×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Libre-échange: Le Maroc négocie sept nouveaux accords

Par L'Economiste | Edition N°:1766 Le 12/05/2004 | Partager

. Les tractations vont être lancées très bientôt . Maroc-Turquie: Des députés s’inquiètentLe Maroc est en train de préparer des négociations pour la conclusion de 7 accords de libre-échange. C’est ce qu’a indiqué Mustapha Mechahouri, ministre du Commerce extérieur, qui s’exprimait devant les députés du pôle Haraki, mardi à Rabat, sur les accords qu’a conclus le Maroc avec la Turquie et un autre avec les pays arabes, plus connu sous le nom de l’accord d’Agadir. «Il s’agit, entre autres, du Gabon, du Pérou et de la Roumanie», ajoute le ministre. S’agissant de l’ALE avec la Turquie, attendu pour début 2005, le ministre a indiqué qu’“il réduira l’effet de la rude concurrence asiatique”. Néanmoins, Mechahouri a reconnu que la balance économique turque n’est pas favorable au Maroc. En outre, ce pays a connu deux crises en 2000 et 2001. “Comment peut-on dans ces conditions établir des relations économiques avec un pays en difficulté”, se sont interrogés certains députés? “Nous ne pouvons plus rester enfermés, d’autant plus que nous négocions des accords qui ne portent aucun préjudice aux hommes d’affaires marocains”. Pour le cas de la Turquie, le ministre a précisé qu’avant la conclusion de l’accord, une étude a été menée par le département qu’il préside afin de déceler les points forts de cet accord. Au sujet des mesures d’accompagnement pour la mise en application de ce partenariat, Mechahouri a parlé de la nécessité de mettre à niveau l’économie marocaine. «Le gouvernement est engagé dans ce processus», a-t-il ajouté. Et pour renforcer la coopération entre les deux pays, le Conseil des affaires maroco-turques est chargé de cette mission. Seulement les explications du ministre n’ont pas rassuré les intervenants, convaincus que “le Maroc est le grand perdant de ces accords, particulièrement au niveau de ceux qui touchent le secteur de l’agriculture”. A ces craintes, Mechahouri répond que le Maroc défend les intérêts de ses secteurs tout en mettant l’accent sur la nécessité de maintenir la concurrence. Outre l’accord avec la Turquie, le ministre a passé en revue l’accord avec les pays arabes: Jordanie, Egypte et Tunisie. Quoiqu’il ne fût pas programmé à l’ordre du jour du meeting, l’ALE Maroc-Etats-Unis était présent en force dans les questions des députés. Là aussi, le ministre s’est voulu rassurant considérant que «l’accord encouragera les investissements américains au Maroc».


Le pôle haraki récidive

L’intervention du ministre a suscité peu d’intérêt dans les rangs du mouvement haraki. Et pour cause, avant la prestation de ce dernier, Mahjoubi Aherdane, président de l’Union des mouvements haraki, a saisi l’occasion pour parler du «retour en force du pôle haraki. Ce retour a fait peur, pour certains», a-t-il manifesté, sous les applaudissements de ces partisans. Au fond de la salle, l’on pouvait lire sur un slide l’expression «touche pas aux symboles de mon pays». Aherdane a saisi la présence des médias et grand nombre de ses partisans pour faire, comme à son habitude, un rappel sur l’histoire du Maroc. Mohand Laenser, dont le mouvement est l’un des piliers du pôle, était du même avis. «L’unification fait peur et la meilleure réponse à nos détracteurs est le travail», a-t-il énoncé. A. B. A.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc