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Maroc-Inde: Possible reprise de Simef et General Tire

Par L'Economiste | Edition N°:1916 Le 14/12/2004 | Partager

. NTI, textile, tourisme, habitat insalubre… les opportunités à saisir. Le groupe Tata intéressé par la deuxième licence du fixe. Dans le textile, les Indiens bénéficient d’une filière intégréeEntre le Maroc et l’Inde, les opportunités d’affaires ne manquent pas. Les deux pays ont en effet beaucoup de choses en commun, toutes proportions gardées bien sûr. Driss Jettou, Premier ministre, l’avait d’ailleurs souligné lors de sa récente visite en Inde, du 5 au 9 décembre dernier: “Les problèmes des deux pays sont similaires, mais à des proportions différentes”, a-t-il déclaré. “Nous avons beaucoup à apprendre l’un de l’autre”. L’échange d’expériences était donc au cœur des discussions entre le Premier ministre marocain et le ministre des Affaires étrangères indien, un spécialiste d’Ibn Batouta, le plus célèbre Marocain en Inde. . Un ingénieur sur 6 dans le mondeDes freins comme la culture ou l’éloignement géographique peuvent être “facilement balayés”. Le partenariat entre l’OCP et le groupe indien “Birla” dans l’usine de fabrication d’acide phosphorique Imacid (le plus gros investissement indien à l’étranger), prouve que les affaires peuvent marcher envers et contre tout. De même, la possibilité de création d’une liaison maritime n’est pas à exclure, selon Taoufiq Ibrahimi, PDG de la Comanav, qui faisait partie de la délégation accompagnant le Premier ministre. Une étude de faisabilité sera lancée bientôt pour établir une ligne Casablanca-Bombay, confirme Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et du Transport. Avec plus d’un milliard d’habitants, le sous-continent est un marché gigantesque. Mais aussi un pays assez en avance dans des secteurs-clés tels que les nouvelles technologies de l’information ou le textile. Bangalore, la cité high-tech (une sorte de Silicon Valley à l’indienne) en est la preuve. Ne dit-on pas qu’un ingénieur sur 6 dans le monde est indien? Le Maroc essayera donc de capitaliser sur sa proximité avec l’Europe, et ses multiples accords de libre-échange, pour attirer des investissements indiens dans ce domaine. Des opérateurs dans les call-centers seraient particulièrement intéressés par des délocalisations à quelques kilomètres du vieux continent. L’Inde est une terre d’accueil des call-centers. Le décalage horaire avec l’Europe fait fuir quelques marchés. D’où l’intérêt d’en attirer quelques-uns au Maroc, mais encore faut-il résoudre le problème de la langue. Par ailleurs, le groupe Tata, géant indien présent dans une quarantaine de pays, aurait déjà affiché son intérêt pour la deuxième licence du fixe et une possible reprise de la Simef (entreprise publique de fabrication de motocycles), indique Rachid Talbi El Alami, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Affaires économiques générales. Objectif: relancer le projet de mobylette économique. General Tire, la société de pneumatiques qui a cessé ses activités, intéresserait également Tata. Pour son pôle NTI, à lui seul, Tata emploie quelque 10.000 ingénieurs pour un chiffre d’affaires de 11 milliards de dollars. . Oberoï n’a pas renoncé à AmelkisDriss Jettou ne revient donc pas les mains vides de son périple. Plusieurs pistes de coopération ont été explorées entre les deux pays, entre autres dans les domaines des NTI, tourisme, textile, industrie pharmaceutique (notamment pour les médicaments génériques), machinerie agricole …S’agissant du textile, les Indiens sont des partenaires de choix. Cette filière est chez eux totalement intégrée. En plus d’une qualité reconnue mondialement de leur produit. Dans le secteur touristique, le projet de reprise de l’hôtel Amelkis à Marrakech par le groupe Oberoï est, semble-t-il, réactivé. A un moment, le groupe était aussi intéressé par la reprise de Jnane Palace à Fès. La lutte contre l’habitat insalubre n’est pas en reste. Avec ses 200 millions de bidonvillois (le Maroc ne compte que près de 300.000 ménages dans ses bidonvilles), l’Inde est une mine d’informations et d’expériences en la matière, notamment concernant le financement de l’habitat du pauvre, souligne Ahmed Taoufik Hejira, ministre chargé du Logement et de l’Urbanisme. Une délégation représentant le ministère et la holding Al Omrane se déplacera dans un mois pour s’inspirer de l’expérience indienne en matière d’habitat insalubre. De nombreuses visites sont au programme de part et d’autre ainsi qu’une prochaine réunion de la Commission mixte maroco-indienne. Rendez-vous donc en 2005, sacrée année de l’Inde au Maroc.La forte délégation de ministres, neuf au total, a fait du bon boulot. C’est en tout cas l’impression qu’on tire à l’issue de l’expédition en Inde. Trois conventions ont été signées entre les deux gouvernements. L’une porte sur la coopération bilatérale dans les domaines de la production, la transformation et la distribution de l’énergie. La seconde régit le trafic aérien entre les deux pays, alors que la troisième porte sur la coopération dans le domaine de l’éducation et de la recherche agronomique. Les hommes d’affaires représentant la CGEM se sont contentés de “nouer des contacts”. Reste à voir si ces bonnes intentions seront concrétisées par des partenariats dans le secteur privé.


7h30 à l’aéroport

Officiels, hommes d’affaires et journalistes ont été hébergés dans trois hôtels éloignés, ce qui n’était pas pour faciliter la communication entre les membres de la délégation. Les ministres se sont rattrapés durant le long trajet de retour (14 heures de vol) en tenant, à tour de rôle, des mini conférences avec les représentants de la presse à l’arrière de l’avion. Certains membres de la délégation des hommes d’affaires ont vu rouge lorsqu’ils ont compris qu’il fallait être à l’aéroport à 7h30. Ils ont dû attendre jusqu’à 10h30, heure à laquelle l’avion a finalement décollé.Aziza EL AFFAS

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