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Economie

Santé: L’épilepsie, pain bénit des charlatans

Par L'Economiste | Edition N°:1902 Le 24/11/2004 | Partager

. Des médecins veulent sensibiliser . Elle préconise la formation de médecins dans le cadre de partenariatsCe sont au moins quelque 350.000 épileptiques au Maroc qui s’ignorent. Il s’agit des estimations de la Ligue marocaine de lutte contre l’épilepsie (LMCE) qui a organisé son congrès national à Marrakech, le 20 novembre. Sa messe annuelle a coïncidé avec le 8e Congrès méditerranéen contre l’épilepsie et qui a réuni près de 400 experts. L’occasion était de revenir sur les pratiques traditionnelles dans l’épilepsie, les aspects socioculturels dans tous les pays de la Méditerranée, avec un objectif plus régional: recadrer la maladie dans un pays comme le Maroc, à travers des actions de sensibilisation et d’information, et pousser à la constitution d’associations de malades. “Cela permettrait d’introduire plus facilement au Maroc, le générique des médicaments traitant cette maladie”, fait-on remarquer.En outre, il est difficile d’avoir des statistiques précises sur la maladie, au Maroc, indique-t-on. D’abord, celle-ci n’est pas inscrite dans le programme de santé pour la protection de la mère et de l’enfant. Or, une partie des épileptiques le deviennent suite à la consommation de médicaments. Le nombre de 350.000 malades avancé par la ligue marocaine a été estimé en comparant le Maroc à des pays de catégorie sociale similaire. Mais l’absence de statistiques est surtout due à la non-croyance en la maladie. Beaucoup préfèrent plutôt trouver des explications dans la sorcellerie ou encore le psychique. Et c’est du pain bénit pour tous les charlatans.“L’épilepsie est une maladie organique due à une décharge électrique au niveau du cerveau, rien à voir avec le psychique”, insiste Pr Saoudi Zemrag, neurologue et membre de la ligue. En plus clair, toute personne subit des décharges électriques, sauf que certaines ont un seuil de tolérance inférieur. Face à de fortes décharges (émotions ou autres), cela se traduit par des crises. Et le traitement peut corriger ces seuils de tolérance, d’après les médecins. Car, en effet, la maladie en elle-même est guérissable à condition qu’elle soit traitée, affirme-t-on. Son traitement est quelque peu coûteux: à peu près 21.000 DH pour une durée de 3 ans. Les cas nécessitant des interventions chirurgicales représentent à peine 5% du nombre d’épileptiques. “Les conséquences de son non-traitement sont lourdes pour le patient lui-même et pour la société: retard intellectuel, enfants errants, non-intégration…” D’où ces campagnes de sensibilisation que nous essayons de mener à travers nos congrès, continue Zemrag.


Question de formation

Un des accords qui ont été conclus lors de ce congrès est un accord de partenariat avec des laboratoires scientifiques pour la formation de médecins et la généralisation de la prise en charge des épileptiques. En effet, la corporation des neurologues est modeste: il y a seulement 70 spécialistes concentrés dans les grands axes, alors que la Tunisie en compte trois fois plus.“Une fois formés, les médecins généralistes pourraient prendre le relais et le patient sera suivi localement par son médecin traitant, et exceptionnellement par un neurologue”. De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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