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Economie

Export: Les attentes de l’Asmex

Par L'Economiste | Edition N°:1762 Le 06/05/2004 | Partager

. Les coûts de production et l’importation massive, les freins LE fossé se creuse entre la capacité d’exportation locale et la croissance du commerce que connaît le monde. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce déphasage qui semble aller crescendo. La venue à terme de l’accord multifibre dans le secteur du textile à fin décembre prochain accentue la crainte des exportateurs. Elle s’ajoute aux appréhensions liées aux multiples accords de libre-échange signés ou en cours de signature. Les écueils qui se mettent au travers du secteur sont légion. L’Asmex (association marocaine des exportateurs) les a énumérés lors d’un point de presse, le 5 mai à Casablanca. Cette conférence intervient à la suite de la réunion du conseil d’administration de l’Asmex du 13 avril dernier où ces questions ont été longuement discutées. Dans un contexte de crise, l’association veut mieux communiquer qu’auparavant sur ses remarques et doléances. Pour Abdellatif Bel Madani, président de l’Asmex, parmi les handicaps qui entravent aujourd’hui le développement de l’export au Maroc, figure la perte de compétitivité des produits nationaux. A cet égard, l’association a rendu, en décembre 2003, un mémorandum au Premier ministre où elle a spécifié les raisons à l’origine de cette régression. Il s’agit principalement du coût des facteurs de production et celui de la monnaie par rapport au dollar et à l’euro. Les coûts de production au Maroc restent plus chers que dans d’autres pays à économie similaire. S’y ajoutent la logistique et le coût du transport qui continuent eux aussi de pénaliser les exportations. Sur ce point, précisément le projet de loi portuaire, l’association a insisté sur la sensibilisation de toutes les parties concernées afin d’assurer les objectifs de concurrence, libéralisation et de transparence. La question de la tarification, du fret et de la mise à niveau des ports reste toutefois entière. Par ailleurs, les importations massives surtout venant de Chine ont une grande incidence sur les produits marocains. A ce titre, l’Asmex souhaiterait une réforme du régime économique en Douane. “Nous voulons que cette dernière agisse efficacement contre ces importations et organise un système de veille permanente”, souhaite Bel Madani. Quant à la promotion des exportations, l’Asmex conseille la fixation d’un programme annuel d’actions promotionnelles communes à réaliser par les organismes déjà en place (CMPE, ONMT, Maison de l’artisan et Direction des investissements). Dans cette perspective, l’association veut créer un comité ad hoc pour réfléchir sur les propositions à soumettre à la Primature. La réflexion se fera entre autres sur le cadre institutionnel, les antennes à créer à l’étranger, la formation et veille commerciale et enfin le financement de la promotion. Néanmoins, pour être compétitif sur les marchés mondiaux, les coûts de production doivent être moins chers que chez les concurrents. Au Maroc, le coût de la main-d’oeuvre est plus élevé qu’en Tunisie ou en Chine. Les exportateurs se trouvent donc devant un dilemme. “Il est évident que le niveau de vie des Marocains doit être continuellement revu à la hausse. Cependant, cette augmentation peut porter préjudice à la délocalisation”, affirment-ils.Mostafa BENTAK

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