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Régions

Tanger sous le spectre du stress hydrique

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5866 Le 16/10/2020 | Partager
Les réserves de la ville sous la barre des 20%
Comme à Agadir, les coupures pourraient devenir la règle en cas de retard des pluies

Vivement la pluie. En cas de retard ou de faiblesse des précipitations, la ville de Tanger pourrait renouer avec les coupures d’eau, vingt ans après. En effet, les retenues des barrages alimentant la préfecture de Tanger ont de quoi inquiéter.

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Les débits des points d’eau alimentant les barrages de la région ont souffert de la faible pluviométrie des années précédentes et de l’augmentation de la demande à Tanger (Ph. Adam)

Selon un rapport du département de l’Eau relevant du ministère de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, les retenues hydrauliques enregistrées jusqu’au 12 octobre 2020 représentent 61,21% du taux de remplissage des barrages au niveau de la région, soit 1.246,86 millions de m3, contre 718,3 millions de m3 (57,60%) durant la même période de l’an dernier.

Pris indépendamment, les scores des différentes villes varient de manière drastique avec Tanger en lanterne rouge. Au niveau du barrage 9 avril, principal point d’alimentation de la capitale du détroit, les retenues actuelles (au 12/10/2020) ont atteint 74,7 millions de m3, soit un peu moins du sixième du volume global et loin des 27% enregistrés l’an dernier, à la même période.

Le barrage Ibn Battouta, lui, ne fait pas mieux avec 3,7 millions de m3,  soit 12,6%, moitié mieux que l’année précédente. Les débits des points d’eau alimentant les barrages de la préfecture de Tanger ont souffert de la faible pluviométrie des années précédentes et de l’augmentation de la demande à Tanger.

Au niveau de la province de Fahs-Anjra, la situation est un peu meilleure. Les réserves du barrage Tanger-Méditerranée ont atteint 12,7 millions de m3 (au 12/10/2020)  soit 57,9% contre 65,5% l’an dernier, alors que pour le barrage Moulay El Hassan Ben El Mahdi elles sont de 17,9 millions de m3, soit 62,1% contre 65,3%.

Au niveau de la province de Tétouan, la situation s’est nettement améliorée par rapport aux années précédentes. Au 12 octobre 2020, les réserves en eau du barrage Charif Al Idrissi ont atteint 86,92 millions de m3 (71,5%) contre 33,4 millions de m3 (27,4%) à la même période en 2019 tandis que les réserves du barrage Nakhla à Tétouan ont atteint 2,5 millions de m3 (59,3%) et 26,9 millions de m3 au barrage Smir, soit 69,2%.

Tétouan revient de loin. La ville de la Colombe blanche avait en effet vécu plusieurs mois avec des rationnements en eau, suite au retard de l’entrée en service du barrage Oued Martil en 2016. La retenue des ouvrages alimentant la ville était passée sous la barre des 10% à près de 7 millions de m3, un volume qui était loin de satisfaire ses besoins qui atteignent les 38 millions de mètres cubes par an.

Tanger a vécu le même schéma il y a 23 ans avec le retard dans l’entrée en service du barrage du 9 Avril, obligeant la ville à souffrir des coupures d’eau de plusieurs heures par jour. La pénurie avait atteint un tel niveau que des bateaux alimentaient les réservoirs en eau de la ville, passés au rouge.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

 

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