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Economie

Criquet pèlerin: Invasions massives à Laâyoune et Jerada

Par L'Economiste | Edition N°:1902 Le 24/11/2004 | Partager

. Ils ne sont qu’à 100 km, un coup d’aile, de la basse Moulouya. La troisième génération prépare un printemps chaudIls sont tenaces, voraces, et se reproduisent à une vitesse dépassant celle du traitement offensif mené par la Défense nationale, plus les civils de l’Agriculture et de l’Intérieur. Non seulement la deuxième génération, née au printemps et l’été dernier, gagne du terrain à l’est et au sud, mais dans certaines zones (comme à Guelmim), ces criquets rose-rouge entament la conception de la troisième génération, la plus virulente!!!Si bien que sur une carte, l’on a vraiment l’impression que l’étau se resserre autour des grandes zones de cultures du pays. Il faut aussi imaginer les oeufs qui se cachent dans le ventre de leurs géniteurs. Rappelez-vous, les deux passions du criquet sont manger (ils peuvent même s’attaquer à des poteaux électriques!) et se reproduire. Laâyoune est envahie depuis cinq jours par les criquets pèlerins, «causant des dégâts au couvert végétal et espaces verts», indique le Centre régional de lutte contre les criquets. Les vents est ont transporté les essaims venant de la Mauritanie. A l’autre bout du Maroc, la province de Jerada, exposée dès le début de cette invasion, n’a pas été épargnée par cette vague. Et le flux est ininterrompu depuis deux semaines, affirme un responsable du Commandement local de la lutte antiacridienne. Ils viennent d’Algérie. Ouled Sidi Abdelkhadem, Aïn Beni Mathar (là où la FAO avait fait son reportage sur les graves dégâts occasionnés), Tiouli, et à 30 km au sud de la ville d’Oujda, sont envahis. Le périmètre irrigué est de plus en plus exposé: les zones infestées se trouvent à moins de 100 km du périmètre irrigué de la basse Moulouya.Ainsi, même si la guerre bat son plein, que la lutte en est probablement à son paroxysme (plus de 3 millions d’hectares sont traités), les aires de rémission échappent structurellement à ce contrôle. Pour la simple raison que les conditions du traitement sont complexes (il ne se fait qu’au petit matin, quand le criquet vole et avant qu’il ne se pose). Une fois que ce criquet a dévoré ce qu’il a sur la route, il se reproduit, si les conditions climatiques sont favorables (quand il ne fait pas trop froid). La pondaison, qui se fait sous terre, est la phase la plus critique de la lutte: ces bestioles peuvent pondre 30 à 90 œufs par oothèque. Pour rappel, un criquet peut consommer par jour en moyenne l’équivalent de son poids (2 g). Un kilomètre carré d’essaim dense compte environ 50 millions d’insectes, qui peuvent donc dévorer chaque jour 100 tonnes de végétaux. La lutte ne peut se faire aussi que par un seul pays, sur le terrain, c’est encore le cas dans l’Afrique du Nord-Ouest, considérant les moyens mobilisés. Le Maroc, dans sa zone, est probablement le seul à bénéficier d’une expertise et à mobiliser des moyens colossaux. Durant la campagne 2003-2004, il a mobilisé plus de 300 millions de DH, selon la FAO.Le secteur agricole à défendre représentait 7 milliards de dollars en 2002 (dont 1 milliard de recettes d’exportation). En cas d’invasion généralisée, explique le PCCLA, l’ensemble du patrimoine végétal risque d’être affecté, soit 5,4 millions d’hectares de céréales, 760.000 hectares d’arbres fruitiers. Ce secteur emploie 4 millions de personnes, soit 42% de la population active et 80% de la population active rurale. Mouna KADIRI

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