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Economie

Maroc 2010
Nos chances face au poids de l’Afrique du Sud

Par L'Economiste | Edition N°:1762 Le 06/05/2004 | Partager

. Le rapport d’inspection de la FIFA octroie une note positive au Royaume. Mais l’Afrique du Sud reste un concurrent sérieux avec un potentiel plus séduisant. Comment ce document va-t-il orienter le vote des membres du comité exécutif?La 4e candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde sera-t-elle la bonne? A neuf jours du vote, un rapport de la Commission technique est venu “briser”, en quelque sorte, les espoirs des uns et des autres. Non que les chances du Maroc en soient amoindries. Car même si l’évaluation des inspecteurs de la FIFA place l’Afrique du Sud en tête des pays avec un potentiel d’organiser une “excellente Coupe du monde”, le Maroc garde toutes ses chances. Car il peut organiser une “très bonne Coupe du mode”, selon les propos du rapport d’inspection. Les jeux ne sont pas encore faits quoique certains observateurs voient déjà un petit penchant pour l’Afrique du Sud à travers le rapport d’inspection. Jamais, dans l’histoire de la Coupe du monde de football, la FIFA n’avait publié le rapport d’inspection. Et le recours à une classification des candidats sur des critères apparemment confus n’est pas innocent. On se demande, à titre d’exemple, comment on peut qualifier les capacités d’un pays à organiser une manifestation de cette envergure “d’excellente”, alors même que l’on écrit “qu’il n’a pas été possible de vérifier la façon dont les budgets ont été établis ou d’en comprendre la philosophie”. En outre, note le rapport, “les personnes se rendant à la Coupe du monde en Afrique du Sud (spectateurs et famille de la FIFA) devront éviter certains endroits pour des raisons de sécurité”.Selon cette logique, le Maroc mériterait plus qu’excellent. Car sur ce volet, le rapport relève que “le Maroc a fait une excellente présentation du budget, de sa structure et de ses détails”. Même cas que pour la sécurité, le rapport notant que “le Maroc est un pays sûr malgré les attentats terroristes de mai 2003. Le groupe d’inspection considère que la famille de la FIFA et les spectateurs y seront tout à fait en sécurité…”. Autre fait étonnant relevé dans le rapport d’inspection. Ce dernier note que l’Afrique du Sud est un pays où le “sport est très développé, surtout le criquet et le rugby”. Dans combien de pays joue-t-on au criquet? Ce même rapport omet de rappeler que des athlètes marocains détiennent des records mondiaux dans différentes disciplines. Dans les milieux concernés, on estime que la publication de ce rapport “sous-tend une volonté à peine voilée d’orienter le vote des membres du comité exécutif”. Mais en fin de compte, les 24 membres votants du comité exécutif peuvent étudier individuellement les dossiers de candidature. En ce qui concerne celui du Maroc, le président de la FIFA, Joseph Blatter, l’avait qualifié lui-même de “solide et consistant”. De plus, par rapport à ses concurrents, le Maroc a été plus transparent. Sans cacher les défaillances, il propose parallèlement des actions et projets pour y remédier. Pour d’autres pays, comme l’Egypte, le rapport de la FIFA va jusqu’à relever des “incohérences entre le dossier de candidature et ce qui a été présenté lors de la visite d’inspection”. Maintenant que les choses sont plus ou moins claires, il reste à l’Association Maroc 2010 de capitaliser sur les huit jours qui restent avant l’ultime présentation du dossier, le 14 mai. Les enseignements doivent être tirés du rapport du groupe d’inspection pour rectifier le tir. Pratiquement, cela revient à dire qu’il faut insister davantage sur les points forts de la candidature marocaine. L’atout proximité de l’Europe est à mettre en exergue. Deux à trois heures de vol seulement séparent le Royaume des principales capitales européennes. En plus, un réseau de dessertes maritimes et routier n’est pas à négliger. En période de vacances, plus de deux millions de passagers sont transportés par les ferries et autres paquebots. Algésiras, Sète, Gênes sont des ports qui sont reliés de manière régulière aux ports de Tanger, Casablanca et Nador. Le Maroc développe également son réseau ferroviaire. L’Office national des chemins de fer (ONCF) est à pied d’oeuvre, particulièrement ces dernières années, pour moderniser son réseau. Des trains ont déjà été commandés en Italie. Huit des villes retenues pour abriter les phases finales de la Coupe du monde, au cas où son organisation est confiée au Maroc, sont déjà reliées les unes aux autres par voie ferrée. Cette proximité avec l’Europe confère au Maroc une situation de choix. Les voyagistes n’hésitent d’ailleurs pas à la mettre au devant de leur argumentaire pour commercialiser la destination Maroc. Ceci amène inévitablement à soulever la question de l’hébergement, point important dans le cahier des charges de la FIFA. Le Comité d’inspection a relevé que le Maroc a les capacités nécessaires pour accueillir les spectateurs et la famille de la FIFA. Le développement de l’infrastructure hôtelière et de loisir est donc un atout fort. D’autant plus que ce développement a été prévu en dehors de l’organisation de la Coupe du monde 2010. Il entre dans la stratégie fixée dans le cadre de la Vision 2010 pour recevoir 10 millions de touristes.


Quelques points à remédier

Le groupe d’inspection de la FIFA relève qu’aucun membre de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) ne figure dans le comité de candidature. Cette absence a pesé lourdement dans l’appréciation du groupe qui estime que le contraire aurait permis de “laisser un héritage au football marocain”. Ensuite, le Comité d’inspection reproche au Maroc de n’avoir construit qu’un stade sur les quatre annoncés lors de la précédente candidature. La garantie apportée par le gouvernement n’était pas suffisamment convaincante. Dans tous les cas, trois stades sont en chantier avancé. Trois autres existent déjà et seront mis à niveau très prochainement. Reste trois autres, à construire dans le cas où l’organisation de cette édition 2010 est confiée au Maroc. L’autre point faible du Maroc, selon le groupe d’inspection, réside dans le fait qu’il y a peu de stades d’entraînement pour les équipes participant à la Coupe du monde. Une “lacune” dans le dossier de candidature, pourtant bien ficelé et qui n’a pas échappé aux membres du comité d’inspection. Comparativement avec le dossier sud-africain, ou le dossier égyptien, l’absence de ces stades a fortement pesé sur l’appréciation des membres du comité d’inspection.


Historique des candidatures marocaines

1re candidature: Courage et scepticismeLa candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde 1994 avait fait plus d’un sceptique. Evidemment, les chances du Royaume étaient très minces contre les pays européens et surtout contre les Etats-Unis, nouveau venu dans le gotha du football international. C’est ce pays qui a organisé cette édition. Le Maroc aura gagné en popularité. C’est Abdellatif Semlali, alors ministre de la Jeunesse et des Sports à l’époque, qui a orchestré cette candidature. Sans succès.2e candidature: Echec d’un essaiLoin de se décourager, le Royaume décide, sous la houlette du même Abdellatif Semlali, toujours ministre de la Jeunesse et des Sports, de tenter sa chance une deuxième fois. Le dossier de candidature a gagné en expérience, mais les stades étaient toujours présentés sous forme de maquette. Il n’y avait pas de quoi satisfaire la toute-puissante FIFA. La candidature marocaine à l’organisation de l’édition 1998 de la Coupe du monde échoue. C’est la France qui organisera cette édition. 3e candidature: On y avait cru…Jamais deux sans trois, dit l’adage. Le Maroc revient à la charge et présente sa candidature pour la Coupe du monde 2006. Face à lui, la puissante Allemagne de Franz Bekenbauer et aussi, pour la première fois, un candidat africain. L’Afrique du Sud s’est, en effet, portée candidate. Elle a failli réussir en obtenant 11 voix contre 12 pour l’Allemagne. Au Maroc, on y avait cru pendant un moment. Surtout que le Comité de candidature était piloté par Driss Benhima. Ce dernier aura tout fait, ou presque, pour amener la Coupe du monde au Maroc et en Afrique 4e candidature: On y croitAprès la décision de la FIFA de jouer l’alternance entre continents, l’Afrique aura sa coupe du monde en 2010. Du moins, cela est acquis. Le Maroc décide de présenter sa candidature. La constitution du dossier est confiée à Saâd Kettani, un businessman et banquier. Il constitue un comité de candidature et s’investit personnellement dans sa promotion. Il a, dit-on, fait le tour du monde au moins trois fois, visité les cinq continents, rencontré plus de 150 personnalités et eu des entretiens au moins deux fois avec l’ensemble des membres du Comité exécutif. L’avantage de cette candidature, c’est qu’elle a bénéficié des expériences précédentes. Aussi, fut-elle présentée comme un projet d’affaires. Jamal Eddine HERRADI

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