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Economie

Démantèlement de l’AMF
Comment les textiliens comptent réagir

Par L'Economiste | Edition N°:1854 Le 15/09/2004 | Partager

. Les tentatives de report jusqu’en 2008 n’ont pas abouti pour le moment. Le Maroc ne veut pas perdre ses parts de marchéAux dernières nouvelles, le report du démantèlement de l’Accord multifibres (AMF) n’est pas à l’ordre du jour. L’abolition des quotas à l’importation des produits relevant de textile-habillement démarrera le 1er janvier 2005 comme prévue par les accords de l’OMC. Selon l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith), les opérateurs ont bel et bien compris qu’il vaut mieux concentrer les énergies sur la préparation intrinsèque des industries que de continuer à vouloir repousser une échéance inévitable. Le Maroc, qui fait partie du Bassin méditerranéen, risque de voir les pays clients se tourner vers l’Asie. Surtout avec la pression qui est exercée aujourd’hui sur les prix. La véritable interrogation consiste à savoir comment s’exercera désormais la concurrence des pays en voie de développement lorsque les marchés seront saturés et que la consommation n’augmentera plus. “Les conditions de compétitivité ont changé et le Maroc doit prendre en considération toutes ses nouvelles facettes”, ne cessent de répéter les professionnels de ce secteur. Autrement dit, il faut des produits modernes avec des coûts de main-d’œuvre compétitifs. Une stratégie qui a déjà été entamée par les textiliens nationaux. Ainsi, selon Mohamed Tamer, membre du bureau de l’Amith, “la fin de l’AMF représente certes un challenge pour le textile marocain, mais les industriels peuvent tout à fait en sortir indemnes”. Pour ce faire, poursuit Tamer, les industriels doivent mettre à niveau leur outil de production et leur ressources humaines. De plus, il faut une stratégie marketing plus axée sur les niches pas encore investies par les Chinois et dans lesquels les Marocains bénéficient d’un avantage compétitif. “L’exemple de la finition du jean est à ce titre édifiant”, ajoute ce professionnel. Reste que des problèmes persistent. Les plus cités par les professionnels de ce secteur résident dans la contrainte financière de l’entreprise, surtout lorsqu’il s’agira d’amorcer la transition vers le produit fini. Car il faut bien le préciser, l’un des scenarii envisageables consiste à passer sans trop de dégâts de la sous-traitance à la cotraitance. De toutes les manières, le Maroc est dans l’obligation de garder les marchés de prédilection tels que la France, l’Espagne ou la Grande-Bretagne, avec lesquels il entretient des relations de proximité géographique et surtout culturelle. Mais aussi essayer de trouver d’autres marchés, et de s’attaquer à de nouvelles niches.Les professionnels marocains ne se déclarent pas vaincus. Ils ont déjà entamé la restructuration du secteur. Un apprentissage a donc été amorcé et les orientations dessinées, les industriels devraient actuellement suivre la politique mise en place s’ils ne veulent pas sentir les effets du démantèlement, ou du moins en limiter les dégâts.


Made in China

L'Accord multifibres fait partie des accords du Gatt signés à Marrakech en 1994. Il prévoit des quotas d’importation pour de nombreux produits dont le textile-habillement. La fin de cet accord en 2005 engendrera la déferlante des produits asiatiques (Chine, Bangladesh, Inde et Pakistan). De l’avis de nombreux experts, l’arrivée en masse des produits made in China, sur le marché européen, risque de porter un coup dur à l’amont déjà largement amoindri. Et ce, dans un contexte où le phénomène de délocalisation tente d’être jugulé par les gouvernements occidentaux. Naoufal BELGHAZI

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