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Enseignement technique: Un superplan pour la relance

Par L'Economiste | Edition N°:1917 Le 15/12/2004 | Partager

. Renforcement des capacités d’accueil, appui pédagogique, . Déficit inquiétant en matière d’infrastructures. Le gouvernement veut tripler les effectifs d’ici 2009Le coup d’envoi des premières assises nationales de l’enseignement technique a été donné par le Premier ministre hier à Rabat en présence de Abdelaziz Meziane Belfkih, conseiller du Souverain et président de la Commission éducation-formation. A la tribune, Habib El Malki, ministre de l’Education nationale en charge du dossier et deux secrétaires d’Etat. La composition de la délégation officielle montre l’importance que le gouvernement accorde à un secteur vital pour l’économie. La volonté de relancer le niveau de l’enseignement technique est clair. Pour Driss Jettou, ce secteur est au cœur du développement économique, la recherche de la productivité et compétitivité. Le niveau est modeste pour un pays qui aspire à renforcer ses capacités technologiques. Il représente à peine 4,8% de l’ensemble des élèves scolarisés, soit un effectif de 27.714 en 2004. Un plan d’action a été élaboré. Il devait être soumis et discuté par les participants dans le cadre d’ateliers. L’objectif est d’aboutir à une version définitive qui sera le tableau de bord pour la relance de ce secteur. Le projet de plan s’étale sur une période allant de 2005 à 2009 et vise à augmenter la part des élèves scolarisés dans l’enseignement technique. Cette part doit atteindre 10% en 2009 contre près de 5% actuellement de ces effectifs. Pour le ministère, cela représente le triplement des effectifs soit 88.000 élèves en 2009 contre 27.714 aujourd’hui.En tout cas, le plan comporte plusieurs composantes. La première vise le renforcement des capacités d’accueil. Ce point est important, compte tenu de l’état des lieux des équipements, jugé “alarmant”. Les dortoirs d’internats sont défectueux (cuisine à renouveler…). Les équipements pédagogiques dans les ateliers et les laboratoires sont en majorité obsolètes. Le matériel informatique dans les salles spécialisées est hors d’usage ou dépassé. Sur ce chapitre, le plan prévoit la réhabilitation des lycées existants. Il s’agira notamment de la restauration d’une trentaine de lycées et du renouvellement de matériel didactique. Le coût de cette opération est estimé à près de 460 millions de DH. Un échéancier est fixé: la réhabilitation devra démarrer en 2005 pour prendre fin en 2007. Quant à l’extension du réseau d’établissements d’enseignement technique, elle doit démarrer en 2006 et finir en 2009. Elle touchera 11 lycées techniques existants et l’implantation des filières technologiques au sein des lycées d’enseignement général. Trois nouveaux établissements seront créés. Le coût total est évalué à 240 millions de DH. La généralisation des salles spécialisées de technologie industrielle dans les collèges coûtera 120 millions de DH et sera réalisée entre 2005 et 2009.Au niveau de la qualité, l’état des lieux dressé par le ministère montre l’inadéquation entre les filières de l’enseignement technique et les besoins du marché de l’emploi. A cela s’ajoute la faiblesse du système d’information et d’orientation spécifique à l’enseignement technique. Pour remédier à ces aspects qualitatifs, le Plan d’action prévoit un appui pédagogique. Il consiste notamment dans la révision des programmes et la mise en place des passerelles entre les formations techniques. Ces passerelles seront instituées par exemple entre les formations technologiques bac+2 et les formations dans l’enseignement supérieur. La formation des ressources humaines est également dans le pipe. Le ministère prévoit aussi le perfectionnement des conseillers en orientation et le développement des supports d’information des élèves pour les filières techniques. L’autre composante du plan concerne l’élargissement des débouchés des bacheliers de l’enseignement technique. Pour cela, on compte élargir l’accès aux instituts de formation de techniciens spécialisés, aux classes préparatoires et aux établissements supérieurs. Ces actions devront démarrer au milieu de 2005 pour finir en 2009.Il est incontestable que pour combler le fossé entre la formation et les entreprises, il est nécessaire de développer le partenariat. Celui-ci sera multiforme: formation des enseignants dans l’entreprise, mise en place d’un système de vacation des compétences de l’entreprise pour dispenser des modules d’enseignement techniques au sein des lycées…Dernière composante: elle concerne le suivi et l’évaluation. Un bilan annuel sera élaboré à partir de 2006. Des études spécifiques seront menées pour le suivi de l’orientation et de l’insertion des lauréats de l’enseignement technique. Mohamed CHAOUI

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