pour cette année, le partage est: 20.500 pour les Habous et 9.500 pour les agences de voyages.Le premier département gère les produits économiques, destinés aux revenus modestes (à un prix plafonné à environ 23.000 DH). Le Tourisme, quant à lui, lance un appel d’offres aux agences de voyages, lesquelles fourniront des prestations plus sophistiquées -en principe- donc plus chères (grosso modo 35.000 DH). Cette année, les agences de voyages se disputeront moins de quotas que l’année dernière car il y aurait une forte demande du côté des Habous. Ledit ministère «a recensé la demande de la population cible avant de procéder à la tombola», explique le ministre du Tourisme, Adil Douiri. Il y aurait eu près de 60.000 inscriptions chez les Habous. L’on a accordé la priorité aux revenus modestes. Mais, dit Douiri, «à partir de l’année prochaine et en accord avec le ministère des Habous, les agences de voyages pourront commercialiser les produits dits économiques, dans la limite d’une part qui leur sera réaffectés. C’est-à-dire que le marché des «revenus modestes» ne sera plus l’exclusivité des Habous. Et pourquoi pas s’acheminer vers une sous-traitance complète? Ces packages seraient vendus à environ 25.000 DH au lieu de 23.000 DH. Certes les marges ne seraient plus aussi alléchantes rapportées au pèlerin. Mais cela permettrait de mettre en concurrence des gros capables de jouer sur le nombre et sur la qualité, et aussi de provoquer des synergies. D’ailleurs un projet de loi pour accompagner l’évolution du secteur est en gestation, indique le ministre.. DéléguerDouiri et son collègue Ahmed Toufiq ont une vision: se diriger vers le modèle jordanien. «En Jordanie, l’administration de tutelle n’organise pas elle-même le voyage. Elle sous-traite toute l’opération aux agences de voyages. Tous les pèlerins sont donc pris en charge par les agences», explique Douiri. Le ministre ne dirait pas non à une externalisation de la procédure d’attribution. La question reste cependant entière: est-il possible de déléguer à un organisme certifié ou encore à des compétences régionales pour répondre aux besoins, cela sans pour autant entraver l’esprit de la démarche? Mouna KADIRI

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