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Economie

Assises nationales du tourisme
Les violons sont réaccordés

Par L'Economiste | Edition N°:1916 Le 14/12/2004 | Partager

. L’accord-cadre 2010 réalisé à 50% . Le calendrier 2005 se penche sur le financement et le fonctionnement institutionnel. Pas de régulation des surcapacités«Ne nous tirons pas dans les pattes car, finalement, les verrous qui gênaient le tourisme ont été levés et les projets sont, grosso modo, réalisés à 50%; redoublons donc d’efforts pour les 50% restants». Ce sera un des messages importants des deuxièmes assises nationales du tourisme. “Ce qui reste à faire est non moins important, notamment dans la promotion, le financement de cette dernière comme le financement dans l’hôtellerie”. Jalil Benabbas Taârji, président de la Fédération du tourisme, plantera dès le départ le décor.Il s’agissait aussi d’accorder les violons entre les professionnels du tourisme eux-mêmes et entre eux et l’administration. Les assises nationales qui se sont tenues à Marrakech le week-end dernier, organisées par la Fédération nationale du tourisme, précèdent d’à peine un mois les assises internationales qui se tiendront à Ouarzazate. Dans les esprits encore, le fiasco de la messe de Casablanca l’année dernière. Il fallait donc accorder les violons sur la stratégie touristique. Tracé par l’accord-cadre conclu il y a trois ans de cela,  entre les professionnels représentés par la CGEM et le gouvernement, le foncier y est une des pistes identifiées. Il est sans conteste le chantier le bien avancé. Le plan Azur, en dehors de Taghazout, dont l’appel d’offres est inscrit dans le calendrier de 2005, multiplie le potentiel de capacités d’hébergement.. Dynamique commercialeLa dynamique commerciale est, quant à elle, bien enclenchée que ce soit à travers l’aérien ou la réorganisation de l’ONMT (Office national marocain du tourisme). Celle plus institutionnelle avec un partenariat plus concret public/privé n’a pas du tout avancé. L’on insistera longuement sur cette dynamique à Marrakech. Elle sera parmi les chantiers prioritaires du ministère du Tourisme, de même que le financement. “La loi sur le capital-risque est passée en conseil de gouvernement. Du reste, nous sommes en phase de la constitution d’un fonds d’investissement dédié au fonctionnement du crédit Azur”, indique Adil Douiri, ministre du Tourisme, selon lequel, les objectifs critiques pour la vision 2010 ont été bel et bien atteints.Cette bible du tourisme avait toutefois besoin d’un bilan. Et ce fut l’occasion idéale à Marrakech. Car 2005 représente une année charnière pour la vision 2010, située à mi-chemin entre son lancement et la fin supposée de son exécution. A Marrakech, les plus optimistes estimaient à 50% les objectifs réalisés alors que pour d’autres, c’est en deçà. Ce n’est pas uniquement une bataille de pourcentages, mais de chiffres et de statistiques, auxquelles s’ajoutent des batailles commerciales. Bref, des préoccupations qui sont parfois loin de celles de 2010. “Ce n’est pas parce que l’on aura pris du retard qu’il faudra arrêter de faire pression”, dira Amyn Alami, un des rédacteurs de ces accords-cadres. De fait, un bilan de trois ans était aussi une manière de réconcilier les professionnels autour de cet objectif. “Certes, c’est un objectif fondamental pour le secteur, mais nous sommes aussi en droit de nous poser des questions aujourd’hui sur les surcapacités dans des villes touristiques. Les taux d’occupation, au meilleur des cas, même après la reprise évidente de 2004, sont inquiétants face aux pressions concurrentielles dans une ville comme Marrakech, où le rythme d’extension de la capacité s’est multiplié par 4 ces derrières années. Et les chantiers sont ouverts!” s’exclame cet opérateur. Devra-t-on pour autant réguler ou freiner les investissements pour garantir la rentabilité de l’économie existante? “Personne n’est en mesure de quantifier la capacité optimale de Marrakech, comme personne ne peut dire que les futurs investissements ne draineront pas du potentiel”, répondra le wali de la ville, Mohamed Hassad. Le ministre du Tourisme, Adil Douiri, n’en pensera pas moins, mais laissera les portes ouvertes. “Il faudra observer d’abord les développements et réagir ensuite”.“Le tourisme s’appuie désormais sur la volonté politique exprimée au plus haut niveau de l’Etat pour qu’il devienne le pilier du développement de l’économie”, rappellent les rédacteurs.  Plusieurs pays l’ont fait, à commencer par le voisin espagnol. Idem pour la Turquie, loin derrière le Maroc, au début des années 80, mais qui s’est dotée en peu de temps de plusieurs stations balnéaires et aujourd’hui, brigue à l’avenir 50 millions de touristes.A Marrakech, les opérateurs ont bon gré mal gré réussi à adopter des positions communes sur les obstacles au développement du secteur. En attendant Ouarzazate… bien sûr!De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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