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Marché de l’électricité
La bouffée d’oxygène du secteur privé

Par L'Economiste | Edition N°:1796 Le 23/06/2004 | Partager

. La centrale de Jorf Lasfar fournit près de la moitié du marché. Idem pour les gestionnaires délégués chargés de la distribution. La libéralisation est prévue pour 2006 au plus tard, non plus en 2005En trois ans, le secteur privé est devenu incontournable dans la production de l’électricité. Il contribue pour plus de 60% à la satisfaction de la demande domestique. C’est en fait la centrale de Jorf Lasfar Energy Company (JLEC) qui assure la quasi-totalité de la production concessionnelle, avec plus de 9.000 GWh par an entre 2001 et 2003. La Compagnie éolienne du détroit, elle, répond à 1,3% à peine des besoins du marché.Parallèlement, la part de l’ONE dans la production de l’électricité a enregistré une baisse significative depuis 1998. Selon la dernière étude de la direction de la Prévision économique générale (DPEG), la part de marché de l’Office est ainsi passée de 55,4 à 32,3% , suite à l’amélioration de la contribution des concessionnaires mais avec la poussée des importations. Celles-ci représentent 9,3% en 2003 contre 3,5% en 1998. Quant à l’autoproduction assurée par certains industriels, tels que l’OCP, les sucreries nationales, les raffineries, les cartonneries et Cellulose du Maroc, elle a légèrement reculé, passant de 0,5 à 0,3% sur la même période.Concernant le transport de l’électricité, l’Office continue de conserver le monopole. «Il donne lieu à une gestion centralisée et coordonnée à travers un dispatching national basé à Casablanca». En 2002, ce réseau était long de près de 1,3 million de kilomètres.En revanche, la distribution est prise en charge seulement en partie par l’ONE, en particulier dans les zones rurales et les grands centres urbains à travers les régies municipales et intercommunales. Depuis 1999, l’Office distribue moins de la moitié de l’électricité et concède l’autre moitié aux gestionnaires délégués dans les grandes villes (Lydec, Redal, Vivendi, Amendis, Radeema…).Par ailleurs, les investissements réalisés par l’ONE ont tendance à ralentir avec le développement des énergies renouvelables, des concessions et des interconnexions électriques avec l’Espagne et l’Algérie. Ainsi, entre 2000 et 2003, l’ONE a investi annuellement entre 2 et 3,2 millions de DH, soit une croissance moyenne de près de 17% l’an. «Nous avons soumis au début de l’année au conseil d’administration, le projet de réforme du secteur électrique pour préparer une ouverture progressive à la concurrence», précise Ryad Jerjini, directeur Communication et Coopération de l’ONE. Selon les dirigeants de l’ONE, aucune décision de report n’a été prise à ce jour… même si la date butoir annoncée jusque-là était en 2005. M. K.

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