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Gros cadeau pour la Faculté de droit de Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:1660 Le 11/12/2003 | Partager

. El Ghali Berrada fait construire un millier de places de lecture plus des salles de conférences . 2.500 m2 d’espace de travail, «pour changer la donne sociale». Ce lieu devra être ouvert au monde économiqueUne trentaine de carreleurs s’activent pour terminer avant la fin du mois un nouveau bâtiment dans la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université de Casablanca. Sur quatre étages, avec 2.500 m2 couverts, ce bâtiment n’est pas tout à fait comme les autres. Il s’agit d’un cadeau de Haj El Ghali Berrada (le père de Mohamed Berrada, ancien ministre des Finances et actuel PDG de RAM et de Fikria Berrada, qui a monté le réseau de meubles en kit Kaoba). Le bâtiment est collé à la bibliothèque de la fac, qu’il habille et à qui il donne déjà une belle allure avec son architecture arabe. A partir de janvier prochain, ce bâtiment offrira des salles de lecture, une trentaine de bureaux pour les professeurs et des salles de conférences. «Il y aura près d’un millier de places de lecture», annonce l’architecte, Mohamed Jamal Benhammou, tandis que Mohamed Berrada choisit les longues tables de lecture et les chaises, à la fois jolies et solides pour résister à l’usage des jeunes, dont la vitalité est parfois… ravageuse.80.000 ouvragesà la bibliothèque Le doyen El Bachir Kouhlani ne cache pas son plaisir: «Regardez comme nos étudiants doivent s’entasser dans la salle de lecture de notre bibliothèque, ce grand bâtiment va tout changer pour eux». Avec trois ou quatre professeurs, ils sont très fiers de leur bibliothèque, qui «compte 80.000 titres». C’est le fonds le plus important qui existe au Maroc, soulignent-ils. L’ouverture des nouvelles salles de lecture va naturellement augmenter les consultations. «Nous avons dans notre fonds des thèses dont certaines remontent à 1926» ajoute vivement le bibliothécaire «car nous avons logé des travaux que la fac de Rabat, trop exiguë, ne pouvait plus recevoir». Pour eux, c’est un «crève-cœur» de voir leurs élèves s’entasser dans la salle de lecture actuelle de la bibliothèque. En fait, derrière cela, c’est une question sociale de fond qui se pose. Les élèves les plus aisés travaillent chez eux ou bien dans la magnifique bibliothèque de Roi Saoud. Quand on est pauvre, pas de place pour travailler chez soi, et on est gêné d’aller dans la bibliothèque du Roi Saoud, alors il ne reste plus que la salle de lecture de la fac. Aussi «ouvrir de nouvelles salles de lecture, c’est quelque part changer la donne sociale», résume le Doyen Kouhlani.La Fac de Droit, de Sciences économiques et de Sciences sociales de Casablanca est de loin la plus grosse faculté du Maroc avec ses 25.000 étudiants. Elle jouxte la Faculté de Sciences, beaucoup plus petite, 3.000 étudiants environ.Respecter pour êtrerespecté Le projet de la famille Berrada est de donner ce nouveau bâtiment à la Fac de Droit bien sûr, mais aussi aux étudiants de la Fac de Sciences voisine et d’ouvrir le tout sur l’environnement économique de Casablanca. «De nos jours, c’est du gaspillage de cloisonner les universités dans leur monde et les entrepreneurs dans le leur, c’est même quelque part criminel», dit Mohammed Berrada, qui parle toujours avec émotion de sa carrière d’enseignant, alors qu’il est aussi patron d’entreprises, dans le privé et dans le public, et qu’il a été ministre puis ambassadeur. Pour lui, ces différentes activités ne doivent pas être cloisonnées et doivent pouvoir se rejoindre en se fécondant les unes les autres: dans ce nouveau bâtiment par exemple. «Nous voulons que ce bâtiment soit accessible de l’extérieur, soit un espace aussi pour le monde économique casablancais, explique-t-il, «il faut que ces expériences soient transmises aux jeunes».Même si elle refuse de dire combien coûte cet investissement (grosso modo, c’est un cadeau d’une quinzaine de millions de DH), la famille Berrada n’y est pas allée à l’économie dans le cadeau fait à l’université casablancaise: marbre pour les escaliers et les toilettes, carrelage solide qui monte haut sur les murs, fenêtres en alu, éclairages à foison…»Nous avons surtout pensé à l’entretien qui doit être facile, sur des matériaux qui ne se dégradent pas», explique l’architecte. «Mon père tient à ce que les finitions soient belles, parce qu’elles montrent aux étudiants qu’ils sont respectés il faut respecter les jeunes car c’est ainsi qu’ils se respecteront eux-mêmes et deviendront des adultes responsables». Il y tient car, dit-il, «c’est eux qui nous gouverneront un jour». N. S.

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