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Les services communaux paralysés par la grève

Par L'Economiste | Edition N°:1788 Le 11/06/2004 | Partager

. Le mouvement devrait se poursuivre aujourd’hui Les services communaux ont été paralysés hier par une grève des personnels des collectivités locales. Les deux centrales syndicales, l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et la Confédération démocratique du travail (CDT) avaient déposé, la semaine dernière, un préavis de grève. Soit quelques jours à peine après celle observée le 25 mai dernier. Entamée la veille dès minuit, la grève a affecté tous les services communaux. La quasi-totalité des communes urbaines et rurales du Royaume ont été touchées. Le mot d’ordre de grève a été suivi à 90% dans les grandes villes. Agadir, Settat, Casablanca, Rabat, El Jadida, Meknès, Tanger, Oujda, Béni Mellal, Taza… il n’y avait pas un chat dans les services de la légalisation et de l’état civil. Hier, vers 15h, “seuls les services d’urgences fonctionnaient à Sidi Belyout, mais au ralenti”, indique Mouhcine Benkhaldoun, vice-président de cet arrondissement. Dans la commune urbaine de Casablanca, “agents et fonctionnaires observent la grève, à part quelques cadres”, indique son secrétaire général, Mehdi Berradi. Nombreux sont les citoyens qui ont dû rebrousser chemin sans avoir pu régler leurs affaires. Au service des mines de Casablanca, il n’y a pas foule. Non que ce service ait un quelconque lien avec le personnel communal, mais les automobilistes, vendeurs ou acheteurs, n’ont pu procéder à la signature des cartes grises. Idem pour les dossiers de crédit et autres registres du commerce.Les deux centrales syndicales ont appelé à cette grève parce que “le gouvernement n’a pas bien saisi le message du 25 mai et continue à ignorer les revendications légitimes des agents et fonctionnaires communaux”, affirme un membre du bureau du Syndicat national des collectivités locales. Le personnel des collectivités locales réclame la mise en application de l’accord du 28 avril 2004. Il demande également au ministre de l’Intérieur de revenir sur la décision par laquelle agents et fonctionnaires communaux se sont trouvés privés d’indemnités. En fait, grogne et tension étaient montées d’un cran dès la publication d’un décret ministériel (BO n° 5212) modifiant le décret de 1977 et portant sur le régime des indemnités des fonctionnaires. Le décret ne fait aucune mention des personnels et fonctionnaires communaux. C’est l’article 2 de ce décret qui a le plus provoqué la colère des personnels des communes. Il stipule que “les fonctionnaires et agents des collectivités locales, dont les salaires ont subi une réduction suite à l’abrogation de l’ancien régime indemnitaire, percevront une indemnité complémentaire”. Pratiquement, cette indemnité se réduit à 30 DH par mois.


Arrangement à Fès

Contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres villes, la grève des employés des collectivités locales a été annulée à Fès. Le maire de la ville, Hamid Chabat, a réuni, hier, les représentants des syndicats pour trouver un terrain d’entente. Une heure aurait suffi pour résoudre le problème. Chabat a proposé aux syndicalistes d’aligner leurs primes sur celles de la Fonction publique. Il leur a promis des primes allant jusqu’à 1% du budget de la commune au titre de l’exercice 2005. Les employés ont rapidement regagné leur poste. Jamal Eddine HERRADI

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