×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

La Bourse efface les pertes des années 1999 à 2002

Par L'Economiste | Edition N°:1762 Le 06/05/2004 | Partager

. Le Masi franchit à la hausse sa valorisation de 1999. La tendance haussière est amenée à s’accélérer, portée par les projets d’introduction de la BCP, Maroc Telecom et MéditelC’EST une bonne nouvelle pour les boursicoteurs de la place casablancaise: la cote se rapproche de ses niveaux de 1999, effaçant ainsi jour pour jour ses quatre années de pertes sèches de 1999 à 2002. Le Masi a en effet franchi mardi dernier sa valorisation de 1999 à près de 4.632 points, quoiqu’il ait ensuite lâché du lest le 5 mai à 4.621 points. «A ce rythme, et au vu des différents projets annoncés pour les deux prochains mois, le marché atteindra progressivement ses plus hauts niveaux enregistrés en août 1998. Cette tendance devrait bénéficier de l’annonce des projets d’introduction de la BCP dès le mois de juin prochain, de Maroc Telecom avant la fin de l’année et Méditel dès 2005», souligne un analyste financier. Et d’ajouter que «la confiance des investisseurs s’est davantage renforcée depuis le début de l’année, notamment en raison du bon comportement des sociétés, qui communiquent davantage lors de la présentation de leurs résultats sur les projets d’avenir». Dans le détail, l’introduction en Bourse de la BCP portera sur quelque 21% du capital. Pour Maroc Telecom, son introduction en Bourse constituera la plus grosse opération du genre au Maroc puisque sa valorisation pourrait atteindre jusqu’à 60% de la capitalisation de la cote. Les autres projets programmés par les entreprises cotées viendraient peser dans la balance pour booster les investissements en valeurs mobilières. Le plus en vue est celui du lancement par le raffineur national Samir, filiale du groupe suédo-saoudien Corral, dès ce mois-ci, du projet de modernisation de sa production. Selon les informations disponibles, toutes les phases nécessaires au lancement des travaux d’installation seraient quasiment achevées, y compris l’acquisition des technologies de préparation du site devant accueillir les nouveaux équipements.Cette dynamique est également confortée par les performances réalisées par les sociétés cotées au titre de l’année 2003. L’analyse de leurs comptes par les analystes de BMCE Capital ressort globalement une amélioration du chiffre d’affaires et du PNB. Les institutions financières affichent un PNB, en fait en quasi-stagnation, à 12,5 milliards de DH, tandis que le chiffre d’affaires cumulé de la cote industrielle s’accroît de 2,9% à 66,2 milliards.La capacité bénéficiaire, pour sa part, enregistre une hausse globale de 9,2% à 6,2 milliards de DH. En détail, le niveau de résultat des sociétés industrielles s’affermit de 9,8% à 6 milliards de DH, alors que les financières voient leurs bénéfices cumulés reculer de 3,7% à 223 millions de DH. Hors entreprises déficitaires, la capacité bénéficiaire du marché affiche un accroissement plus prononcé de 17,3% à 7,6 milliards de DH. La tendance haussière de la cote s’accélère. Le Masi, indice représentatif de l’ensemble des valeurs de la cote, a gagné sur la semaine dernière près de 1,37% à 4.620,91 points, plaçant sa performance annuelle à 17,18%. Sur la même tendance, le Madex se hisse de 0,43% à 3.560,48 points, ce qui porte ses gains annuels à 12,16%. Le marché affiche ainsi des PER 2004 estimé et 2005 prévu respectifs de 22,2 et 19,7 pour un rendement de dividende 2004 de 3%. De son côté, la capitalisation boursière flirte avec le palier des 136 milliards de DH, à son même niveau de 1999. Le Masi est porté par les performances des small caps, comme Afriquia Gaz ou encore Crédor, qui ont gagné sur la semaine 33,3 et 15,79%. Notons en fait que le cours de la financière contrôlée par la famille Bennani-Smires est boosté par des opérations de spéculation, après que des rumeurs aient fait croire qu’elle était sur le point d’être rachetée par le groupe BCM/Wafa. Le titre CIH a pour sa part accusé une forte baisse de 10,53% à 34 dirhams. La bancaire est malmenée par les boursicoteurs après les déclarations récentes de l’argentier du pays et du gouverneur de BAM sur l’échec retentissant de son plan de redressement. L’éventualité de sa reprise par la BCP ou par un pool de banques, dans le cadre d’une mutualisation des risques de place, devrait porter à nouveau son prix. La SNI recule quant à elle de près de 2,3% à 1.055 DH. Hier encore, Managem et Immiter ont lâché respectivement 1,88 et 2,84% à 417 et 683 dirhams. Le marché a sanctionné ainsi l’annonce du départ de Rachid Benyakhlef, ex-PDG de Managem. Info ou intox? Des rumeurs circulent depuis peu sur le malaise qui règne au sein du groupe. Après avoir bouclé les dossiers urgents (cf. rotation des participations, rachat du groupe Kettani…), la communauté financière estime que le top management du groupe est en train de réaménager le panier de ses managers… «les plus en vue».Bouchaïb EL YAFI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc