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Les USA élargissent leur coalition en Irak

Par L'Economiste | Edition N°:1664 Le 17/12/2003 | Partager

. Baker en Europe pour l’annulation de la dette irakienne. Comment Saddam sera jugé, la question demeure George W. Bush ne pouvait espérer une si belle occasion pour faire remonter sa popularité à l’approche des présidentielles. La capture de Saddam Hussein et les images humiliantes qui ont fait le tour du monde joueront en faveur du président républicain qui convoite un second mandat en 2004. Les Etats-Unis ont commencé à faire des pressions pour l’annulation de la dette irakienne et leur coalition, revigorée par “cette victoire diplomatique”, est au summum de sa force. L’Administration américaine veut “tendre la main” à ses adversaires, en l’occurrence la France et l’Allemagne, tout récemment exclus des contrats de reconstruction. Elle désire maintenant travailler avec eux sur une série de questions. Les USA ont déjà commencé à fructifier leurs atouts en faisant des pressions pour l’annulation de la dette irakienne, estimée à plus de 120 milliards de dollars. Le tiers de cette dette est détenu par le Club de Paris. Justement, l’ancien secrétaire d’Etat américain James Baker, envoyé spécial du président George W. Bush, était attendu hier à Paris pour une visite de quelques heures consacrée à la renégociation de la dette de l’Irak envers la France. Il fera ensuite une tournée européenne pour ressouder les liens de coopération.La victoire des USA est contrée cependant par la résistance qui continue de frapper. Elle s’est intensifiée après la capture du raïs déchu. Après les journées sanglantes de dimanche et lundi derniers l’armée américaine a affirmé avoir tué 11 rebelles irakiens à Samarra, à une centaine de kilomètres au Nord de Bagdad, le mardi.Lesquels auraient essayé de tendre une embuscade aux forces américaines lundi dernier. Aucun soldat américain n’a été tué, selon l’armée.. Peine de mort L’autre débat concerne le sort judiciaire de Saddam. Trois jours après sa capture, cette question divise toujours la communauté internationale, partagée entre un procès en Irak ou son jugement par un tribunal international et sur l’application ou non de la peine de mort.Le président en exercice du Conseil de Gouvernement transitoire irakien, Abdel Aziz Hakim, en visite à Paris, a annoncé que Saddam Hussein sera jugé par le Tribunal pénal que le Conseil vient d’instaurer et risquait la peine capitale. “C’est le Tribunal pénal qui a été créé par le Conseil intérimaire de gouvernement la semaine dernière qui va juger Saddam Hussein”, a déclaré Hakim. Il pourra y avoir “des conseillers, des personnalités internationales” lors du procès, a-t-il ajouté. A la question de savoir si l’ancien président risquait la peine de mort, il a répondu: “Oui, tout à fait”.Le président George W. Bush a lui souligné que le procès devrait répondre aux normes judiciaires internationales. Les Etats-Unis “travailleront avec les Irakiens pour trouver un moyen de le juger” selon une procédure soumise à un “contrôle international”, a dit Bush. Mais il a refusé de se prononcer sur la question de la peine de mort. “J’ai mes opinions personnelles sur la façon dont (Saddam Hussein) doit être traité, mais je ne suis pas un citoyen irakien. Ce sont les Irakiens qui vont devoir décider”, a déclaré Bush, partisan de la peine capitale. Cette question est source potentielle de fortes tensions avec les principaux alliés des Etats-Unis en Irak, notamment européens (Grande-Bretagne, Espagne, Italie), fortement opposés à la peine de mort.Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a rappelé que l’Organisation “n’était pas en faveur de la peine de mort”. Abordant l’autre grand sujet de controverse, Annan a déclaré lundi que la question de la participation de l’ONU à un procès de Saddam “n’était pas sur la table” pour l’instant, sans toutefois l’exclure. Moscou s’est prononcé pour que le peuple irakien décide. “Juger le régime déchu, juger ses leaders, c’est une affaire intérieure du peuple irakien. Seul le peuple irakien peut décider du sort de ses ex-dirigeants”, a dit le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Iouri Fedotov”.Mais d’autres voix ont réclamé un procès devant une juridiction internationale, notamment les pays attaqués dans le passé par l’Irak de Saddam. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Kamal Kharazi, a ainsi souhaité que l’ex-dictateur réponde devant un “tribunal international public (...) des crimes commis contre ses propres compatriotes, les Kurdes et les Iraniens”. Synthèse L’Economiste

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